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Vous connaissez la blague de la chaise ? • Maiko Kinuta
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MessageSujet: Vous connaissez la blague de la chaise ? • Maiko Kinuta Jeu 29 Déc 2016 - 0:18

Maiko Kinuta
Feat Kagura Yato (Gintama)
Rien de flatteur ¤ 600 et des cacahuètes ¤ Tanuki ¤ WGFP ¤ Pansexuel ¤ Célib. Tu veux mon 06 ?

Carte d'Identité
Pour aller plus loin
Situation

Métier : Parasite. C'est un métier comme un autre. Sert aussi d'animal de compagnie à Yamiko et fait le sale taff à sa place.
Placement Social : Plutôt haut grâce à une certaine personne.
Résidence : Squatte dans la villa de Yamiko.
Cité de Naissance : Un truc qu'on appelait le Japon.


Qu'en Pensez-vous

Androïdes : Quand ils auront un sens de l'humour, je les considérerais un peu plus. Et vous savez quelle est la différence entre un robot et une sauce bolognaise ? Aucune, ils sont tous les deux aux tomates. Automate. Ahah. Enfin bon, j'ai rien contre eux, il faut pas croire. Du moment qu'ils ne viennent pas m'emmerder.
Amplifiés : Un croisement bizarre. Enfin, je dis rien, je suis aussi un croisement bizarre ... On dirait que les humains essayent de ressembler aux bestioles surnaturelles. C'est triste, les humains n'ont pas besoin de tricher pour être intéressants. Idem, du moment, qu'ils ne me cherchent pas des noises. Je me demande si y'en a qui se sont fait monter une kékett-- okey, on me fait signe de m'arrêter.
Surnaturelle : Coucou, c'est moi ! Y'a du bon et du moins bon, comme partout. De la à prôner leur supériorité par rapport aux autres races ... Nop. On est comme tout le monde.


Derrière l'écran

Voir May Novera :3

Physique


Mais, de qui on parle au juste ? De Maiko Kinuta ? Ou de Meiko Kitanu ? A moins vous ne vouliez parler de Valéry Naukti ? Tous ces noms sonnent comme s'ils appartenaient à des personnes différentes, n'est-ce pas ? Et pourtant, il s'agit bien de la même petite créature en dessous de ces déguisements. Parler du physique de notre tanuki est un sujet particulièrement casse gueule : il peut tout être. Tout. De la bouilloire au coussin, en passant par le lion, la souris ou encore un humain. Rien ne lui est inaccessible. Passé maître dans l'art du déguisement, il est en vérité rare de le voir sous son vrai jour.

Sous son costume, la sympathique bestiole ressemble à n'importe lequel de ces congénères à la différence près qu'il fait parti des rares femelles de sa race. Oui, depuis le début de ce récit, nous parlons d'un tanuki. Toutefois, ce dernier est bel et bien une femelle. A vrai dire, ce détail n'a pas vraiment de sens pour elle étant donné qu'elle peut changer de sexe comme elle le désire suivant l'apparence qu'elle emprunte ; elle-même commence à s'y perdre parfois. Maintenant que vous êtes prévenu quant à l'anarchie future au sujet des pronoms, n'y prêtez pas trop intention. Pour l'heure, contentons-nous d'un elle afin de ne pas vous perdre dès le départ.

Donc, mademoiselle ressemble grosso modo à un espèce de blaireau raton-laveur bipède. Et voilà. C'est tout ce qu'il y a à savoir à propos de cette forme. Facile n'est-ce pas ? Rien ne la distingue des autres de sa race. Tout comme eux, elle possède des petites oreilles marrons et des yeux cerclés de la même couleur comme si elle portait un masque de super héros. Sa longue queue, semblable à un plumeau rigide, est rayée du ton le plus foncé de sa robe brune. Son ventre est blanc crémeux tandis que ses pattes arborent la même couleur que ses oreilles. Notez que ses pattes avant lui servent de mains griffues et qu'elle peut parfaitement saisir des objets avec, comme un être humain. Sa taille n'est pas très imposante parmi les siens ; elle doit atteindre un bon mètre lorsqu'elle se redresse complètement. Bref, rien de très palpitant.

Là où notre tanuki s'illustre, c'est par le choix de ses apparences d'emprunt. Soyons clairs, vous ne le verrez jamais sous son vrai jour, à moins d'un sérieux problème qui l'empêche d'endosser un autre costume. Si la bestiole peut aisément se grimer en ce qu'elle veut, elle possède actuellement trois apparences de prédilection à Néo-Génésis. Lorsque la situation nécessite de l'improvisation, elle peut aisément s'en concevoir une nouvelle. Sinon, elle retourne le plus souvent aux apparences que nous allons citer ici.

La première et la plus courante, celle que le tanuki utilise quotidiennement, est celle d'une asiatique adolescente. On lui donnerait entre la quinzaine et la vingtaine. Assez petite du haut de son mètre soixante-cinq, la demoiselle est extrêmement svelte de sorte qu'elle n'a quasiment aucune forme. La poitrine, il faut la chercher attentivement pour la déceler. Idem pour le postérieur. Maiko est toute menue, ce qui en fait une apparence très peu énergivore. Sa peau est blanche, comme celle d'une poupée, ce qui contraste merveilleusement avec ses deux grands yeux bleus foncés. Toujours un sourire aux lèvres, Maiko possède des cheveux courts couleur corail qu'elle coiffe généralement en deux macarons de chaque côté de son crâne. Ces derniers sont recouverts chacun d'une coque noire avec des motifs dorés ornés d'un pompon mauve. Etant donné que le tanuki craint les gros coups de fatigue surprise, ils servent surtout à planquer la misère lorsque des oreilles poilues décident de sortir à l'improviste. Oui, c'est super mignon, des petites oreilles. Non, ce n'est pas super discret. Du coup, ces coques lui permettent d'éviter les incidents gênants provisoirement ; on n'est jamais trop prudent. Une frange vient recouvrir son front tandis que son visage est encadré par deux mèches légèrement plus longues.

Niveau fringue, Maiko porte généralement du rouge. Mis à part cette particularité qui revient régulièrement, elle porte tout et n'importe quoi suivant les circonstances. Généralement, elle privilégie tout de même les tenues pratiques qui lui permettent de courir rapidement quand elle fait une connerie. D'ailleurs, ses chaussures varient entre ballerines et baskets dans ce même but.

Evidemment, l'apparence de Maiko n'est pas toujours pratique. Vu qu'elle passe pour beaucoup plus jeune que son âge - même si ses papiers officiels d'identité lui donnent dix-huit ans -, toutes les entrées ne lui sont pas ouvertes. Quand il faut faire preuve de séduction ou, tout simplement, lorsqu'elle doit paraître plus vieille, Maiko devient Meiko, une jeune femme dans la force de l'âge plantureuse à souhait. Elle gagne ainsi une dizaine de centimètres, une silhouette magnifiquement définie en huit et une paire de nibards à faire pâlir certaines gonzesses refaites. Tout est fait chez Meiko pour être bien proportionné, c'est-à-dire musclé mais pas trop, juste ce qu'il faut là où il le faut. Sinon, Meiko n'est qu'une version améliorée de Maiko. Ses cheveux s'allongent de manière significative, lui descendant jusqu'aux reins. Sur ces deux coques cache misère, elle ne garde que celle de droite ; garder les deux aurait fait trop petite fille mais, étant donné qu'en général, c'est l'oreille droite qui se manifeste quand elle manque de jus, elle consent à conserver celle-là.

Ses vêtements changent aussi : bye bye le pratique et bonjour le chic. Meiko porte généralement des robes moulantes de femme et tout autre vêtement qui la mette en valeur. Tout est un poil plus classe chez Meiko sans pour autant verser dans l'excès ; elle ne voudrait pas paraître inaccessible. Elle troque également ses chaussures pratiques contre des talons sous toutes leurs formes, bottes ou escarpins. Bref, Meiko, c'est l'atout charme de la maison.

Enfin, parfois, être une femme n'apporte que des désavantages, auquel cas, Maiko devient Valéry. Autant ses formes féminines peuvent en général être liées, autant ses formes masculines sont hétéroclites. Valéry est un jeune homme fait pour être élégant. Son look est savamment étudié dans ce but. De corpulence et taille normales, Valéry ne se distingue en rien de ces semblables. C'est monsieur tout le monde. Néanmoins, il est doté de deux yeux verts émeraudes perçants lui conférant quelque chose de presque animal voire de déstabilisant. Ses cheveux sont bruns mi-longs, légèrement bouclés à leur extrémité. Ils sont généralement recouverts d'un borsalino noir orné de divers accessoires suivant sa tenue du jour. Bon, vous commencez à comprendre pourquoi le tanuki se couvre la tête n'est-ce pas ? Notez que s'il s'agit d'une constante pour ses apparences usuelles, ses apparences kleenex ne sont pas dotés forcément d'un couvre-chef.

Ses tenues sont classes : chemises, costumes cintrés ... Vous ne le verrez jamais en jogging, sauf pour faire du sport. Il peut parfois prendre un style plus décontracté, mais, même dans cette hypothèse, le mot classe sera de rigueur. Valéry est fait pour séduire, pas de la même manière que Meiko. Vu qu'il fréquente les gens de la haute à cause de Yamiko, vous pouvez aisément comprendre pourquoi il a fait ces choix plutôt que de se la jouer clodo du coin.

Quoiqu'il en soit, gardez à l'esprit que si Maiko affectionne ces déguisements-ci, elle peut prendre la forme qu'elle veut, du petit gamin à la brute musclée. Méfiez-vous des apparences.



Caractère

Maiko, elle est relax, elle se prend pas la tête. Non, mais quand elle voit les autres zouzous là, tout stressés, à courir partout avec leurs attachés-caisses, elle a juste envie de se taper une bonne barre. La demoiselle vient d'une époque où tout était simple. La nature lui fournissait ce dont elle avait besoin pour se sustenter, l'humanité lui offrait de beaux fou-rires. Elle trouvait l'hospitalité partout où elle frappait. Maintenant, essayez de sonner chez quelqu'un un soir pour demander un lit en tant qu'humble voyageur. Vous risquez surtout de vous retrouver avec les flics sur le dos. Ces temps anciens manquent au yokai qui a contemplé l'évolution chaotique de la société avec impuissance. Nostalgique voire mélancolique à l'occasion, il n'est pas rare de voir briller dans ses yeux une pointe d'excitation lorsqu'elle aborde sa vie au Japon. Elle n'aspire qu'à une chose : retrouver sa tranquillité d'antan.

Elle préfère ce qui est simple, et, par conséquent il ne lui faut pas grand chose pour être heureuse. Les gens se battent dans cette stupide métropole pour avoir une haute place dans la société. Et tout ça dans quel but ? L'argent ? De simples chiffres sur un compte en banque. Certes, les sous, ça peut être utile de temps en temps. Mais Maiko n'en fait pas une priorité. Elle privilégie le contact et les relations au confort matériel. Du moment qu'elle s'amuse, elle se fiche bien de  dormir dans un carton ou d'élire domicile dans une benne à ordures sous la forme d'un chat miteux. Bon, après elle ne va pas non plus être hypocrite et vous mentir en vous disant que ce ne serait pas déplaisant comme expérience.

De quoi a-t-elle besoin dans ce cas pour être heureuse ? Pas grand chose. Il faut simplement la laisser s'amuser. Maiko, au fond, c'est une grosse gamine. Ses réactions peuvent donc être assez excessives voire puériles. Ne vous étonnez pas si, lorsqu'elle manque d'arguments, elle termine par vous tirer la langue avant de partir en courant. Elle peut également se mettre à bouder en gonflant ses joues comme un hamster pour des broutilles, juste parce qu'elle n'est pas contente. Parallèlement, son côté enfant en fait d'elle une bonne vivante qui profite de la vie et de tout ce que celle-ci peut offrir. Elle apprécie particulièrement les bonnes blagues, surtout les jeux de mots, et jouer des tours aux humains. Capable de sortir une vieille vanne carambar au moment les plus sérieux, Maiko dispose également d'un solide sens de l'autodérision si bien que si elle apprécie se foutre de la tronche des autres, elle sait se moquer d'elle-même avec facilité. Elle ne se prend pas elle-même au sérieux, ce qui peut donner le sentiment qu'elle est assez désinvolte au point de paraître sans gène. Comment ? Respecter ton espace personnel ? Ahah. Maiko est un envahisseur. Un peu comme une espèce endémique ; elle colonise votre espace en quelques secondes jusqu'à l'indécence. Son humour descend assez facilement en dessous de la ceinture.

Toutefois, si Maiko peut faire penser à une gamine, elle ne possède pas leur innocence, bien au contraire. La petite bestiole est une menteuse invétérée qui oscille entre franchise désarmante et hypocrisie la plus pure. Le problème, c'est qu'elle est une très bonne menteuse, du style à pouvoir se lancer dans la politique si l'envie lui en prenait. Réfléchissez deux secondes : le tanuki se déguise en tout et n'importe quoi. Conséquemment, il lui faut un certain talent pour que l'imposture soit démasquée. De ce fait, Maiko s'avère être une actrice hors pair. Elle considère ses transformations entre ses différents personnages comme des rôles qu'elle endosserait. Pour elle, le monde n'est qu'une vaste scène où elle se produit, incarnant différent personnage suivant ses envies. Maiko aime donc donner du relief à ses personnages, s'amusant à les perfectionner en leur donnant des traits de caractère, des goûts à l'encontre des siens, une vie à part entière ... Très douée pour l'improvisation, vous aurez du mal à la coincer, sauf si vous repérez des incohérences dans ses salades. Après tout, Maiko a beau être douée pour jouer la comédie, elle peut perdre le contrôle sur ses mensonges à force de les complexifier. Il peut lui arriver de se paumer dans les ramifications qu'elle a elle-même inventé à ses mensonges. Sinon, en véritable caméléon, elle sait s'adapter avec facilité aux différentes situations.

En fait, en étant constamment enfermée dans un rôle, il est parfois difficile de savoir ce qu'elle pense réellement, même lorsqu'elle se contente d'être Maiko. Paradoxalement, elle a beau avoir une grande gueule, elle est assez secrète. Nul ne connaît ses véritables desseins. En bon électron libre, Maiko fait ce qu'il lui plaît quand elle en a envie quoique ses choix peuvent laisser perplexe. On ne comprend pas trop ce qu'elle cherche. Au fond, peut-être qu'elle désire juste vivre en paix, ce qui expliquerait pourquoi elle se reconnaît plutôt dans le profil des partisans de Saint-Gabriel. Dès que quelque chose vient contrecarrer sa tranquillité, Maiko le classe dans la catégorie trucs dont il faut s'éloigner. La conciliation entre son désir de vivre en paix, pépère, loin de l'agitation et son envie de contact avec les humains s'avère en pratique complexe. Le tanuki est un animal profondément sociable ; elle a beau jouer les solitaires n'ayant ni maître ni maison, elle a besoin de contact avec le monde. Par contre, on peut lui concéder le fait qu'elle est solitaire dans le sens d'indépendante. Les contraintes, les ordres, la hiérarchie, tout ça, tout ça, elle n'en veut pas. Elle fait ce qu'elle désire. Si elle s'aliène d'une quelconque manière, ce sera toujours de son plein gré et temporaire, ce qui rend d'autant plus étonnant sa subordination à Yamiko. Maiko a ses raisons que la raison ignore. Son obéissance n'est jamais complètement garantie de toute façon, même lorsque derrière elle risque des représailles.

La demoiselle est rusée comme les renards qu'elle déteste tant, lui permettant de se sortir de situations à priori inextricables. Elle n'est pas très intelligente, par contre, elle est extrêmement futée. Il est tentant de sous-estimer cette petite fille d'apparence qui a l'air de se foutre de tout et de tout le monde. Mais, de vous à moi, ne placez jamais votre confiance en elle ; elle est capable d'imaginer au moins une dizaine de manière de vous entuber en l'espace de deux minutes. Observatrice, elle note soigneusement dans un coin de sa tête les faiblesses de ses adversaires. Lorsqu'elle rentre dans une salle, elle fait toujours attention aux petits détails, qui discute avec qui, comment sont-ils habillés, quels sont les mots qu'elle peut entendre ... Il en découle que Maiko est un poil curieuse et qu'elle adore mettre sa truffe aux endroits où elle ne devrait pas. Elle fouine dans la vie de ses connaissances sans scrupules, se délectant des petits ragots et des épisodes de la vie sentimentale chaotique de Yamiko - une feuilleton passionnant, à faire pleurer les ménagères.

Avec tout ceci, vous vous dîtes que Maiko aurait facilement pu devenir une espionne de haut rang. Eh bien, pas vraiment. Déjà, la polymorphe est extrêmement peureuse, du style à prendre ses jambes à son cou dès qu'un bruit un peu trop fort résonne à ses oreilles sensibles. Elle n'a jamais pu regarder un film d'horreur en entier. Les orages l'empêchent de dormir, elle qui a pourtant tant besoin de sommeil, de sorte qu'elle va toquer à la chambre de ceux l'hébergeant systématiquement pour demander de dormir avec eux. Par dessus tout, elle a la phobie des chiens et de la race canine en général. En tant que raton-laveur, des meutes de chiens l'ont déjà pris en chasse dans sa prime jeunesse et elle en a retiré une phobie qu'elle peine à refouler. En six siècles, elle est certes parvenue à refréner son envie de fuir devant un chihuahua, parvenant à tolérer leur présence à un mètre d'elle. Par contre, dès qu'ils s'approchent un peu trop près d'elle ou qu'ils insistent un peu trop, pouf ! Vous verrez subitement un raton-laveur décamper comme s'il avait le diable à ses trousses, au détriment de toute prudence.

De plus, Maiko est probablement trop gentille pour réellement être redoutable. Elle n'aime pas faire du mal aux gens ; son humour particuliers n'est jamais conçu pour se faire au détriment des autres. Certes, elle a déjà arnaqué pas mal de monde. Mais, dans sa tête, ce n'est jamais méchant parce qu'elle reste un poil raisonnable. Elle aurait pu provoquer la ruine de plus d'un marchand à l'époque, transformant les feuilles des arbres en billets plus vrais que nature. Elle aurait pu provoquer des drames familiaux en se transformant en maîtresse ou en amant. Tout ceci n'est cependant pas très rigolo à ses yeux. Si dans sa jeunesse il pouvait lui arriver d'aboutir à ce genre de résultat déplaisant, elle a appris au fil des siècles à ne plus causer ce genre de dégâts collatéraux. Du moins, pas intentionnellement. Un peu maladroite et distraite sur les bords, elle peut aboutir contre son gré à ce résultat. Heureusement, pour compenser cette tare et rattraper ses bourdes, Maiko est dotée d'une chance insolente. Dans les contes, les gens ont tendance à penser que ce sont les tanukis qui portent chance lorsqu'on les croise. Les tanukis sont chanceux et les humains ne sont affectés qu'indirectement par leur veine naturelle en vérité.  Ce qui aide quand on est dans la mouise, ouais, carrément.

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MessageSujet: Re: Vous connaissez la blague de la chaise ? • Maiko Kinuta Jeu 29 Déc 2016 - 0:21

Suite


Carte d'Identité
Pour aller plus loin
Pouvoirs/Capacités


L'Art du Déguisement

Maiko peut prendre n'importe quelle forme humaine, animale ou un objet quelconque. Elle prend alors toutes les caractéristiques physiques de la forme employée. Elle peut également copier une apparence déjà existante, poussant le mimétisme jusqu'au son de la voix. Son apparence n'est pas une illusion : elle devient ce qu'elle veut devenir entièrement, s'octroyant ainsi les avantages et les inconvénients de sa forme d'emprunt. Elle peut ainsi devenir une montagne de muscles si ça lui chante, acquérant ainsi sa force physique, ou un lion majestueux capable de découper le quidam avec ses griffes. Toutefois, sa transformation a pour limite certaines contraintes techniques. Par exemple, si elle peut devenir un ordinateur, elle n'en aura que le visu, vous ne pourrez pas l'utiliser en tant que tel.
Elle peut également déguiser autre chose qu'elle-même. Cette fois-ci, la manœuvre ne sera cependant qu'une vulgaire illusion. Maiko peut littéralement faire passer des vessies pour des lanternes. Il lui suffit de toucher l'objet en question en imaginant ce à quoi elle veut qu'il ressemble.

L'Art du Tambour

Maiko peut faire du tambour sur son ventre. Ça sert à rien, mais c'est rigolo en soirée.

L'Art d'être un Animal

En tant que bestiole poilue, Maiko a une ouïe un peu plus sensible que la moyenne et elle voit assez bien dans le noir.


Faiblesses

Avant toute chose, Maiko a toujours besoin d'avoir une feuille sur la tête pour se transformer. Peu importe qu'elle soit séchée, de chêne, de fougère ou de papier toilette du moment qu'il s'agisse d'une feuille. Il faut qu'il y avait un contact avec sa tête pour qu'elle puisse se transformer entièrement.Pour les transformations minimes comme changer sa couleur d'yeux, faire apparaître ses oreilles etc, ne nécessitent toutefois pas ce prérequis.

Les transformations et surtout leur maintient demandent une quantité d'énergie assez importante au tanuki. Plus l'apparence qu'elle prendra sera imposante, plus elle sera énergivore. Maiko peut certes devenir un éléphant ou une brute épaisse si ça lui chante, néanmoins, elle ne pourra pas demeurer longtemps sous cette forme. Lorsqu'elle manque de jus, elle retourne petit à petit dans sa forme d'origine, c'est-à-dire le petit raton-laveur tout mignon. Si, malgré tout, elle tente de se transformer, le résultat sera des plus catastrophiques : malformations, couleurs anarchiques, tic apparaissant de manière incontrôlée, rien de très réjouissant en somme. Son retour au physique de tanuki peut être dix fois plus brutale lorsque Maiko fait face à une douleur intense ou face à sa phobie. Etant cynophobe, la simple vue d'un chien réveille en elle son instinct animal qui lui commande impérieusement de prendre la fuite. S'il la touche de manière un peu trop insistante, Maiko peut perdre toute contenance et redevenir brutalement un simple animal sans qu'il n'y ait aucune transition.Il en va de même en la présence de kitsune, même lorsqu'ils arborent une apparence humaine.

En compensation de son don, le tanuki doit également beaucoup dormir. Genre, beaucoup, une bonne  dizaines d'heures par jour minimum si vous la voulez pleinement opérationnelle sans compter les petites siestes qu'elle peut s'accorder à l'occasion lorsqu'elle n'a rien à faire – ce qui arrive trop rarement à son goût.

Evidemment, Maiko ne peut pas copier l'apparence de quelqu'un qu'elle n'a jamais vu. Sa transformation ne se limitera qu'à ce qu'elle connaît. Si quelqu'un a une cicatrice sur la cuisse, Maiko ne pourra la reproduire que si on lui en a au moins fait une vague description. Dans ce cas-ci, il y a une marge d'erreur non négligeable. De même, au niveau de la voix, son imitation ne sera parfaite que si elle l'a déjà entendu au moins une fois auparavant.

Le camouflage d'un truc en un autre truc a également ses limites. Déjà, il ne s'agit que d'une vulgaire illusion qui s'évapore au bout d'une heure. L'illusion n'a pas vraiment de consistance par le fait ; si l'objet en question aura l'aspect, la texture, l'odeur etc, du modèle de base, il ne le deviendra pas vraiment pour autant. De plus, cette ruse ne fonctionne que pour les choses de petite taille, comme un cadre photo, une clé, un magazine ... Jamais elle ne pourra faire passer un char d'assaut pour un poney.

D'une manière générale, elle n'a pas de résistance particlière ; elle est autant vulnérable aux maladies qu'aux coupures avec une feuille de papier.



Histoire


Avec un soupire, Maiko se laissa tomber sur le confortable canapé de sa maîtresse. La demoiselle s'étira de tout son long avant de se rouler en boule, prête à piquer un somme en moins de temps qu'il ne fallait pour le dire. Un bruit désagréable vint toutefois déranger son plan. Bon gré mal gré, Maiko ouvrit l'écran sur sa main pour constater que ladite maîtresse venait de lui envoyer un message urgent. Pendant un moment, elle songea à l'ignorer. Elle n'avait qu'à dire qu'elle n'avait pas entendu le signal ou une autre fadaise du genre et, comme par magie, sieste. L'ennui, c'est que désobéir à Amaterasu pouvait avoir des conséquences fâcheuses. Vraiment, quelle diva celle-là ... Il fallait toujours accomplir ses quatre volontés comme si elle était la déesse du Soleil ! Ah oui, elle l'était. Mais ce n'était pas une raison pour exploiter ce pauvre tanuki. Pour autant, si Maiko n'hésitait pas à jouer carte sur table avec Yamiko, notamment en la taquinant à l'occasion, elle ne se risquerait pas à aller l'encontre de sa volonté. Simple question de survie.

Avec un grognement fort peu seyant, elle se redressa pour lire le message. A priori, Yamiko allait être occupée ce soir et elle avait besoin d'un sous-fifre pour s'occuper d'un problème. En l'occurrence, la difficulté en question résidait dans un investisseur frileux dont il fallait dérober les secrets. Pourquoi ? Bonne question. Maiko ne comprenait rien à la finance, ne lui demandez pas. Quand il fallait du pognon, à l'époque, elle se contentait de prendre quelques feuilles sur les arbres et de les faire passer pour des billets. Maintenant, avec les écrans, c'était plus compliqué. Sauf quand on vivait au crochet d'une riche. On appelait ça être malin. Mais le vieux tanuki regrettait parfois les temps anciens où tout était si simple.

A l'époque, lorsqu'elle était née, le Japon était un pays magnifique, enchanteur pour un jeune tanuki avide de découvrir le monde humain. Tout petite déjà, Maiko se souvenait de la facilité des relations. En quelques années, elle maîtrisait déjà l'art de la transformation tandis que ses parents lui laissèrent son autonomie, comme il était de coutume chez les tanukis. Ah la jeunesse ... Combien de coups foireux avait-elle jouer aux Hommes ? Combien en avait-elle arnaqué, toujours sans méchanceté, simplement pour s'amuser ? On ne se prenait pas la tête dans le temps avec toutes ces histoires d'amplifiés, de mutants et tout le tutti quanti. On se contentait de boire du saké à regarder les humains faire leurs trucs, en se moquant d'eux à l'occasion.

Bien. Piquer quelques feuilles de choux sur un bureau, ce serait facile. Maiko répondit par un Ok, mon rayon de soleil =D puis réfléchit rapidement à la manière la plus rapide de parvenir à ses fins. Maintenant, jouer des tours aux gens était son métier. En un sens, c'était chouette de travailler de ce qui vous plaisait. Mais les tours que Maiko était contrainte de jouer étaient rarement amusants. Souvent, ils étaient même méchants. Cela ne l'empêchait pas de joindre l'utile à l'agréable en se permettant quelques extravagances lors de ses missions.

Décidée, Maiko se leva d'un bond. Un mec blindé dans un bar pour mecs blindés, trop facile de finir chez lui. Elle tritura dans ses poches jusqu'à que ses doigts rencontrent une feuille d'arbre. Elle la posa sur sa tête et ferma les yeux. En l'espace de quelques secondes, la Maiko petit fille gagna quelques années ainsi qu'une bonne paire de seins, de quoi faire airbag en cas de besoin. Ses cheveux s'allongèrent également de quelques centimètres ; les types riches aimaient bien les poupées. Maintenant qu'elle pouvait facilement racoler dans la rue en tant que Meiko, elle se dirigea vers le dressing de Yamiko. Bah quoi ? Son boss pouvait bien participer. Elle attrapa une robe blanche de créateur, finement brodée et, plus intéressant, fendue et dotée d'un décolleté convenable sans être outrancier. Une paire de talons, quelques bijoux et parfait, elle était prête  à tourner dans un film pour adulte version proutprout jemelapète. Avec un gloussement en jouant les modèles devant le grand miroir, elle attrapa une pochette puis sortie en direction du fameux bar où elle trouverait l'individu en question.

La nuit commençait peu à peu à tomber sur les rues de Néo-Génésis. Evidemment, Yamiko avait décidé de construire son palais le plus loin possible de la civilisation, histoire de bien compliquer les trajet. Maiko appela un taxi. Elle se hissa dedans et laissa le paysage urbain défiler devant ses yeux, absente.

La voiture la déposa devant le fameux bar branché. Un vigile gardait l'entrée farouchement, probablement un androïde vu son expression ... Ou plutôt son absence d'expression. De toute façon, Maiko savait qu'elle n'aurait pas de problème pour entrer : du moment qu'elle avait un joli minois et qu'elle semblait avoir le compte en banque rempli, on n'allait pas la renvoyer chez elle. Elle fit la queue puis, lorsque vint son tour, comme prévu, on la laissa pénétrer dans l'enceinte.

L'ambiance tamisée à l'intérieur transpirait l'argent de tous les côtés. Des pingouins en costume picolaient leurs bouteilles hors de prix tandis qu'un orchestre jouait une petite musique d'ambiance pas dégueulasse. Meh. Ne vous méprenez pas, ça restait chiant. Elle s'ennuyait déjà alors qu'elle venait à peine d'entrer. Elle repéra rapidement le type en question grâce à la photo que Yamiko lui avait envoyée. Ce dernier était déjà en bonne compagnie, notamment deux autres gars qui discutaient gaiement avec lui autour d'une bouteille de champagne. Meiko s'assit au comptoir en gardant un œil sur eux. Pour agir, il lui fallait une fenêtre de tir, elle ne pouvait pas squatter leur table tranquillou, ce serait trop suspect. Elle passerait à l'action plus tard dans la soirée, quand il aurait déjà quelques grammes dans le sang. Il aurait alors plus de mal à discerner le vrai du faux.

Le barman arriva vers elle et lui demanda ce qu'elle désirait consommer. Du tac-au-tac, elle lui répondit qu'elle voulait du saké. Le type eut l'air un peu déboussolé par la demande avant d'opiner du chef. Pile à cet instant, un nouveau venu s'installa à la chaise à côté.

« Laissez, je vous invite. Marrant votre commande, vous venez de Seishin ? »
« Oui. »

Et mince, c'était pas le bon. Si elle avait eu de la chance, ce lourdingue aurait été sa cible. Malheureusement, on n'était pas dans un roman où les choses tombaient toujours au bon endroit au bon moment ; elle allait devoir composer avec. Ce qui signifiait écouter son blabla inintéressant, aussi.

« J'ai toujours voulu aller là-bas, leur culture est captivante. Quel est votre nom ? »
« Oh, vous savez, elle n'est plus ce qu'elle était ... Meiko Kitanu, de la SAK&. »

Même si cette apparence n'était qu'un kleenex, Meiko ne pouvait se résoudre à abandonner son prénom, à une lettre près. Toute ses identités factices faisaient en vérité référence à de vrais individus qu'elle avait rencontré au cours de ses pérégrinations et qu'ils l'avaient particulièrement marquée.

La vraie Maiko était une petite fille qui ressemblait très fortement à la forme stationnaire du tanuki. Lorsqu'il l'avait rencontrée pour la première fois, le tanuki n'était qu'un jeune avide de découvrir le monde des humains ... Et de leur jouer des tours. Maiko débattait farouchement avec ses copains au sujet de l'existence d'un kistune dans la forêt. Personne ne la croyait et pourtant, elle continuait de soutenir mordicus qu'un être fantastique s'y trouvait. Forcément, notre tanuki farceur qui, à l'époque, était un écervelé, avait vu en cette occasion de quoi s'amuser un peu. Quand Maiko entrait chez elle, il prit l'apparence d'une jeune femme magnifique possédant deux queues à l'orée des bois. D'aussi loin, ce n'était qu'une forme indistincte aux yeux de sa victime. Pourtant, l'apparition eut l'effet escompté ; la petite fille sursauta avant de partir excitée vers sa maison.

Dès lors, elle se mit à arpenter les bois avec ardeur durant son temps libre, à la recherche de la moindre piste, du moindre poil susceptible de trahir la présence d'un être fabuleux sous le regard hilare du tanuki. Il était forcé de constater que la fillette faisait preuve d'une obstination extraordinaire à la limite de l'obsession. Étonné de l'acharnement de sa victime, le tanuki prit un jour la forme d'un petit garçon de son invention puis s'approcha de Maiko. Rapidement, il se lia d'amitié avec elle ; Maiko était très mature pour son âge. Elle avait une vision des choses au sujet des yokais qui passionna le tanuki. Les parents du yokai question lui avaient toujours raconté que les humains ne cherchaient à démontrer leur existence que pour les exploiter ou les annihiler. Les humains ne supportaient pas la différence ; ils verraient forcément en ces créatures des êtres nuisibles à leur race à cause de leurs pouvoirs magiques. C'est pourquoi il fallait être prudent en usant du grand Art ; s'il était conseillé de se mêler à eux, il ne fallait en aucun cas leur dévoiler sa véritable nature.

Pour Maiko, les yokais ne devaient pas être utilisés pour leurs pouvoirs. Ils n'étaient pas non plus effrayants. Au contraire, elle voulait prouver leur existence pour qu'ils n'aient plus à se cacher, pour les comprendre. Tout ce blabla entrait en contradiction complète avec ce qu'on avait appris au tanuki. Néanmoins, il mourait d'envie de la croire. Parce qu'elle était gentille. Et terriblement intéressante. Trop même. Pendant un mois tout entier, il resta à ses côtés, se faisant passer pour son ami de sorte qu'il s'attacha à elle.  

Entre temps, Maiko n'avait pas abandonné ses recherches dans les bois quand bien même le tanuki, prit de remords de lui donner de faux espoirs, tentait de lui faire comprendre subtilement qu'elle avait peut-être été trompée. Et puis, un jour, elle ne rentra pas. Inquiet puisqu'elle ne vint pas à leur rendez-vous journalier, l'animal partit à sa recherche dans les bois. Il retrouva son corps inerte au pied d'une butte. Visiblement, Maiko avait fait une mauvaise chute lors de son expédition et s'était brisée la nuque sur des rochers en contrebas. Le tanuki reprit alors sa forme animale et se blottit contre elle en pleurant. Maiko était son amie. Avec elle, il avait discuté de tout et de rien, il avait parfait son apprentissage au sujet du monde des humains, il avait fait les quatre cents coups. Indirectement, il se sentit coupable ; c'était de sa faute si Maiko avait persister dans son exploration, à cause de ce qu'il pensait être une blague.

Ce fut la première leçon du tanuki : les blagues les plus courtes sont les meilleurs. En son honneur, il prit son apparence et son prénom afin de se souvenir à jamais qu'il ne fallait pas faire n'importe quoi au contact des humains.

Sur ces charmants souvenirs, Meiko sourit à l'importun qui la saoulait par ses platitudes.

« Vous avez déjà entendu la blague du chauffeur de bus ? »
« Euh. Non. Je ne crois pas. » répondit l'inconnu, un peu déboussolé par la soudaineté de la question.
« Moi non plus, j'étais au fond. »

Et Maiko partit dans un fou rire monumental, laissant son interlocuteur en plan après avoir englouti d'une traite son petit verre de saké. Elle rit encore pendant quelques minutes avant de se diriger nonchalamment vers la table de la cible. Cette dernière la repéra rapidement – il faut avouer que sa couleur de cheveux ne participait pas à sa discrétion -, puis leva un sourcil en interrompant sa conversation avec ses associés.

« Au moins, certains ont l'air de s'amuser ici. » constata-t-il en adressant un sourire amical à Maiko.
« Il faut bien. On s'ennuierait sinon, vous ne pensez pas ? »
« Et pourquoi ne pas venir partager avec nous ce qui vous fait tant rire ? »
« Avec plaisir. »

Même si ce n'était pas la cible qui venait de proposer, Meiko sauta sur l'occasion immédiatement. Elle s'installa à côté de lui, se rapprochant suffisamment sans que cela puisse être considéré comme inconvenant.

*

Arrivée devant l'imposante maison de l'entrepreneur, Meiko réfléchit à la suite de l'opération. Pendant tout le trajet, elle avait roucoulé avec l'autre marsouin, histoire d'occuper la route et de ne pas lui faire perdre l'intérêt dans le produit. Ensemble, ils pénétrèrent dans la bâtisse puis il l'invita dans le petit salon. Là-bas, il lui demanda si elle voulait consommer quelque chose. Heureusement qu'elle avait une bonne résistance à l'alcool après six cents ans d'exercice sinon elle sera déjà complètement bourrasse. D'ailleurs, son comparse qui n'avait pas sa compétence en la matière commençait un peu à divaguer. Elle n'avait rien dit toutefois lorsqu'il avait commencé à la peloter dans la voiture et elle-même avait joué le jeu de son côté. Quoiqu'il en soit, elle se contenta de lui répondre qu'elle prendrait la même chose que lui.

Monsieur désirait un whiskey qui se trouvait dans le bar à un mètre d'eux. Il se leva, manqua de se casser la figure en beauté ce qui arracha un éclat de rire à Meiko contre son gré. En retenant un fou-rire, elle l'invita à rester assis.

Le rusé tanuki se dirigea vers le bar. Elle ouvrit la trappe en bas et sortit la fameuse bouteille ainsi que deux verres. L'entourloupe arrivait maintenant. Pendant que le gars était distrait par son téléphone, elle sortit un somnifère de son sac. Par un tour de passe-passe, le vilain cachet peu appétissant se changea en glaçon qui allait à merveille avec ses pairs. Fière de sa ruse, Meiko apporta les deux boissons à la cible, jubilant. Une doute existentiel la prit toutefois lorsqu'il fallut tendre la boisson piégé au monsieur. Euh. C'était laquelle, déjà, avec le somnifère ? Ses illusions étaient si réalistes qu'elle même parvenait à se perdre. Après une hésitation et un reniflement discret, elle compta sur son sens animal pour faire la part du vrai et du faux. Finalement, elle en conclut qu'elle n'en savait fichtre rien et tenta sa chance en proposant le verre de droite.

La conversation reprit de bon train. Parce qu'on n'est jamais trop prudent, Meiko trempa ses lèvres dans son verre sans pour autant en prendre une gorgée, regardant le gars pendant qu'il siffla son machin d'un trait. Bon. C'est là qu'il devait s'écrouler. Genre, tout de suite maintenant. Immédiatement. S'il vous plaît ? Le gaillard pétait toujours autant la forme. Il posa son verre vide sur le côté. Cachant sa déception, Meiko fit de même. Quelle gourde, elle avait dû inverser les deux verres. Bon, show must go on, elle n'allait pas se laisser déstabiliser par ses propres conneries.

Elle le poussa sur le canapé pour qu'il s'allonge, sa main effleurant à peine son torse. Lascivement, elle se mit à quatre pattes par dessus lui. On appelait ça gagner du temps comme on pouvait. Elle sentit une main avide remonter le long de sa cuisse dénudée. A cet instant, elle envisagea la possibilité de lui mettre un coup de boule. Ce serait efficace pour l'assommer, non ? Il suffisait de bien viser. Sur cet ébauche de plan B bancal, la main qui la tripotait avec vigueur à un endroit gênant tomba comme une pierre. Sa cible venait de sombrer dans un profond sommeil. Meiko leva les bras en se laissant tomber sur le dos dans un cri triomphal.

« Je le savais putain ! Je le savais ! »

Elle rigola toute seule pendant cinq bonnes minutes. Leçon numéro quatre du tanuki qu'un certain Derren lui avait appris : parfois, on ne peut compter que sur sa chance. Là, maintenant elle était assurée que tout ce dont il se rappellerait de cette soirée serait un vilain mal de crâne le lendemain matin. Remarquez, ça ne l'aurait pas gênée outre mesure d'avoir à coucher pour accomplir son objectif, il n'était pas vilain. Elle trouvait simplement cette méthode plus rapide que de devoir le fatiguer à l'ancienne.

Fière de sa victoire sur le hasard, elle se leva d'un bond. Ah, euh, oui, l'objectif. Il ne fallait pas qu'elle se laisse distraire. Après quelques recherches dans la propriété silencieuse, elle atterrit dans le bureau de l'homme. Elle pianota sur le clavier à la recherche des fichiers susceptibles d'intéresser Yamiko. Rien n'était protégé par un mot de passe. Pourquoi aurait-il prit cette peine alors qu'il vivait seul ? Par contre, Meiko était prête à parier qu'en son absence, il était impossible d'entrer par effraction dans la maison sans que le quartier soit illuminé comme un sapin de Noël. Finalement, elle mit la main sur des dossiers incompréhensibles qui plairaient probablement à Yamiko. Elle transféra le tout directement à sa patronne. En quelques minutes, l'affaire était pliée. Il ne lui suffisait plus qu'à s'éclipser.

Dans le bureau se trouvait une fougère dans un pot qui se voulait moderne. Le tanuki arracha une feuille qu'elle posa sur son front. La jeune femme laissa peu à peu place à un chat tigré, un bâtard à l'oreille déchirée. Le félin trottina paisiblement vers la sortie, satisfait. Il avait repéré une chatière sur la porte d'entrée, démontrant que sa victime devait également posséder des compagnons quadrupèdes comme toute personne de bon goût. Il se faufila par la sortie avant de se glisser dans les buissons qui formaient une haie. Quelques instants plus tard, un jeune homme en costar en émergea. Valéry épousseta ses vêtements et rajusta son borsalino avant de tranquillement s'éloigner du théâtre des opérations en sifflotant. On appelait ça une affaire rondement menée.

Valéry appela un nouveau taxi afin de retourner au bercail. Il prit soin de s'éloigner du lieu de crime préalablement pour que son chauffeur ne se pose pas trop de questions. Au bout d'un quart d'heure, sa voiture s'avança. Il se hissa à l'arrière et s'installa confortablement sur la banquette pour une sieste méritée. En regardant son reflet dans la vitre, bizarrement, il se souvint de Valéry Wells, le jeune homme à la grande gueule qui s'estimait plus malin que l'humanité toute entière. Pourtant il l'avait touché, cet abruti.

Néo-Génésis venait tout juste d'être bâti lorsque Maiko avait quitté Seishin. Elle ne se retrouvait plus dans le modèle de l'archipel et il lui était rapidement apparu que quitter l'ancien Japon était la meilleure option. Au moins, l'île lui avait offert un havre de paix relatif pendant le règne de Lucifer. Ah ouais, cette période avait pas été la plus facile. La leçon numéro du tanuki, inspirée par Yukina (quand ça craint, on fuit et on se planque) avait démontré toute son utilité. Durant toutes ces années de guerre, Maiko s'était cachée comme une lâche, priant les kamis avec ardeur. Déjà que chaque jour, elle remerciait les kamis de lui avoir offert son don, ses prières se firent de plus en plus longues. Une bien triste époque avc l'utilisation de l'arme atomique ... Mais qu'aurait pu changer un raton-laveur d'un mètre ?

Donc, à peine arrivée en ville qu'elle était tombée sur un certain Valéry Wells, un étudiant en droit qui croyait tout savoir mieux que tout le monde. Une proie de choix pour le prédateur qui avait décidé de lui jouer un tour ... Jusqu'à ce qu'il s'aperçoive que cet abruti était attachant à sa manière. Il avait un certaine innocence au fond et il était doué pour les jeux de mot, la manière la plus facile de se mettre Maiko dans la poche.

« Je ne sais pas ce que tu es, lui avait-il avoué une fois, et en fait, je m'en fous. »
« Hum ... J'ai été commerçante dans pleins de domaines différents, infirmière, éleveur, stripteaseuse, comédien, banquier, fonctionnaire, militaire, pompier, policière, mécanicien, avocate, juge une fois aussi, ---»
« Non, ce n'est pas ce que je veux dire. Au fond, ce que tu es. »
« Ce que tu as envie que je sois. »
« Et pourtant, tu prends la plupart du temps le même physique. C'était qui, cette fille pour toi ? »
« Une fille qui me faisait pas chier à poser des tonnes de questions. »
« Très drôle. »

Et puis, elle lui avait avoué qu'elle était un tanuki, au détriment de la leçon numéro trois (big up à Sachiko) : on ne révèle jamais sa nature, même lorsqu'on fait confiance à l'humain en question. Valéry avait ri. Et ce fut la première fois où Maiko - sous les traits de Meiko - se considéra véritablement en couple avec quelqu'un. Au final, Elle en retira la leçon numéro 5 du tanuki, la plus importante de toute qu'elle aurait déjà dû comprendre depuis longtemps : il ne faut jamais s'attacher aux humains, surtout quand on possède une longévité hors du commun. C'était bête et pourtant, elle n'y avait jamais songé. Pourtant, ce fut une des leçons les plus douloureuses qu'elle eut à retenir.  

*

Maiko, crevée par son job, et, surtout, par l'absence de reconnaissance immédiate de son talent, prit pour la deuxième fois de sa nuit un taxi. A force, on allait le prendre pour un barjo, à faire des allers-retours sans arrêt. Parfois, il se disait que se transformer en oiseau serait super pratique. Mais là, pour le moment, elle était trop au bout du rouleau pour produire un piaf convenable. Si c'était pour faire de la merde, un truc à plumes tout moisi qu'on aurait envie d'achever par pitié, merci bien. L'artiste qu'elle était ne pouvait produire une performance si pitoyable.

Après un trajet substantiel, elle se dirigea vers l'Entre-Monde, le bar fétiche pour les gens dans son style qui lui apporterait un peu de réconfort après une si rude soirée. Et puis elle trouvait ça marrant que les gens voient une adolescente entrer dans un club louche. Certains devaient se poser des questions existentielles à mourir de rire.

Une fois entrée, elle se dirigea tranquillement vers le fond de l'établissement où la porte gardée par l'énigmatique sphinx – dans tous les sens du terme – jouait les vigiles. Elle répondit du tac-au-tac à sa devinette, particulièrement friande de ce genre de jeu d'esprit. Enfin, elle se traina misérablement vers une table, s'y laissant tomber avec l'élégance d'une chiure d'oiseau sur un parebrise.

« Tiens, tiens, le chienchien est fatigué d'avoir rapporté la baballe à sa maîtresse ? »
« J'aurais plutôt utilisé le mot raton-laveur ... Voire blaireau. Parce que je suis un sacré blaireau. »
« Je ne vais pas te contredire. »

La nouvelle venue, une femme blonde, rigola de bon cœur avant de s'installer à sa table en lui tendant un verre. Pepper était un yokai, tout comme Maiko, mais elle n'avait jamais dit de quel type. Parfois, les deux femmes se souvenaient du Japon ensemble avec un pincement au cœur. Certes, Seishin tentait de plus en plus de recoller aux traditions. Mais ce n'était plus comme avant, quelque chose avait définitivement cassé là-bas. Avant, chacun était libre de parcourir le monde comme bon lui semblait, offrant ainsi un terrain de jeu d'une taille tout à fait respectable. Maiko avait voyagé jusqu'en Chine dans sa jeunesse. Maintenant, toute l'humanité était parquée comme des troupeaux de bovins dans quatre enclos distincts. Les enclos avaient beau être énormes, ils restaient fermés.

« Alors, c'était quoi ce coup-ci ? »
« Manquer de coucher avec un riche. »
« A ce niveau-là, c'est presque de la zoophilie, tu devrais avoir honte. »
« Hé, je te permets pas, je suis presque plus humain que certains humains. »
« Dis la personne avec une oreille poilue qui commence à émerger. »
« Oups, merde, la fatigue. »

D'un geste de la main, Maiko tritura le sommet de son crâne. Elle y rencontra un truc tout doux qui lui fit comprendre que son interlocuteur ne racontait pas n'importe quoi. Mobilisant le restant de sa concentration, les oreilles naissantes disparurent comme par enchantement. Parfois, son astuce du cache misère se montrait défaillante ...

« Tu devrais rentrer chez toi. »
« Nan, elle a de la compagnie. Mon ouïe est trop fine, je les entends même à l'autre bout de la propriété. »
« C'est chiant, hein ? »
« Frustrant ouais, j'aurais bien voulu me joindre à elles.  »

Elles gloussèrent toutes les deux.

« Elle t'en fait voir de toutes les couleurs et pourtant, tu t'obstines à rester avec elle. »

Ce constat était entièrement vrai. Yamiko n'était pas la personne la sympathique sur Terre. Pourtant, en dépit du manque de reconnaissance dont le pauvre tanuki qui exécutait ses quatre volontés faisait l'objet, il restait, fidèle au poste.  

*

Quelle connerie, d'avoir révélé l'existence du Surnaturel aux moldus. Quel était l'abruti qui l'avait ouvert en premier ? Si Maiko le chopait, elle allait tellement le défoncer que sa mère ne le reconnaîtrait plus. Au fond, maman et papa tanukis, dans leur grande sagesse, avaient toujours eu raison : les humains avaient beau être fascinants, ils ne devaient jamais apprendre les choses extraordinaires qui se déroulaient autour d'eux. Sinon, ils l'exploiteraient. Maiko, la petite fille dont provenait son nom, n'avait été qu'une originale parmi ses pairs par son amour de la différence. L'animal devait tout de même admettre qu'il avait croisé d'autres humains partageant ce point de vue et à ceux-là, ils leur adressait un big up silencieux. Quant aux autres ... Allez jouer au ballon sur une autoroute quatre voies, bande de cons.

Dès qu'ils avaient su, certains s'étaient mis en tête d'en profiter. Disposer d'un être polymorphe pouvait être pratique visiblement. Sûrement une histoire de gènes ; Maiko avait pour théorie que ses gènes étaient convoités par quelques scientifiques un peu foufou désirant créer des trucs à grande adaptabilité. Ces abrutis ne comprenaient pas qu'il n'y avait rien dans ses gènes : elle était le fruit de la magie, un point c'est tout. Les gens étaient pénibles à tout vouloir expliquer par la science. Pour autant, l'être surnaturel doutait que discuter du bien fondé de sa théorie avec ses poursuivants la tirerait de ce mauvais pas.

Traquée comme une bête, la petite fille pivota brusquement dans une ruelle en courant comme une dératé. A quelques mètres, elle entendait les aboiements du chien à sa poursuite. Le cœur battant à tout rompre, elle força son allure, terrorisée. Sa course fut subitement stoppée par un grillage au fond de la ruelle. Oh, quel vieux cliché pourri ! En tant normal, elle en aurait ri à gorge déployée. Bizarrement, quand vous étiez poursuivi par toute une bande peu recommandable, vous n'aviez plus envie de vous taper une barre sur ce genre de détail. Avec humeur, elle frappa le grillage de ses poings frêles. Il lui fallait une solution. Vite. Improviser. N'importe quoi. En temps normal, elle se serait transformée en souris et serait passé entre les mailles du filet. Ou en pigeon capable de prendre le large face aux dangers d'un battement d'ailes. Néanmoins, il lui manquait sa feuille pour pouvoir changer de déguisement. Dans le tumulte de la course, elle avait dût la laisser tomber. Le paysage urbain autour d'elle ne semblait pas enclin à lui en fournir une nouvelle.

Le chien fut le premier à la dénicher. Le molosse, un doberman à la mine patibulaire, se stoppa net à une distance respectable. Maiko se colla contre la grille, terrifiée, souhaitant de tout son être se liquéfier. Il n'en fut rien. Le dogue fut rapidement suivi par ses maîtres. En moins de temps qui ne faut pour le dire, ils se ruèrent sur Maiko. Celle-ci se débattit comme un beau diable, distribuant coups de poings et coups de pied à qui mieux-mieux. Elle mordit farouchement la main d'un de ses opposants qui tenta de la retenir. Toutefois, elle fut rapidement débordée. Il suffit que le chien se rapproche de quelques centimètres pour que toute la résistance de Maiko s'évapore. Profitant de son moment de battement, un gars l'attrapa par derrière, la maintenant fermement. Le gabarit de Maiko ne lui permettait pas de faire face à la force d'une homme adulte.

« Alors connasse, on a finit de courir ? »
« Alors connard, on a finit de me suivre ? Je t'ai déjà dit que j'en voulais pas, de ton abonnement de téléphone. »

Un des quatre types, visiblement le chef, rigola.

« Tu nous as bien fait chier. Le boss va pas être content. Sérieux, être quatre pour attraper un stupide raton-laveur, c'est pas la gloire. »
« Moi ? Un raton-laveur ? J'ai une tête de raton laveur ? C'est méchant, je suis vexée. »
« Arrête de jouer la comédie, ça fait des semaines qu'on t'a suivi. C'était pas facile. Mais conseil d'ami, évite de reprendre la même forme régulièrement, surtout quand elle est aussi visible. »

Maiko jaugea ses possibilités. Cette analyse ne lui prit que quelques secondes : elle n'en avait aucune. Sauf peut-être ...

« Cherche pas d'excuse. C'est juste que t'es une merde. »

Si vous vous posez la question, se prendre une grosse mandale n'était pas l'effet escompté. Sa tête vola violemment en arrière sous l'effet du choc. Immédiatement, elle cracha à la figure du gars le sang provenant de sa lèvre fendue. La réaction ne se fit pas attendre. Passablement énervé par cette insulte, il lui colla quelques coups de genoux en plein dans le ventre. Bon, on ne va pas se mentir, il frappait fort cet abruti. Maiko se serait probablement pliée en deux de douleur si elle n'avait pas été maintenue fermement par le mec derrière elle. Sauf que la souffrance qu'elle en retira lui permit enfin d'atteindre son objectif. La douleur brutale lui fit reprendre sa forme d'origine de manière incontrôlée. Si M.Muscles ceinturait une gamine de toutes ses forces, il ne s'attendait pas à ce que cette dernière rétrécisse subitement. Le tanuki, d'un gabarit plus petit, glissa. Il tomba au sol à la surprise générale. S'il mit quelques précieuses secondes à reprendre ses esprits, son instinct de survie prit rapidement le pas sur le reste. Grâce à son agilité naturelle et ses pattes, il grimpa avec facilité le long de la grille.

«  LOSEEEEEEEEEEEEEEERS !!! » beugla-t-il en se marrant.

Sans feuille pour se transformer, Maiko avait utilisé la manière de la dernière chance : retourner dans sa forme originelle de force. Du coup, soit elle se laissait tabasser jusqu'à ce que la douleur lui fasse perdre contenance, facilité par sa fatigue, soit elle laissait les chiens l'approcher. En théorie, la deuxième technique aurait été plus facile à supporter. Seulement, si utiliser sa phobie lui avait d'abord paru une idée brillante, elle s'était rapidement résolue à la première méthode qui lui éviterait de perdre ses moyens. L'ennui, c'est qu'elle se sentait désormais un peu pataude, son estomac protestant violemment du traitement qu'on lui avait infligé.

Le petit animal galopa à travers la ruelle, sautant par dessus un sac poubelle renversé sans même jeter un regard en arrière. Tout à coup, une détonation se fit entendre. Le chien qui aboyait se tut brutalement. Dans sa course folle, le tanuki sentit une de ses pattes arrières se dérober soudainement sous lui. Il roula sur lui-même sur quelques mètres avant de s'immobiliser en boule. Un gémissement pitoyable sortit de sa gueule. Il tenta de se redresser mais n'y parvint pas ; son arrière-train ne lui obéissait plus. Une balle était profondément logée dans sa patte antérieure gauche. Une douleur lancinante commençait à se propager en lui. Misérablement, presque désespéramment, il tenta de ramper vers la sortie de la ruelle. Les pas derrière lui se rapprochaient. Les gars, profondément agacés, avaient dû enfoncer la porte du grillage avant de lui tirer dessus. Bon, eh bien, il fallait reconnaître la défaite quand on la voyait.

La bestiole rusée n'avait plus aucun tour dans son cas. Rien, nichts, nada, nyet. Elle était au bout du rouleau et la souffrance l'empêchait de penser à un plan cohérent. Elle ne pouvait plus rien faire. Dans quelques minutes, on allait l'attraper avec un filet puis la refourguerait à un type en blouse. Avec un peu de chance, elle s'en tirerait, par le pouvoir de la leçon numéro quatre. Néanmoins, il semblerait que sa légendaire chance l'ait lâché. Voilà comment on était remercié quand on priait les Dieux consciencieusement, jour après jour. Stupides armes à feu ! Tiens, si elle choppait également le type qui avait conçu ces machins, elle se jurait de lui péter la tronche aussi. Qui sait, peut-être que c'était le même débile qui avait parlé du Surnaturel au monde entier. Au moins, elle ferait une pierre deux coups. Même si, soit-dit-en-passant, finir étalée dans les ordures lui paraissait une fin appropriée vu son palmarès jusqu'à aujourd'hui.

Résignée à subir sa destinée tel un vaillant héros de shônen, cette dernière prit toutefois tout son temps pour arriver. D'accord, il fallait du suspense dans la vie. Mais à quoi bon faire traîner en longueur une fin inéluctable ? Presque agacée par la lenteur de ses futurs geôliers, la créature blessée tenta de lever le museau. C'est alors qu'une lumière envahit la ruelle. Une lumière si forte, si pure que le tanuki fut contraint de fermer les yeux en gémissant, complètement aveuglé. Même à travers ses paupières clauses, il lui semblait percevoir cet éclat radieux qui traversait les ténèbres avec autant de vigueur que le soleil lui même. Le fameux pouvoir du Deus Ex Machina songea l'animal avec légèreté. A cet instant, tout devint confus dans l'esprit si vif du yokai.

Ce moment de confusion intense laissa place à l'étonnement lorsqu'il put enfin ouvrir les yeux. D'une part, son arrière-train ne le faisait plus souffrir. Il se redressa sur sa couche d'ordures sans difficulté. Nulle trace de ses poursuivants dans cette embouchure maintenant si calme. Encore un peu secoué, le tanuki remarqua une forme vague à la sortie la ruelle. La première - et la dernière - chose qui le frappa fut le cache-œil qu'arborait l'inconnu. Aussitôt ce détail remarqué que la silhouette s'éclipsa, comme si tout ceci n'était qu'une hallucination. Le raton-laveur se frotta les yeux, particulièrement perplexe. Ses poursuivants gisaient en réalité au sol, derrière lui, visiblement évanoui. WTF ... ? Sur cette profonde réflexion constructive, le tanuki décampa sans demander son reste.  

*

« Comment tu as su que c'était elle ? » demanda Pepper, sceptique.
« Je ne savais pas que c'était elle, c'était pas écrit sur sa tronche. Y'a fallu que je mène mon enquête. Une enquête trèèèèèès longue. J'étais parti du principe que cette personne ne pouvait être qu'une créature fabuleuse comme moi. »
« Evidemment. »
« Donc j'ai cherché dans mes connaissances et de fil en aiguille, j'ai fini par me dire que cette intervention était divine, au sens propre du terme. J'ai prié les kamis tous les putains de jour qu'on m'a offert. Je savais qu'on m'avait rendu la pareille, probablement par hasard. J'ai toujours été chanceuse. Bon, avec la destruction de l'humanité, tout ça, tout ça, j'ai un peu mis le truc en veille le temps que le monde tourne de nouveau rond. Je me suis fait oublier pendant tout ce temps. Et puis, à Néo-Génésis, je l'ai vu. J'ai tout de suite su que c'était elle. » Maiko but nonchalamment une gorgée de son verre.
« Comme ça ? D'un seul coup d'un seul ? »
« Oui. C'était comme ... Je sais pas. Un instinct animal. Avant de l'approcher, j'ai enquêté de mon côté. Et puis, j'ai déboulé chez elle. Elle se souvenait même pas de qui j'étais. Ou elle faisait semblant, je sais pas trop. J'ai insisté, j'ai campé devant chez elle. Je l'ai convaincue que je pouvais lui être utile au final. »
« Je ne vois pas pourquoi tu as insisté. Tu ne lui devais rien, surtout après tout ce temps. »
« Une dette, c'est une dette, leçon numéro six du tanuki. » se contenta de répondre Maiko avec une moue boudeuse.
« Elle s'en fiche, elle se sert de toi. Le jour où elle n'aura plus besoin de tes services, elle se débarrassera de toi. »
« Ça ne me gêne pas, d'être son jouet. Le jour où elle ne voudra plus de moi, je m'en irais et je reprendrais ma petite vie solitaire. »

Maiko savait pertinemment qu'elle n'était qu'un simple pion pour Yamiko. Pour le moment, elle lui était utile. Mais un jour, la déesse capricieuse se lasserait de son animal de compagnie impertinent. A moins que les facéties de sa servante ne viennent à bout de son calme. En attendant, Maiko comptait bien en profiter. Mais profiter de quoi au juste ? Après tout, elle ne gagnait rien à être au service de la déesse, mis à part un train de vie confortable qu'elle aurait elle-même pu se procurer par un peu d'astuce. Au contraire, la plupart des tâches qu'on lui demandait d'exécuter lui déplaisait. Maiko aimait s'amuser, mais jamais aux dépends des autres. Or, on exigeait d'elle l'exact opposé. Peut-être qu'au fond, il y avait plus que le règlement d'une dette. Peut-être que Maiko se sentait obligée de venir en aide à cette déesse en perdition solitaire depuis trop longtemps. Une bien lourde tâche pour un si petit animal.  

Pepper haussa les épaules, indiquant clairement que si elle ne cautionnait pas, elle ne pousserait pas davantage ce débat stérile. Elle finit par reprendre d'un ton égal :

« Au fait, j'aurais bien besoin de tes talents. »
« Comme tout le monde. Je suis très demandée. Bien, que puis-je faire pour toi ma chère ? »

Pepper lui exposa un problème ennuyeux qui affectait les êtres dotés d'une longévité extraordinaire comme eux : passer entre les mailles du filet de la terrible administration. L'objectif était de posséder des papiers conformes aux yeux des autorités. Maiko était passée maître dans l'art de bidouiller les systèmes de l'administration pour ceux qui n'avaient pas son talent pour le déguisement. Il lui suffisait de prendre l'apparence d'un employé lambda du service central au centre-ville, pénétrer dans les bureaux et tripatouiller discrètement les fichiers pour créer des identités. Trop facile. Plutôt rigolo même.

« T'inquiète poulette, je m'en charge dès que j'ai le temps. Tu sais si y'a d'autres personnes qui ont besoin ? Il faut pas non plus que j'y aille tous les jours, on finirait par griller mon manège. »
« Pas que je sache. Si tu veux, dans quelques jours, je t'enverrais un message pour te dire qui ça dépannerait. »
« Oki doki loki. Je te ferais ça si tu m'héberges cette nuit. » finit-elle par conclure en baillant longuement.
« Je peux bien accueillir une réfugiée cette nuit, en effet ... »
« Yeah, marché conclu dans ce cas ! »

Remise d’aplomb par la perspective de passer une bonne nuit, la fille se leva d'un bond. C'était rigolo Néo-Génésis en fait, même lorsqu'on fuyait comme elle tous les événements susceptibles de lui coûter sa peau, comme par exemple, récemment, le truc avec les amplifiés. Au final, elle ne regrettait pas tant que ça d'avoir quitté Seishin.


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MessageSujet: Re: Vous connaissez la blague de la chaise ? • Maiko Kinuta Jeu 29 Déc 2016 - 0:23



TANUKI

Nom connus : Tanuki ; Chien Viverrin

Origines :  Il existe un mythe qui circule chez les tanukis mais qui, jusqu'à lors, n'a jamais été vérifié. Le tout premier tanuki n'était qu'un animal, un simple chien viverrin comme on les appelle chez nous mais un animal terriblement intelligent. Il passait son temps à rôder près des humains, attirés par eux. Leur culture le fascinait tant qu'il voulut s'intégrer à eux. Alors, il se mit à prier les kamis pour qu'ils lui permettent de se rapprocher des bipèdes. Tous les jours, avec tant de ferveurs que les kamis entendirent son appel à force de persévérance. Leur bénédiction prit la forme d'une feuille d'arbre qui tomba sur la tête du tanuki alors qu'il était enfoui dans les buissons à contempler l'humanité. Comme par magie, il prit l'apparence d'un être humain. Et c'est ainsi que naquit le tout premier tanuki. Toutefois, il ne s'agit que d'une légende et les versions différent selon si le yokai est originaire du Japon ou de Chine. Pour les tanukis chinois, souvent accusés d'être animés par de mauvais dessins par rapport aux tanukis japonais, leur pouvoir leur a été accordé par les dragons et non par les kamis.

Apparence : Tout l'art des tanukis réside justement dans l'apparence. Il est rare de voir la vrai forme de ces animaux farceurs ; le tanuki peut se transformer en ce qu'il désire, objet animé ou inanimé. Ils ont toutefois besoin d'avoir une feuille sur leur tête lorsqu'ils changent d'aspect. Si vous avez de la chance et que vous tombez sur le véritable tanuki, vous verrez ce qui ressemble en tout point à un croisement entre le raton-laveur et le blaireau, quoiqu'il tient plus du raton-laveur.

Mode de vie : Les tanukis sont attirés par les êtres humains dès leur plus jeunes âges. Ils sont connus pour être particulièrement farceurs, prenant la vie du bon côté. Les tanukis japonais sont souvent vu comme des animaux bienveillants, attirant la chance. Classiquement, les tanukis chinois quant à eux jouent de vilains tours aux humains. Sinon, leur mode de vie n'a rien de très folichon.

Régime alimentaire : Omnivore, ils ont toutefois une petite préférence pour le saké.

Faiblesses : Comme tout être fait de chair et de sang, ces yokais sont sensibles à tout type d'arme et maladies. De plus, ils ont développé une certaine méfiance envers les kitsune. C'est que, vous comprenez, en tant que petit animal, on craint les prédateurs qui tiennent qui renard ... De ce fait, les tanukis ressentent un mal l'aise en présence de kitsune, même si ceux-ci sont camouflés sous une forme humaine. Certains peuvent même se retransformer en animal de manière incontrôlable en leur présence.

Reproduction : Les tanukis ne peuvent se reproduire qu'entre eux pour donner naissance à un autre tanuki. Toutefois, la population étant composée de 80% de mâles, il est difficile pour eux de trouver des partenaires de reproduction. Ils sont parfaitement stériles sous forme humaine ou sous une forme animale autre.

Espérance de vie : Pour compenser l'inégal répartition des genres et le peu de membres que compte la race, rendant difficile les rencontres amoureuses, les tanukis ont reçu pour cadeau une longévité hors pairs. Un individu peut vivre jusqu'à deux millénaire sans encombre.

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MessageSujet: Re: Vous connaissez la blague de la chaise ? • Maiko Kinuta Jeu 29 Déc 2016 - 9:20
Bah ... Qu'est ce que tu veux que je te dise ... C'est parfait comme d'hab :p
Et puis, j'ai ris, comme d'hab XD La blague du chauffeur du bus ! Excellent !


Félicitation !


Bienvenue chez les fous !

Félicitation !!


Tu a passé l'épreuve du feu et après des heures de réflexion et de rédaction, te voilà enfin validé !! Ton aventure dans notre monde de fou peut commencer.

Ne t'affole pas, comme nous sommes des nounours, en plus de t'offrir un cookie en récompense de tes efforts, nous allons te guider afin que tu puisse t'intégrer au forum, à la communauté et surtout, à notre histoire. N'oublie pas, à partir de maintenant, chacun de tes choix seront déterminant, non seulement pour ton futur, mais aussi... Pour celui de la Cité et peut-être même, du monde entier.

Aller, inspire un grand coup et jette toi à l'eau, oui, oui, sans maillot, de toute façon, tu sera obligé de te mouiller et voir même, t'y mettre jusqu'au cou !

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MessageSujet: Re: Vous connaissez la blague de la chaise ? • Maiko Kinuta Jeu 29 Déc 2016 - 17:54
Eh bien, merci chef 8D.

Ah ouais, et pour la blague de la chaise ... Elle est pliante =D /sort/
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