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ED c'est quoi ? Un forum RP oui, mais pas seulement.

C'est un forum sans prise de tête ou le jeu et le partage doivent primer dans le respect de l'IRL de chacun.
Mais c'est aussi un forum pensé pour ces membres ... Par ces membres. Pourquoi ?
Simplement parce que VOUS êtes la clef de notre évolution. Sur ED, ce sont vos histoires, vos choix et nos partages qui feront avancer l'intrigue.
Bien sûre, nous vous réservons des surprises, mais nous ne sommes pas maître de leur révélation, ce sont vos periginations dans notre monde qui obligeront le staff à réagir et vous dévoiler ses secrets.

Mais ce n'est pas tout, sur ED vous êtes libre ...
Libre de créer vos personnage au grès de vos envies. Libre de créer votre propre espace de jeu et surtout, de le rendre interactif et libre de choisir qui ou ce que vous incarnerez. En effet, ici, les races jouables sont en constante évolutions, en fonction de vos envies.
Il ne tiens qu'à vous de proposer une race, selon vos envies et si vous avez besoin d'une référence, et bien, allez donc jeter un oeil par ici :

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Sin Varodan, un lycan parmi les loups
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MessageSujet: Sin Varodan, un lycan parmi les loups Lun 25 Juil 2016 - 18:42

Sin Varodan
Feat (Geralt de Riv)
Surnom : Sin ¤ Age : 1289 ans ¤ Race : Lycan ¤ Groupe : MOB ¤ Orientation Sexuelle : Hétérosexuel ¤ Situation maritale : Marié à Serilë Varodan

Carte d'Identité
Pour aller plus loin
Situation

Métier : Officiellement Sin exerce le métier de détective privé. Dans l'ombre il résout des affaires qui impliquent le surnaturel
Placement Social : Classe moyenne, sa fortune n'est pas immense, elle lui permet de subvenir aux besoins de sa famille et cela lui suffit.
Résidence : Il possède son bureau, mais également un appartement assez asceptisé.
Cité de Naissance : Elle a désormais disparue, en Transylvanie


Qu'en Pensez-vous

Androïdes : Indifférent, il ne les craint pas et ne les aime pas plus que cela, il les considère comme une race à part entière de ce monde.
Amplifiés : Il pense que l'humain a perdu la raison après l'affrontement des forces cosmique, les amplifiés sont la réponse à la peur humaine.
Surnaturelle : Il est un de ces êtres, il les protège autant qu'il peut mais les punis aussi quand ils dépassent les limites de la discrétion.


Derrière l'écran

Pseudo :
Age : 28ans
Expérience RP : 12 ans
Où nous as-tu trouvé ? :
Un commentaire ? :

Physique

"Votre père à toujours été imposant. Au cours de mes siècles de vie, j'ai rencontré nombres d'autres lycans mais jamais aussi bien bâtit que votre père. Et je suis tout à fait objective ! La seule personne le dépassant en terme de carrure, c'est Thot, mais lui, il est hors compétition. C'est comme si votre père était né pour être un combattant, un meneur. Et pourtant, malgré sa carrure, il garde quelque chose de sauvage, je ne dirais pas félin, je le vexerais, mais il n'est pas juste une montagne de muscles, il a cette finesse caractéristique des personnes ayant vécues longtemps au contact de la nature. C'est certainement sa silhouette élancée qui lui confère cette vitesse extraordinaire et si elle lui fait perdre de la force, encore que ça reste à prouver, elle lui permet largement de compenser.  

J'ai vu votre père mener un nombre incalculable de combats et je l'ai rarement vu encaisser des coups. Son n'esquive n'a pas d'égale, il est trop vif, trop rapide, ces réflexes sont trop aiguisés et tout son être trop habitué à combattre. Oh, ne vous y trompez pas, dans ces moments là, il ne fait pas dans le détails, mais sa capacité à esquiver lui permet de rester maître de lui même.

A vrai dire, j'ai beau y réfléchir, j'ai l'impression que votre père n'a pas changé malgré les années. Son visage est peut-être un peu plus marqué par le temps, il est vrai qu'aujourd'hui, on lui donnerait plus facilement une quarantaine d'année, alors que lorsque je l'ai rencontré pour la première fois, je lui en aurais donné une vingtaine. La longévité de notre race est tout de même quelque chose de pratique ... A l'époque, j'avais presque 50 ans et lui, plus de deux siècles de vie et pourtant, nous avions tous les deux l'air d'adolescents, ou de jeunes adultes. Pourtant, malgré les marques du temps ... et celles laissé par ces nombreux combats, je le trouve chaque jour plus beau. Ces cicatrices lui confère encore plus de charisme et son regard doré ... Ce n'est un secret pour personne, l'ambre de ces yeux me rend littéralement folle, je pourrais m'y perdre des heures sans jamais me lasser. D'aucun diront que son regard est aussi dure que la pierre dont il a la couleur, froid, sans émotions, mais ceux là ne connaissent pas votre père aussi bien que moi. Ces iris dorés sont capables de s'animer de nombreux sentiments et quand il les posent sur vous, elle n'ont plus rien ni de froid, ni de dure, elle sont rempli d'amour, comme ces sourires. Et les dieux savent qu'ils sont rares ! C'est vrai, pour le reste du monde, votre père n'est pas quelqu'un d'expressif et il lui a fallut du temps, beaucoup de temps pour oser se laisser aller en ma présence. Mais aujourd'hui, je me réjouis que nous puissions garder et son sourire et son amour juste pour nous.

J'aurais tant aimé que vous héritier de ces magnifique yeux ... Mais vous n'avez pris de votre père que la couleur de ces cheveux, entre autre petits détails invisibles pour qui ne le connaîtrait pas sous toutes les coutures, son nez droit et rond, par exemple.
Je ne m'en plein pas. J'adore sa longue chevelure d'argent. Je ne me lasse pas d'y passer les doigts. J'en arrive même à le faire râler ! M'enfin, il est toujours bien content de me trouver pour les lui attacher, je ne sais pas comment il se débrouille, mais lorsqu'il les attache, il ne tiennent jamais ! Bon, je préfère les voir détachés, mais votre père ne trouve pas ça pratique, je le soupçonne même de les garder longs juste pour me faire plaisir ... Et pour s'éviter la corvée de devoir les couper tous les quatre matins.

Fut un temps, il n'avait pas la même considération pour sa barbe. Aujourd'hui, même si il l'entretient, il la laisse exister. Il y a quelques années, ce n'était pas le cas. Je trouve quelle lui donne un petit air autoritaire qui lui va à merveille. Et là encore, je suis parfaitement objective !

Une chose à changé, sa manière de se vêtir. Mais plus par obligation que par choix. A une époque, lorsque nous vivions en marge de la société, il n'avait pas besoin de ce soucier de ce genre de considération, mais quand le monde nous a rattrapé sans que nous puissions le suivre, il a du s'adapter. A son grand damne, votre père n'a jamais été très à l'aise engoncé dans trop de vêtements, ce qui m'arrangeait, puisque j'avais tendance à lui piquer ces rare chemise en lin. Elles portaient toutes son odeur musquée que j'adore. Malgré tout, je ne l'ai jamais vu porter d'armure. Il a toujours affirmé qu'elle l'encombrait... En revanche, je l'ai rarement vu se séparer de ces gantelets et de son fouet. Il n'utile pas beaucoup d'arme, mais entre ces mains, ces deux là son redoutable !

Quant à sa forme lupine ... Que dire sinon qu'il devient un géant. Cette forme à toujours provoqué l'effroi de toute ceux qui le croisaient. Sauf vous et moi.
Il frôle facilement les trois mètre pour quelques 200 kg et ces dents comme ces griffes sont alors faite d'argent. Une vrai machine à tuer à la fourrure argenté qui le transforme en éclair impossible à voir venir.

Mais peut importe, à mes yeux, et même malgré la cicatrice qui barre son œil droit, votre père reste l'être le plus beau qui m'ai été donné de rencontrer. Et même si je ne suis pas objective, tant pis ... C'est ma vérité et je suis heureuse que vous ayez hérité de certain de ces traits, vous êtes aussi beau que lui."


Caractère

"Beaucoup vous diront qu'il n'y a rien de beau chez votre père. Vous entendrez nombre de rumeurs le décrivant simplement comme un monstre sans pitié. Dans notre monde, celui où la magie peut vivre pleinement, il est craint. Sa puissance pousse à la méfiance et sa légende à la peur.
Dans le monde dans lequel nous nous somme rencontrés, celui ou la magie était omniprésente et où les légendes n'en étaient pas, il était un véritable cauchemar. Il a fait trembler les plus valeureux Chevaliers, mit en déroute jusqu'aux Templiers eux même.

C'est vrai, votre père n'était pas un ange.

Lorsque nous nous sommes rencontré, avant d'être un monstre, il était surtout un être torturé. Je ne saurais dire exactement quand est-ce que sa vie à basculée. A en croire ce que j'ai pu démêler de certaines de mes visions, l'époque où son propre père à perdu la vie à marqué un tournant dans sa vie. Il ignore que je sais et je sais qu'il n'aimerait pas que vous sachiez, mais je ne veux pas que ces rumeurs vous viennent de quelqu'un d'autre. Je ne veux pas que vous craigniez un jour votre père à cause de vieilles histoires dont la vérité est tronquée. Tous ces détracteurs n'ont jamais cherché à le comprendre et avant d'en être pleinement capable, c'est vrai, j'ai détesté votre père.

Oh bien sûre, ce ne sont pas des excuses que je lui cherche, lui même dirait qu'il n'en a aucune, je veux simplement que vous compreniez.
A l'époque, le monde était bien plus cruel qu'il ne l'est aujourd'hui ... Les Lycans étaient chassés et chassaient les Humains dans un jeu macabre que personne ne pouvait gagner. Votre père détestait les Humains plus que tout autres choses, il les considéraient comme responsable de la déchéance de sa propre race ... Il était simplement en colère et à laissé cette colère guidé sa vie un grand nombre d'années. Il a laissé sa bestialité s'exprimer à son plus haut niveau et c'est peut-être pour ça qu'aujourd'hui, il est en parfaite harmonie avec son alter-égo.
Une époque durant, sa cruauté et ces crimes en firent l'une des créatures les plus redouté de l'Europe. Sa tête fut mise à pris jusqu'à ce qu'il disparaissent un jour pour revenir changé.

J'ai souvent envie de croire que je suis la seule responsable de ce changement. Mais je sais que ce n'est pas le cas. Peut-être notre rencontre l'a-t-elle déclenché, mais les épreuves qu'il a traversé par la suite on contribué à faire de lui l'être que vous connaissez aujourd'hui.
Sa colère c'est apaisé, il a finit par comprendre ces adversaires alors qu'eux n'ont jamais pu le comprendre. Il a finit par réaliser que la guerre entre humains et créatures ne pourrait mener qu'à l'extinction. Il a finit par comprendre que la survie des siens résidait dans la Paix et dés lors, il a toujours fait en sorte de la préserver.

Je ne dirait pas que votre père est un être de Justice. Pas au sens ou le reste du monde l'entend. Il a son propre code d'honneur, il défend les siens et c'est tout ce qui compte. Leur sécurité.

Votre père est né Lycan, de fait, il l'est bien plus loup qu'Humain. Il est protecteur, souvent possessif, il ne connaît que la loi du plus fort qui rythme notre vie, pourtant, son charisme suffit souvent à pousser ses adversaires à plier face à lui. Il est puissant et il le sait, mais il n'abuse jamais de son pouvoirs et en ce sens, on peut dire qu'il défend une certaine forme de Justice. Il n'a jamais réellement voulu la place d'Alpha, mais tout son être devait le pousser vers ce titre. Son esprit d'analyse, son calme, ces capacités d'adaptation, son amour pour les siens aussi, la pédagogie dont il est capable de faire preuve avec les plus jeunes ... Toutes ces qualités ne pouvaient que l'amener à guider un jour les siens et tous le respecte pour ça.

Il continue de faire peur, il continue d'impressionner, parce qu'il n'est pas vraiment expressif, parce qu'il est facilement comparable à un bloc de marbre. Indéchiffrable, souvent imprévisible, parce que l'on ne s'attend pas à ce qu'il puisse faire preuve de l'intelligence qu'il démontre souvent, toute animale soit-elle, il assoit son autorité sans même s'en rendre compte. Mais votre père est capable de sentiments. Il est capable d'une douceur infinie, de rire, même si c'est plutôt rare, et surtout, contrairement à ce que beaucoup croit, il est capable d'aimer. Et il vous aime, de tout son être, de ça, je n'ai aucun doute et vous ne devez jamais en avoir aucun."



Suite


Carte d'Identité
Pour aller plus loin
Pouvoirs/Capacités

Signes du lycan : Ils sont au nombre de 5. Sin n'est pas un être magique à la base mais il peut caster de petits sorts à l'aide de signes qu'il a apprit au fils des millénaires. Ce "don" lui est apparu après qu'il ait subit pendant plus de 5 siècles les expériences d'un sorcier fou. Personne n'est au courant de ses pouvoirs, excepté sa femme.
Igni : Une magie de feu qui permet à Sin d'envoyer une flamme brève sur un angle de 120°. Elle est cependant assez brûlante pour enflammer les ennemis et/ou leurs vêtements et faire chauffer les armures.
Quen : Sin créé une sorte de bulle autour de lui et se protège ainsi des dégâts magiques et physique. Si c'est Sin qui décide de briser ce bouclier il explose et repousse les adversaires.
Aard : Sin utilise le vent de repousse au loin son ennemi dans la direction souhaité. Il peut également lui permettre d'abattre de faibles structures.
Axii : Il permet à Sin de contrôler l'esprit d'humanoïdes (humains ou non humains), il permet de convaincre un interlocuteur de se rendre ou de changer son opinion. Il peut aussi étourdir l'ennemi et si Sin se concentre, faire d'un ennemi un allier pendant une poignée de seconde.
Yrden : Certainement l'un des sorts les plus utile à Sin, il lui permet de poser un piège au sol ce qui lui permet de révéler une créature cachée ou de rendre tangible quelqu'un ou quelque chose, comme un spectre par exemple. Il lui permet aussi de révéler un objet qui serait atteint par un sort de dissimulation.
Ces dons suivants sont nés et mourront avec Sin, personne ne peut en hériter ou même les copier, on ignore d'où ils viennent, la plupart prétendent que ce sont les mères des Lycans qui lui ont donnés.
Ankou : Lorsque Sin est aux portes de la mort il peut invoquer l'Ankou, ce n'est pas à proprement parlé une autre créature, mais Sin sacrifie ce qui lui reste de vie pour porter un ultime coup qui viendra à coup sûr à bout de son ennemi.
Ryuken : C'est une technique propre à Sin, il fut si proche de la terre mère qu'il est capable de copier la faculté d'adaptation de cette dernière. Autrement dit il peut copier la voix d'une personne ou l'une de ses techniques de combat.
Manipulation du métal : C'est un don précieux pour Sin qui lui permet de survivre à ses crocs et ses griffes en argent. Il est capable d'attirer vers lui tout type de métal et de le plier à sa volonté.


Faiblesses

Igni : La flamme ne dure pas, c'est un sort instantanné, elle peut aisément être contrée avec un sort d'eau ou de vent.
Quen : Ce bouclier draîne énormément l'endurance de Sin qui ne peut le conserver qu'environ 10 sec. Il ne peut pas attaquer lorsqu'il est entouré de cette bulle.
Aard : Ce n'est pas un courant continu mais bref, comme un simple choc violent. Il est capable d'éteindre de légers incendies mais ne il ne peut redirigé le coup une fois lancé.
Axii : Ne fonctionne pas sur les êtres n'ayant aucune apparenté avec l'être humain. Les êtres avec un haut niveau de psychisme peuvent le déceler. Et l'effet se dissipe après quelques secondes (environ une dizaine).
Yrden : Le rayon d'action est très limité (pas plus de 5 mètres de diamètre) et il ne dure qu'une dizaine de seconde.
Ankou : Si Sin l'utilise il tombera ensuite dans une espèce de coma et l'ensemble des cicatrices de son corps se rouvriront, autant dire qu'il sera sans défense et à la merci du moindre ennemi qui serait encore en vie. Ce coup ne peut cibler qu'un seul adversaire et si celui ci est plus âgé que Sin il n'en mourra pas.
Ryuken : Sin doit avoir entendu la voix ou vue au moins une fois la technique de son adversaire pour pouvoir la copier. Il ne la garde néanmoins pas en mémoire après une utilisation.
Manipulation du métal : Cela ne l'immunise pas contre les effets du dit métal et il ne peut attirer le métal que dans un rayon de 2 mètres autour de lui.



Histoire

Une nuit comme les autres s'achevait, du moins comme les autres pour tous ceux qui n'étaient pas dans la maison des Varodan depuis la veille. Aujourd'hui, nul ne se souvient du jour ou du mois durant lequel cet événement s'est déroulé, les lycans encore en vie diraient simplement que c'était lors d'une chaude nuit d'été. Une nuit où Massilia Varodan allait donner naissance à son premier enfant, mais ce dernier refusait de sortir, il semblait se présenter par le siège et les douleurs qui en résultaient arrachaient à la mère, des cris de douleur qui perçaient le calme de la prairie dans laquelle s'était installé la famille depuis quelques années maintenant.

Massilia était une femme aimante, bonne cuisinière et sans conteste adroite pour les travaux des champs où elle aidait son époux. Ils s'étaient mariés vers leurs 15ème anniversaire pour échapper à la tyrannie de leurs familles respectives, la vie avait été dure, ils avaient connu les ponts et la mendicité, mais après tout, qui de la classe paysanne ne l'avait pas connue à un moment où un autre ? Ils avaient plus ou moins réussit à s'en sortir à force d'économiser et de petits travaux, préférant par exemple faire leur pain eux-même plutôt que de le faire moudre et cuir dans les moulins et les fours du seigneur local, ou encore lorsque Maewin allait réparer des toitures, un art qu’il tenait de son père mais dont il s’était refusé à faire le métier. Ces travaux étaient souvent dégradant mais qui jamais n'avait porté atteinte à l'honneur qu'ils avaient d'eux-mêmes.
Ils avaient réussis à s'acheter une petite fermette vers leurs 27ème anniversaire, chose exceptionnellement rare à l’époque, bien qu’ils étaient de fait sur les terres de leur Seigneur ils jouissaient d’une partie de leur production à titre personnel. Maewin avait entièrement retapé de ses mains l’endroit, son épouse préparant les champs pour que la moisson prochaine leur permette de vivre et avec un peu de chance, s'acheter quelques volailles vivantes pour l'année qui allait suivre, le luxe aurait été de pouvoir se payer quelques cochons ou des vaches, mais ils ne possédaient pas une telle fortune.
Tout se passait remarquablement bien, si ce n'est leur désir inavoué d'avoir un enfant. Comment se décider alors qu'ils avaient tellement de mal à se nourrir eux même ? C'est un rêve qu'ils mirent donc de côté pendant de nombreuses années. Jusqu'à ce que, vers leurs 30ans, Maewin fut remarqué par l'un des chasseurs du Seigneur, en effet, au delà de sa force physique, l'époux de Massilia était un être extrêmement grand et bâtit comme un chêne, il avait parfois rendu service au Seigneur par des travaux de menuiserie d’une extrême précision. Le duché de Bretagne avait grandement besoin d'hommes pour lutter contre des envahisseurs, d’aucun disaient qu’ils venait de normandie, d’autre que le Roi Franc voulait reprendre le duché, quoiqu’il en soit le duc de Bretagne ne voulant risquer ses hommes valides dans ces combats qui risquaient de se finir en bain de sang. Il avait décidé de promettre une confortable fortune aux paysans qui reviendraient vivant de ce périple.
Malgré les refus répétés de Massilia, Maewin se laissa tenter, comme les autres, car comme les autres il avait besoin d'argent, il laissa donc sa femme et on l'arma d'une lance et d'une armure rudimentaire, visiblement, elles avaient déjà servit, les impacts de lames étaient visible et le sang séché démontrait du peu d'efficacité que le plastron avait apporté à son précédent porteur.

Maewin fut envoyé, avec un bataillon jusqu'à un avant poste plus loin dans l'est, l'homme n'avait jamais combattu de sa vie et encore moins dans cette forêt que l’on disait être habitée par des esprits de l’ancienne religion qui avait disparue depuis bien des siècles au profit du Dieu unique. De nombreuses légendes circulaient sur le continent sur des êtres ne pouvant se déplacer que la nuit et capable d'aspirer votre âme. Ce soir là, au camp, les hommes racontaient des histoires sur ces êtres d’autrefois que l’on croisait dans les forêts, des gnomes, des elfes, sur les vieilles légendes druidiques qui avaient persisté jusqu’à ce jour. Un homme parvint à se faufiler au camp cette nuit là, à moitié mort il tomba sur Maewin qui avait été désigné pour garder le camps, il se précipita vers l’infortuné qui avait dans ses yeux l’effroi, il balbutia quelques mots sur des êtresimmortels, des impossible à tuer si ce n'est avec des lames en argent, puis il rendit son dernier souffle alors que Maewin tentait de le recouvrir. Le soldat se refusa d’y croire, mais comment un mourrant pouvait il mentir, il regarda ses armes, aucune d’elle n’était faite d’argent.
Pendant la semaine qui précéda le combat et où on le forma aux rudiments du combat, il parvint à soudoyer le forgeron du camps pour que ce dernier lui forge une lance en argent en lui promettant une part de la récompense du Duc, et lorsque le groupe dut repartir, il avait ses armes, qu'il avait décidé de recouvrir de terre pour qu'elles ne paraissent pas trop scintillantes.

Plusieurs semaines après le départ de son foyer, il arrivait enfin à la frontière avec la vingtaine d'hommes désireux d'oublier leur pauvreté, tous des fermiers comme lui. Maewin comprit enfin ce qui avait poussé le duc à recruter parmi le peuple, il était au courant pour les vampires et il n'espérait pas les vaincre, mais apaiser leur faim. Comment pouvait-il en être autrement ? En regardant dans les yeux de ses camarades il voyait déjà la défaite, certains avaient tellement peur que leurs sphynctères ne tenaient pas, ils étaient des morts ambulants, de la nourriture livrée en sacrifice pour obtenir un sursit pour les plus riches.
Lorsque la nuit vint, la pluie s'abattit sur eux et des tréfonds du monde apparurent les vampires. Ils étaient rapides, puissants, et surtout, immortels. Les hommes pleuraient, criaient, hurlaient, imploraient, mais il n'y avait aucune pitié dans le regard de ces monstres. Cependant le festin ne fut pas aussi jouissif que les vampires pouvaient le croire et ce n'est pas Duché qui cette nuit là les sauva. Venu de la forêt qu’ils avaient traversés, Maewin sentit une odeur bestiale, aussi rapide que les vampires, mais les surpassant en force et en nombre, ces êtres là aussi venaient des légendes des druides. Les vampires furent déchiquetés par des hommes loups... des lycans issus du fond des âges . Ils apparaissaient comme des sauveurs, des super prédateurs à l'instar des vampires et dans une guerre entre les deux camps, les hommes n'étaient que de simples spectateurs.
Les humains rescapés prirent la fuite, mais le père de Sin fut coincé entre deux feu, un lycan et un vampire se faisaient face. Au milieu il n'était qu'un pauvre zouave, nourriture pour l'un et l'autre, il ne pouvait espérer son salu que dans la lance qu'il tenait entre les mains et la clémence de l'un des deux partit. Lorsque enfin, l'un et l'autre se sautèrent à la gorge, Maewin se décida en une fraction de seconde alors qu'il sentit au même moment un puissant coup de griffe sur son bras droit, sa lance se planta dans le cœur du vampire qui se dispersa en un tas de cendres.

Le lycan qu'il avait sauvé le regarda longuement et pointa son bras du doigt...


« Tu ne sera plus jamais le bienvenu parmi les tiens, quand le moment sera venu, toi et ta descendances seront sous ma protection »

Et il disparu dans les ombres de la forêt, laissant l'homme là, avec sa lance en argent dont le bois s'était brisé sous l'impact du coup salvateur. Maewin pensa un instant à à s'ôter la vie pour ne pas devenir un monstre comme dans les légendes mais... le lycan l'avait sauvé là où les hommes l'avaient laissé pour mort. Et surtout, il avait survécu, sa seule présence suffirait à justifier la prime promise par le Duc. Il décida d'accepter ce don fortuit en échange de la vie que les lycans avaient épargnés. Mais il pensa à son épouse, il ne voulait pas lui faire du mal alors il brisa les armes d'argent et s'incrusta un fragments à l'intérieur même de sa plaie, baissant ainsi sa force mais brûlant d'un feu étrange. Durant plusieurs mois il resta à l'écart, étudiant sa nature et ce qu'il devenait, comprendre sa rage et ne pas être un monstre pour sa compagne.

Lorsqu'il se présenta à la cour, on ne put que le reconnaître, son nom figurant sur la liste des volontaires, il cacha la raison de son absence si longue sous un prétexte fallacieux et s'en retourna chez lui avec la prime de 5000 pièces d’or, il tenu parole et s’en alla en donner une partie au forgeron.
Sa femme, qui n'avait jusqu'alors pas porté le deuil, refusant de croire que son époux pouvait être mort, fut transportée de joie à son retour. Les retrouvailles furent longues mais avant que quoique se soit ne se passe à nouveau entre eux, Maewin ne voulu rien cacher de son état et il narra son aventure à Massilia. C'était une femme forte, courageuse et terriblement aimante, elle l’accepta, lui et sa malédiction, prête à courir le risque, préférant mourir des mains de son amour plutôt que de finir dans les bras d'un autre.

La vie à la ferme changea radicalement à partir de ce jour, Maewin était devenu plus fort, plus rapide, il pouvait s'occuper des travaux des champs à lui seul sans avoir besoin de bétail ou d'instruments complexe. Ils avaient décidés d'élever poules et vaches afin de ne jamais manquer  de rien et bientôt les récoltes furent abondantes.
Quelques semaines plus tard, Massilia annonça qu'elle attendait un enfant. Tous deux savaient les risques qu'ils encouraient, tout du moins avaient ils fait des recherches avec leur maigre connaissance du monde, mais quoiqu'il puisse être, celui qui viendrait du ventre de Massilia serait leur enfant et rien d'autre, consécration de leur amour éternel.

L'accouchement fut donc douloureux et difficile, mais un être vit le jour, personne encore en vie ne se souvient du nom qu'on lui donna ce jour là, mais il est désormais connu sous le nom de Sin, Sin Varodan pour les Lycan. Lorsque Maewin porta les yeux sur son fils, il sentit en lui le lycan, il sentit qu'il n'était ni humain, ni lycan. Il était bien plus que cela, il était au croisement de leur espèce, un être de race pure comme l'étaient à leurs premières heures les lycans originels. Ses yeux étaient ceux d'un loup, ses cheveux avaient la couleur et la douceur du pelage de son animal totem et pourtant il souriait à ses parents comme un être humain, dénué de mal.
Maewin se mit à rêver, à penser que son fils pourrait-être le premier lycan accepté parmi les hommes. Mais heureusement, ils vivaient isolés à l'écart de tout village ou de tout autre voisin, à l'orée de la forêt, ils étaient seuls au monde, ainsi l'enfant pu grandir parmi la nature et les animaux, comme l'un des leur et en même temps, comme un être humain.

L'enfance de Sin fut heureuse, son père l'aimait et dès qu'il commença à montrer des signes de transformation ou de pouvoir, il lui apprit à les maîtriser, afin de ne jamais blesser sa mère ou qui que ce soit. Sin était fort, bien plus fort que son père et d'une agilité sans pareil. Sa mère l'aimait également et le regardait grandir sous couvert de son amour. Son père ne lui apprit que les rudiments du combat à l'épée, ne le maîtrisant pas lui-même et Sin préférant de toutes façons user de ses propres mains. Avec une arme en main il courait moins vite, sautait moins haut, ne pouvait pas s'accrocher convenablement aux branches, alors que ses poings, jamais ils ne lui faisait défaut et très jeune déjà, il partait se mesurer avec les animaux de la forêt, chacun le reconnaissant comme le prédateur qu'il était.
Au départ, son père lui confectionna des gantelets rudimentaires en bois, afin que Sin puisse s'exercer sans risque, quand bien même il ne risquait pas grand chose déjà à l'époque. De nombreuses fois alors qu'il errait dans la forêt, il sentit une présence protectrice autour de lui, cette odeur, ce n'était pas celle de son père, c'était quelqu'un d'autre et pourtant, il semblait être comme un véritable membre de la famille, comme si il reconnaissait un frère ou un oncle.

C'est vers l'âge de 12 ans qu'il rencontra ce protecteur silencieux, un homme battit comme trois, à la peau remplie de cicatrice et à la longue chevelure noire ébène. Il était gigantesque, pour un enfant...


« Qui es-tu ? » demanda Sin sans peur.

« Je suis le premier, je suis toi et tu es moi. » Répondit l'homme en s'asseyant en tailleur au milieu de la clairière dans laquelle ils se trouvaient.

« Je ne comprend pas » répondit humblement Sin. « j'ai l'impression de vous connaître et pourtant, vous êtes un étranger ».

« Il est ce que je suis mon fils, tout comme tu es ce qu'il est. Il m'a donné la vie et la tienne telle que tu la connaît ». Son père venait d'arriver à son tour dans la clairière, aussi peu vêtu que l'homme, en vérité, tous étaient torses nus et ne portaient qu'un simple pantalon de toile. Sin s'approcha de son père et s'assit avec lui en face de l'homme.

« Nous sommes les tiens, tout comme tu es des nôtres. Nous sommes les lycans, mais toi tu es unique, tu es né de l'amour d'un lycan et d'une humaine et tu es mon héritier, celui d'un des derniers lycans de sang pur. Tu es donc l'un des seuls de ton espèces. »

« Alors les rêves que je fais, ce que je vois,,. »

« Est le passé. Celui des nôtres bien avant ta naissance et bien avant la mienne. Ceux que tu mordra seront des sang pur à leur tour, ainsi, tu perpétuera la tradition. »

« Je ne lui ai pas encore parlé de ça Etrius »

« Mais je le sais papa. »

« Comment ? »

« Je l'ai vu. »

Et ils continuèrent de parler, Sin n'avait jamais apprit à lire ou à écrire, pourtant il savait instinctivement parler la langue des anciens lycans et écrire des dialectes jusqu'alors oubliés du plus grand nombre. Etrius le regarda alors avant de partir...

« Tu es l'un de ma Meute, je me nomme Etrius et pour nous à jamais tu sera Sin, Sin Varodan »

« Merci Etrius »

« Je t'ai fais une promesse, je ne compte pas me parjurer. Retournez auprès de votre amour commun. Nous nous reverrons, Sin ».

Pendant les années qui suivirent, il apprit beaucoup d'Etrius et des autres lycans, se mesurant aux jeunes de la meute. Il les surpassait tous en force et en agilité. Sin était l'un des meilleurs combattant parmi ceux de son âge mais lorsqu'il devenait lycan, son esprit devenait incontrôlable sans la présence d'un plus ancien que lui, une fois il tenta d'attaquer Etrius alors qu'ils chassaient ensemble, bien mal lui en prit, il fut mis à terre et remit à sa place. Il n'était qu'un jeune chien fou, un jeune qui avait besoin d'un cadre et de règles. C'est Etrius également qui lui expliqua pourquoi ses crocs et ses griffes étaient faite d'argent. Il lui dit que l'argent dans le sang de son père s'était transmis à lui de cette façon, ainsi il était le seul lycan possédant ses armes redoutables, des armes mais aussi un pouvoir, un don différent de la magie dont il avait apprit l’existence. Il était capable de plier n'importe quel métal à sa volonté, de l'arrêter, de le tordre, de lui donner une forme, mais cette dernière notion resta à jamais approximative. Il ne pouvait cependant pas créer le métal mais l'utiliser ou l'extraire des minerais autour de lui.

Lors de la 21ème année de Sin, alors qu'il était de nouveau partit en chasse avec Etrius lors d'une nuit de pleine lune, Maewin lui, partit de son côté, veillant comme à son habitude sur les villages aux alentours de leur foyer, écoutant les conversations des villageois mais également en mettant hors de portée des vampires les humains qui vivaient là. Maewin savait son fils trop jeune pour l'accompagner, Sin ne maîtrisait rien de sa forme lupine, il aurait massacré chacun des villageois. Il se demandait parfois si l'argent qu'il avait mit dans son propre corps pour refréner sa furie n'avait pas eut l'effet inverse chez son fils.
Mais cette nuit là, la lune trahit Maewin et révéla sa présence aux villageois qui, loin d'avoir peur, s'armèrent de fourches et de toutes les autres armes rudimentaires qu'ils pouvaient posséder.  Ne voulant pas leur faire de mal, le lycan chercha à s'enfuir, mais des pièges avaient été placés aux endroits stratégiques du village et il fut piégé. Obligé de se défendre, ne voulant abandonner son fils, il tua de nombreux villageois, mais le coup hasardeux de l'un d'eux fut mieux placé que les autres et trancha net la tête du père de Sin.

Alors Etrius ressentit en son corps la mort de Maewin, mais Sin également. Suivant la trace de son père, traquant cette odeur qui lui était plus que familière, il traversa si rapidement les plaines et les bois que Etrius lui-même eut beaucoup de mal à le suivre. Lorsqu'il vit l'horreur, la folie de Sin s’éveilla, une folie qui allait durer pendant plus de deux siècles.
En voyant la tête de son père au bout d'une pique, Sin déclencha le premier carnage de sa vie et même Etrius ne put l'arrêter. Le village fut littéralement rasé, ne s'attendant pas à une autre attaque et son mentor ne chercha pas plus à le retenir. Etrius détestait les humains et préférait vivre en harmonie avec la nature, mais cette fois, il rejoignit la haine de Sin et appela les siens. Les morts furent nombreux, le hameau devint une ville fantôme en l'espace de quelques heures à peine. Les humains y vivant furent tous tués, tous dépecés, tous mutilés et aucun ne survécu.

Lorsque le soleil se leva, Sin regarda Etrius et jura que jamais il ne retournerai auprès de sa mère, que l'homme était mort à présent et qu'il ne restait que la bête. Il ne voulait pas qu'elle voit ainsi son fils et jamais elle ne le revit, jamais il ne retourna la voir. Il ignore encore aujourd'hui de quoi elle a succombé, néanmoins, c'est lui qui revint pour l'enterrer dans cette terre qu'elle aimait tant.

Mais ce moment ne changea pas que Sin, au contraire, Etrius qui jusqu'alors n'avait jamais prit partit pour un camp ou pour l'autre, haït à son tour les humains et engagea sa meute dans une vague meurtrière que rien n'arrêta. Parmi tous les lycans, ce fut Sin le plus violent, le plus haineux, allant jusqu'à faire peur aux siens quand bien même jamais il ne leur fit le moindre mal et que jamais il ne contesta l'autorité d'Etrius. Chaque jour qu'il passait au sein de la meute, il apprenait, chaque fois qu'il massacrait, il entrait dans une transe indescriptible qui se manifesta un jour par un pouvoir qui jusque là, était resté latent en lui. Il copia l'attaque d'un être humain, ne l'ayant vu qu'une seule fois il fut capable de retourner l'attaque de ce chevalier contre lui et de s'en débarrasser.

Ce soir là dans la forêt, plusieurs lycans s'étaient regroupés, d'aucuns étaient venu d'autres meute et ils parlaient des humains, certains voulaient arrêter la traque, d'autre au contraire voulait les exterminer. Sin et Etrius étaient de ceux là, ils n'acceptaient plus les humains, au point de vouloir replonger le monde dans une seconde ère de ténèbres, mais Sin ne voulait pas transformer les humains, il voulait la pureté de la race lycan, il en oubliait ses propres origines pour ne voir que l'extermination méthodique de chaque créature non lycan peuplant ce monde.  Était-ce trop ? Bien entendu, mais en ce temps, Sin réfléchissait comme un prédateur, comme le super-prédateur qu'il était et qui ne craignait rien ni personne.

Durant cette vague d'abominations qui dura plus de deux siècles, Sin fit un nombre incalculable de victimes humaines, mais également de bien d’autres races dont il avait apprit l’existence. Mais ses principaux ennemis restaient les vampires, de tous les êtres peuplant le duché, ils arrivaient en haut de la liste de Sin, parce qu'ils étaient ceux qui avaient provoqué tout cela. Sans eux, son père ne serait jamais devenu lycan, sans eux, son père serait toujours en vie. Ainsi il tua tous ceux qu'il rencontra.
Un jour, alors que la pleine lune allait paraître dans le ciel, il s'entretint avec Etrius...


« Crois tu que cela prendra fin ? »

« Les humains se multiplient plus rapidement que les lapins, lorsque l'on extermine un village, une ville entière sort de terre. Voilà la véritable force des humains, leur nombre. Ils ne sont ni intelligent, ni particulièrement fort, certains se démarquent mais ce ne sont pas des guerriers. »

« A t'entendre tu regrettes de ne pas en épargner certain. »

« Et toi, ne regrettes tu pas de n'en épargner aucun. Tu es fort Sin, et le don que la nature t'a fait, ce Ryuken comme tu le nommes depuis ton long voyage dans les terres de l’est après que tu ai participé à la croisade de Frederic II, il fera de toi le chef de la Meute et de toutes les meutes du continent si tu le désires. »

« Je n'aime pas le pouvoir, il emprisonne, je veux être libre, libre de venger mon père. »

« Combien en faudra-t-il Sin ? Combien d'humains doivent mourir pour que ton père soit vengé ? »

« Tous... sans exception. »

Le sourire de Sin glaça le sang d'Etrius ce soir là et le chef de meute se demanda où était passé l'enfant rieur qu'il avait connu autrefois, il avait encouragé la folie de Sin, à tel point qu'il ne pouvait plus l'arrêter maintenant.

« Un jour ne voudrais tu pas, une famille ? Une femme ? Comme ton père l'avait fait. »

« Mon père a tout perdu, pourquoi prendrais je le risque de tout perdre ? Je sais ce que tu te dis, que je suis un fou, bon à enfermer dans une cellule dont il faudrait faire fondre la serrure et la renforcer d'argent. Mais je ne fais que faire survivre notre race, si nous ne faisons que nous défendre, nous finirons par disparaître ! »

« Est-ce si important ? Car finalement, même  aujourd'hui nous ne faisons que survivre, trop peu de lycan donnent naissance à d'autre lycan. Connais tu le ratio ? 1 sur 4, les trois autres sont des humains, des loups ou des morts. »

« Tu voudrais faire quoi ? Que nous en transformions ? Que le sang pur devienne un mélange abjecte avec des humains ? Si il te faut des femmes lycan j'en trouverai. Que dirais tu, des chevaliers, de leurs femmes et des ordres combattants dont certaines d’entre elles se targuent dans le secret ? »

Etrius eut alors lui aussi un sourire carnassier. Convertir ces êtres en lycan c'était s'assurer une descendance forte et terriblement combative et surtout, c'était mettre fin à des ordres qui depuis toujours était une véritable épine dans le pied de tous les lycans de ce monde. Mais voilà, les ordres combattants résidaient dans des forteresses, Etrius et les siens ne pourraient pas les atteindre aussi facilement.
Alors il se contentèrent de raids. Pendant 10ans ils furent un calvaire pour de nombreux ordres, exterminant les hommes les plus faibles, capturant les femmes pour les transformer, sachant pertinemment que l'instinct animal ferait le reste et les attacherait à la meute pour toujours. Cependant, Sin et Etrius n'en transformèrent aucune afin de ne pas faire du sang pur un don commun, laissant  ce soin  aux  autres membre  de leur meute.  
Au 17 ème siècle la population de lycans sur le continent européen ne fut jamais aussi élevée et la terreur aussi grande. Les enfants naissant loups restaient avec la meute ou dans les bois, les enfants humains étaient pour la plupart exécutés sur le champ ou abandonnés à leur sort.

Cependant, au cours de la même l'année , alors qu'il menait un raid de nuit sur une patrouille, Sin et les siens tombèrent dans une embuscade. Bons combattants, les chevaliers de la papauté n'avaient rien laissé au hasard et leurs armes d'argent décimèrent rapidement les rangs lycans, poussant Sin dans ses retranchements. L'animal tua cette nuit là plus d'une vingtaine de chevaliers à lui seul mais n'en sortit pas indemne, loin de là. Nombreuses furent ses blessures et les plaies causées par l'argent ne se refermaient jamais aussi bien que les autres.
Titubant jusqu'à la route la plus proche, il sombra dans un coma profond et reprit sa forme humaine sans même s'en rendre compte.

Il aurait pu mourir cette nuit là, à vrai dire, il serait mort de ses blessures si il n'avait pas été sauvé et le monde aurait pu enfin trouvé la paix.
Privé de la force et de la colère de Sin, les lycans se seraient fait plus discrets jusqu'à ne devenir plus qu'une légende.

Mais il fut sauvé, par une jeune femme et ses frères. Encore soumit à l'inconscience de ses blessures, il ne sentit que le fait qu'on l'aide à se relever et il sentit un parfum, un parfum qui allait l’envoûter pour le reste de son existence. Jamais l'ont avait fait preuve de compassion envers lui, même au sein de la Meute, la peur était toujours trop présente pour que l'on fasse de lui un partenaire, encore moins pour une lycan. Même si il avait toujours été un très bon éducateur pour les jeunes de la Meute, compréhensif et calme avec eux, loin du monstre que l’on connaissait.
Grognements et gémissements furent les seuls premiers mots de Sin alors qu'ils le hissaient sur un brancard de fortune pour l'emmener jusqu'à leur village. Même aux portes de la mort, il se débattit, certes mollement mais toujours plus férocement que tout être humain dans le même état.
Alors que ses sauveurs le traînaient jusque à leur demeure, conduisant le loup jusqu'aux agneaux, Sin sentit un autre parfum, plus familier, plus animal, il ne comprit jamais qu'il venait de la grand-mère de celle qui l'avait aidé, une femme qui portait encore sur elle, l'odeur de son époux.

Longues furent les heures qui s'écoulèrent après les premiers soins, mais toujours autour de lui alors que ses plaies se refermaient, il y avait cette odeur, ce parfum délicat et doux qui agissait sur lui comme un baume. Lorsque doucement ses yeux s'ouvrirent et qu'il comprit qu'il était dans la maison d'êtres humains, il se releva brusquement de son couchage, que l'on avait mit sous la fenêtre, contre le mur et malgré la douleur encore atroce, il resta dans le coin de la pièce, qui se trouvait juste derrière lui, comme un animal, ainsi personne n'était derrière lui ou sur ses flancs, il tenait en appuie sur ses jambes et ses mains dans une posture à la fois gracieuse et animal. Ses yeux firent alors rapidement le tour de la pièce, il n'y avait qu'une seule personne, une jeune fille rousse, d'une vingtaine d'année, autrement dit, une enfant à ses yeux. Tous les humains que par le passé, il avait pu apprécier, étaient mort à présent, après tout, deux siècles s'étaient écoulés et lui-même si il n'avait été qu'un simple humain, serait mort.
Sin était là, comme un animal sauvage que l'on avait enfermé, le regard qu'il portait sur le jeune fille était emplit d'une menace sourde, mais pourtant elle dégageait ce parfum... Il regardait ses bras, ses jambes, son torse, ils étaient maintenant bandés mais le sang s'écoulait à nouveau des plaies fraîchement refermées. Il regarda cette jeune femme comme l'on regarde une étrange chose qui n'est pas sensé existé. Elle l'avait soigné, pourquoi ? Mais la douleur était trop forte, il dû se résoudre à abandonner sa posture et à s'allonger contre son grès.

Serilë... ce nom allait désormais faire partie intégrante de sa vie, mais il ne le savait pas encore. Étrangement il trouva le nom jolie, ce qui le poussa encore plus à la détester et à détester le fait qu'elle l'ait sauvé. Elle n'était qu'une humaine, une misérable humaine comment osait-elle prendre soin de lui ? Elle serait morte si il avait suffisamment de force. Mais ce n'était pas le cas, il se contenta de resté allongé sur son couchage alors qu'elle lui précisait qu'il ne craignait rien ici et que personne ne lui ferait de mal. Cette pensée fit rire Sin, un rire qui se manifesta par un sourire froid, transpirant la mort, adressé à la jeune femme. Il méprisait ce qu'elle était, il méprisait sa race et désormais, il méprisait sa naïveté et sa gentillesse.
Obligé de garder le lit, les armes en argent faisant des cicatrices trop importante pour s'en remettre en quelques heures, il se laissa soigner, grimaçant et reniflant à chaque fois qu'elle se penchait sur lui. Elle avait ce parfum de bonté qui restait sur elle, cette prévenance qu'il n'avait jusqu'alors jamais rencontré auprès d'une humaine même si par le passé, il avait eut des aventures avec de nombreuses lycans.
Mais elle lui tapait sur les nerfs, répétant sans cesse des noms fantasque pour qu'il donne le sien, agacé et incapable de bouger, il finit par donner son nom, Sin. Cela ne signifiait rien pour elle, après tout, elle connaissait sans doute les lycans et leur sauvagerie mais ils n'avaient pas pour habitude de laisser une carte de visite après chaque massacre.
La première nuit qu'il passa dans la même chambre qu'elle, il la maudit, la lune dehors ne serait pas pleine avant un bon mois et ses blessures l'empêchaient toujours de bouger. Il sombra alors entre le conscient et l'inconscient, brûlant d'envie de dire qui il était, ce qu'il était, mais dans son état, il ne pouvait pas s'enfuir, pas encore. Aussi passa-t-il la nuit à regarder Serilë dormir, sa chevelure rousse glisser lentement le long de son dos et son délicat parfum l'enivrant. Stupide humaine, elle finirait par mourir comme les autres. Sin ne comprenait pas ce qui lui arrivait et ne cherchait absolument pas à le savoir. La lueur de la lune à l'extérieur n'éclairait que le corps de la jeune femme, laissant Sin dans l'ombre, comme si la mère Lune lui indiquait quelque chose, une chose, qu'il ne comprenait pas encore.

Deux jours passèrent avant que Sin puisse se tenir sur ses jambes et forcément, Serilë était là, elle l'avait aidé à se nourrir, à se tourner, lui avait apporté de l'eau pour se laver et à boire lorsqu'il avait soif.


« Tes mains savent guérir » avait-il alors simplement dit alors qu'elle bandait une nouvelle fois son torse qui se remettait plus vite que prévu.

Ce jour là, alors que faiblement ses jambes l'aidaient à se mouvoir, il sortit de la chambre de la jeune femme, voulant respirer l'air extérieur. Il en avait besoin, une certaine claustrophobie s'était emparée de lui. Mais alors il vit un autre être, autre que Serilë et sur lui, il n'y avait ni parfum ni chevelure, il reconnu seulement, quelque peu estompé, le parfum de celle qui l'avait secouru. L'homme s'en prit alors verbalement à Serilë, puis se mit à insulter Sin et le fait qu'il soit un étranger dans la chambre de celle qui lui était promise, enfin le baratin habituel des êtres humains sur la jalousie. Sin, lassé d'entendre cela, ne dit pas un mot, mais les propos de cette petite créature envers Serilë l'avait énervé, bien que rien ne parut sur son visage. Malgré sa faiblesse apparente, il prit le jeune homme en serrant le col de sa chemise au point de l'étrangler et le colla contre le mur à dix bon centimètres du sol. Le regard de Sin suffit à calmer l'humain, son sourire aussi, le sourire du prédateur jouant avec sa proie. Le gamin, c'est ce qu'il était à ses yeux, ne représentait rien, sa vie non plus d'ailleurs, d'une simple secousse il pouvait lui briser la nuque et alors qu'il ne manquait qu'une impulsion pour mettre fin aux souffrances de ce Gabriel, Serilë s'accrocha au bras de Sin, ne faisant en rien vaciller la poigne du lycan , mais attirant son attention.. Visiblement le petit homme avait de la valeur aux yeux de celle qui l'avait sauvé... Si la vie d'un lycan valait celle de l'humanité tout entière aux yeux de Sin, alors il pouvait accéder à la requête implicite de la jeune femme. Il lâcha l'homme qui s'écroula lamentablement à ses pieds. Il n'y avait nul besoin d'explication, Sin gardait son visage fermé et se contenta d'expliquer pourquoi il avait lâché l'homme qui était à moitié mort maintenant.

Sin s'en retourna dans la chambre, se contentant d'en ouvrir la fenêtre pour contempler le village, mais surtout, les plaines et les forêts environnantes. Il avait presque entièrement retrouvé la force d'anéantir cette famille et pourquoi pas ce village. Mais cette fille... y en avait-il d'autre comme elle ? Pour la mort de son père, Sin avait condamné l'humanité, mais une humaine l'avait sauvé, combien de vies cela valait il ? Il était prit dans un dilemme moral insoluble pour lui à cette époque. Cette nuit là, alors qu'il avait retrouvé l'essentiel de ses forces, Sin ouvrit la fenêtre et disparu de la vie de Serilë, il ne pouvait résoudre ce problème, il ne pouvait le comprendre, alors il se donna pour mission de l'oublier.

Il retourna vers les siens et sa famille, il ne conta jamais son histoire, mais ils sentirent sur lui la présence humaine, on le questionna mais il resta silencieux, ce soir là, il s'entretint avec Etrius...


« J'ai réfléchis, alpha, si nous voulons la mort des humains, alors commençons par chasser ceux que les humains eux-même chassent. Laissons là les villages, ils ne sont que des sots et des entêtés, tuons maraudeurs, violeurs, voleurs, assassins, purgeons la race humaine et voyons son évolution. »

« Que t'arrive-t-il Sin ? Nous ferais tu payer ton abandon ? Écoutes, nous ne savions pas, d'accord ? Nous pensions qu'ils t'avaient tué. »

« Et je suis vivant, fin de l'histoire. »

« Tu as changé Sin. »

« J'ai évolué, mais des humains sains, une fois que nous aurons purgé ce monde, faisons les nôtres. Tu gouvernera, à l'instar d'un Alpha sur l'ensemble du continent »

Etrius accorda à cette idée une chance. Sin détestait toujours autant les hommes et il voulait les voir disparaître, la seule différence à présent, était qu'il triait le bon grain du mauvais. Durant deux ans les crimes commis là où se trouvait la Meute furent moins nombreux et d'autres se joignirent à eux afin d'épouser la pensée de Sin, sous le joug d'Etrius. Ils ne transformaient plus, les assauts sur les ordres avaient désormais cessés pour se concentrer sur les calamités du peuple humain, à l'instar des charognards, les lycans débarrassaient ce monde d'une certaine idée du mal.

Mais ce jour là fut différent des autres, Etrius finit par prendre épouse et fusionna sa Meute avec une nettement plus agressive, plus noir encore que celle où se trouvait Sin. Et alors qu'ils traquaient une proie, ils tombèrent sur un village. Ce village, celui que Sin avait toujours tout fait pour éviter jusqu'à présent, mais voilà, le sang, les hommes, tout ceci stimula son côté lycan et le carnage commença.


« Tuez les ! Massacrez les ! » hurla alors Etrius et Sin suivit, il fit certainement le plus de dégâts dans le village cette nuit là, mais son ombre semblait tourner autour d'une maison, autour de sa principale faiblesse depuis deux ans maintenant, comme pour éviter que les autres ne s'en approchent. Sin était suffisamment connu pour qu'on lui laisse une plus grosse part dans le massacre que les autres, quand il désignait une demeure, il s'en chargeait seul.

Mais alors il sentit une lame derrière lui, l'un des frères de Serilë avait quitté, la maison, ces frères qui voulaient le laisser pour mort, ceux qui le traitait comme un animal lorsqu'il était sous leur toit. Ha il était un animal, alors il allait lui montrer ce qu'était véritablement un animal. Il saisit l'épée à pleines mains et la brisa en deux comme si il ne s'agissait que d'une simple brindille, il étripa littéralement le frère de Serilë d'un simple coup de griffe, il lui arracha entrailles et viscères. Mais il sentit à ce moment là une autre douleur, plus vive, comme du feu que l'on jetait sur lui, il fit volte face et plongea son poing dans l'estomac de son agresseur, quand son regard croisa celui de la personne qu'il venait de toucher, il était trop tard, elle allait certainement mourir. C'était elle... Serilë.

Il laissa ce nom s'échapper des ses babines et mis à terre le reste des humains qui l'attaquait. Sentant alors l'odeur d'un autre lycan qui voulait s'approprier Serilë certainement corps et âmes, il se jeta sur lui et lui arracha la gorge sans autre forme de procès. Il sauta par dessus elle, ramassant cette poupée désarticulée dans son immense patte. Il se retourna vers les lycans qui l'avaient vu commettre ce meurtre sur l'un des leurs et hurla qu'elle était à lui et que personne d'autre n'avait le droit de s'en approcher. Les autres ne cherchèrent pas querelle, d'autant que le lycan assassiné était celui de l'autre Meute qui ne connaissait pas les coutumes d'Etrius.
Sin s'écarta alors du massacre, des cris, des pleurs, des supplications, des râles et des étouffements dans le sang, des viols et des morts. Il entendit les faibles mots de Serilë qui le traitait d'assassin en tentant vainement de le frapper...


« Tout ce que je fais, je le fais pour les miens et leur survie.» répondit-il

Dans quelques minutes, le soleil allait réapparaître, Sin emmena en quelques secondes Serilë à l'orée d'un bois voisin alors que les premiers rayons du soleil commençait à percer le voile de la lune. Sin devait prendre une décision, la laisser mourir ou la transformer. La laisser mourir aurait certainement été plus humain, mais il ne pouvait pas, elle l'avait sauvé, il allait lui rendre la pareille, alors depuis très longtemps, il transforma un être humain en lycan. Alors même que ses jambes commençaient à redevenir humaines, il reviendrait la chercher, de toutes façons elle allait suivre son instinct. Alors il plongea ses crocs dans sa nuque, perçant suffisamment les chaires pour transmettre sa malédiction mais pas suffisamment pour l'achever, il connaissait la douleur des morsures pour s'être déjà confronté à d'autres lycans pour mesurer sa force, mais il ne savait pas ce que Serilë ressentait. Il sentit le venin passer dans les veines de la jeune femme, elle était sauvée, elle ne mettrait pas longtemps à guérir, lui, il allait s'enfuir, il ne pouvait pas rester, elle ne devait pas associer ce visage humain au visage animal, pas tout de suite.
Il se perdit alors dans les bois, la laissant là à contempler les premiers rayons du soleil de sa nouvelle existence.

L'année suivante était proche après le massacre du village de Serilë, Sin était retourné auprès des siens, mais continuait furtivement de surveillait la jeune femme. Sa discrétion était suffisante pour ne pas être repéré, il guettait, il guettait les premiers signes de la transformation de Serilë. Mais alors qu'il revenait vers la Meute, il sentit une présence, quelque chose qui lui fit se dresser les poils sur son dos. Lorsqu'il comprit, il était trop tard, un groupe d'hommes venait de le faire prisonnier usant d'un filet tressé en argent et il sentit sur lui un sort suffisamment puissant pour le faire sombrer dans l'inconscience.
Il reprit conscience  le lendemain, discernant assez peu les contour de la pièce, il avait été enchaîné à l'aide d'un alliage d'argent et de mithril, un ouvrage minutieux à n'en pas douter, pourtant rare étaient les forgerons de cet art à vendre leurs services. Autour de lui d'autres cadavres, ouverts, éviscérés, désossés, lobotomisés, recousus, difformes et informes. Des hommes, des femmes et des enfants, des animaux, parfois un immonde mélange des deux, aucune race ou créature n’avait été épargnée. Un immonde charnier qui semblait remplir l'immense fosse d'une dizaine de mètre de profondeur au dessus de laquelle il était suspendu sur un simple rond de pierre d'environ 1 mètre de diamètre et un chemin y menant. Il ne pouvait ni bouger les bras, ni les jambes, ces dernières, enchaînées également ne touchaient pas le sol et était pourtant immobiles. Tout autour, une odeur de décomposition était omniprésente et un homme, d'une trentaine d'années, se tenait là, à l'autre bout de la pièce, le regardant.


« J'espérais bien ne pas vous jeter tout de suite dans la fosse, mon cher Sin. »

Le lycan était dans une rage folle et pourtant, rien ne semblait vouloir céder à sa volonté, les chaînes étaient solidement accrochées au plafond et à l'aide d'un ingénieux mécanismes, pouvaient coulisser tout au long de la pièce afin de n'avoir jamais à défaire les liens de Sin, pouvant l'accrocher ainsi contre d'autres murs ou directement sur le sol, le suspendre la tête en bas ou bien d'autres choses encore.

« Oh tu te demandes certainement comment je connais ton nom, c'est lui qui me l'a dit. »

L'homme balança alors aux pieds de Sin la tête d'Etrius, le faisant alors hurler d'une rage sans nom.

« Ne t'en fais, il t'a fait honneur, il a souffert pendant plusieurs heures avant de nous révéler où tu te trouvais et comment te vaincre facilement. Mais ne t'inquiètes pas, j'espère bien que le Fléau nous offre un petit peu plus de résistance... ».

Il est inutile de décrire à quel point Sin a souffert, du moins, pendant les premiers, temps. Lors de sa première transformation dans ce cachot, on le brûla de très nombreuses fois afin de voir si il était possible de le faire redevenir humain. On usa de potions, d'injections et de sorts, il faillit mourir de très nombreuses fois, mais à chaque fois on le maintenait en vie, l'empêchant de mourir, allant même jusqu'à le chercher dans le monde des morts. Et ça, ce n'était que la première nuit. Les suivantes furent toutes identiques, lorsqu'il demande pourquoi on lui répondit simplement :

« Pour la survie de mon espèce mon cher. Vois tu, les tiens ont la fâcheuse tendance à vouloir se faire les crocs sur nous, bien sûr nous pourrions équiper chaque fermier d'une arme en argent, mais voilà, l'argent coûte cher et les forgerons le vendent à prix d'or, c'est d'ailleurs ce qui m'a décidé à tester cette pièce sur son inventeur. La boucle était bouclée, le créateur et la création ne faisant plus qu'un, ne trouves tu pas cela très philosophique ? Mais on discute on discute et le travail n'avance pas pour autant... »

Cette nuit là, on lui arracha ses ongles et ses dents d'argent une à une pour voir si ils allaient repousser, et ils repoussèrent, alors on recommença. Question d'éthique, ne jamais se fier à une conclusion trop hâtive. Quand Sin demandait à son tortionnaire son nom, ce dernier ne répondait pas, le lycan finit par comprendre que sa famille avait été massacré lors d'un raide de lycan, enfin il le comprit alors que le « scientifique », comme il se faisait appeler par ses hommes, glissait lentement une tige de métal d'une épaule à l'autre de Sin pour voir à quel point ses os étaient résistants. Le lendemain, on lui brisa presque l'intégralité des os de son corps et on étudia le temps qu'ils mettaient à se régénérer. On fit cela tous les soirs pendant trois semaines. « Une tâche épuisante et salissante » selon le scientifique.

Les dix premières années, le scientifique se concentra principalement sur la peau, les muscles et les os de Sin, faisant de lui pendant presque trois mois d'affilés, un écorché vif. Il prit des notes, fit de très nombreux croquis et recommença lorsque la peau commençait à se régénérer si cela allait trop vite à son goût. On le brûla vif également, afin d'apprécier le temps de recomposition de ses chairs carbonisées. Sin avait oublié le temps qui passait et il ne s’aperçut pas que cela faisait déjà dix ans qu'il était dans cet enfer. Il le voyait, au fur et à mesure que l'homme lui vieillissait. Lorsque la onzième année commença et durant les cinq années qui suivirent, le scientifique se concentra sur ce qu'il appela « leçon sur l'évolution naturelle ». Il est inconcevable de décrire ici ce qui se passa et ce qu'endura Sin, mais pour résumer, on l'obligea à procréer avec la plupart des espèces humanoïdes de ce monde, toutes sorte de race à condition que les cobayes soient de sexe féminin. Le scientifique étudia conception, temps de gestation, état de la progéniture, faisant subir aux mères et aux enfants milles supplices également avant de les jeter dans la fosse.


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MessageSujet: Re: Sin Varodan, un lycan parmi les loups Mar 13 Sep 2016 - 19:24

Suite


Histoire


[Note : la couleur des dialogues pour Sin change à la fin afin d'évoquer son changement de statut à partir de la défaite de Linus]

Les cinq autres années qui s'écoulèrent furent dédiés aux « effets et résultats des drogues, médicaments et autres décoction sur la race lycan ». Un de ces jours où le scientifique était entrain d'enfoncer dans la colonne vertébrale de Sin à l'aide d'une aiguille suffisamment grosse pour transpercer un sanglier, un liquide semblable à de l'acide, il fit une confidence à Sin...

« Tu sais, on se connaît assez maintenant pour que je te dise que je suis agréablement surpris, non sans rire, je ne pensais pas que même toi, tu puisses tenir aussi longtemps. »

« Co... comment me connaissez vous ? »

« Ho je ne t'ai jamais raconté, tu as emporté avec toi le crâne de ma femme en guise de trophée un de ces soirs où tu t'amusais, je ne sais pas d'ailleurs, si ma fille a trouvé amusant de se retrouvé prise contre son grès par un lycan. »

Sin baissa alors les yeux...

« ... »

« Ca suffit, on est pas là pour discuter ! Je suis là pour la science ! »

Et il endura l'acide. On le drogua avec es substances dont il n'avait jamais entendu parler. Mais pendant que son corps souffrait son esprit lui, s'éveillait. Le scientifique ne l'avait pas brisé, bien au contraire. Il n'avait pas non plus transformé le loup en agneau, Sin espérait toujours pouvoir le dévorer et prendre sa revanche sur lui et toute la bande de joyeux drilles qui se trouvait avec lui. Mais il comprenait la folie de cette homme, il comprenait qu'à vouloir détruire les hommes il les avait rendu plus fort, mais aussi plus cruel. Serilë était loin de tout cela, elle était la douceur incarnée et désormais elle devait errer dans les bois sans but, sans protecteur, sans mentor pour la guider depuis toutes ses années. Jamais il ne révéla son existence au scientifique, mais peu à peu, Sin comprenait que les sentiments qu'il avait pour Serilë étaient fort, terriblement fort, ne la voyant encore pourtant que comme une enfant dans son esprit, il voulait veiller sur elle et la protéger.

« Pourquoi refuses tu de mourir Sin ? Remarques on pourrait en finir facilement avec une épée en argent. Mais trouver une spécimen aussi rare que toi m'a déjà prit tellement de temps et tu vois, parfois je me demande si pour continuer mes expériences, je ne vais pas te forcer à me mordre, ou alors trouver un vampire. Tu te souviens, quand je t'ai mis dans la fosse avec ces vampires, ça t'a plus non ? De pouvoir les étriper et les éviscérer... oh c'est peut être pour ça que tu vis, pour pouvoir me tuer ? Un folle espoir j'en ai peur... mais tant pis ! »

« Non... si je vis, c'est pour me faire pardonner un jour. Je t'ai fais souffrir et ton esprit c'est égaré... humain, je te demande pardon... pour ta femme, ta fille... je suis à l'origine de ce que tu es et même si je ne pardonne pas tes crimes et que tu mérites milles fois la mort pour ce que tu as fais, je suis désolé. Plus jamais je ne transformerai un être humain en lycan, pour le simple plaisir. »

Le scientifique hurla et redoubla d'intensité ses tortures sur Sin tandis que ce dernier ne sentait déjà plus rien depuis longtemps. Le lendemain, cela faisait 20 ans que Sin était emprisonné dans cette geôle dont il ignorait l'emplacement sur la carte du monde, 20 années où il avait vu le scientifique se détruire et tenter de le détruire sans même s'en rendre compte. De la vingt à la vingt cinquième années, il testa sur lui les métaux, tous les métaux, du bronze au mithril en passant par l'argent et le fer. La première fois, il fit entrer le métal en fusion, la deuxième fois avec une épée en fer il transperça le lycan de part en part et s'en suivirent moult expériences. Le scientifique, cette fois par simple amusement, coupa les paupières de Sin pour l'obliger à garder les yeux ouvert, mutilant son nez et sa gorge, allant même jusqu'à couper dans le sens de la longueur la jugulaire du lycan avec une lame en argent. Il fut sauvé grâce à des soins rudimentaires et rien d'autre. Son corps, après tant d'années, étaient entièrement recouvert de cicatrices plus ou moins profondes, de plaies plus ou moins bien cautérisés, certaines ayant été refermées à l'aide d'un tisonnier brûlant.  Durant cinq années, les métaux transpercèrent et déchirèrent le corps de Sin, son tortionnaire s'amusant même parfois à l'éplucher, avec une lame affûtée, comme une vulgaire pomme. C'est certainement au cours de ces cinq années, que Sin perdit le plus de sang, mais la douleur elle, n'était plus qu'un souvenir, il avait apprit à l'endurer plus que de raison.

Alors au bout de ces cinq ans et pour les cinq années qui suivirent, le scientifique testa une ultime arme sur Sin, une arme qu'il maîtrisait à merveille : la magie. Il l’avait sentit en Sin et il trouva comment le torturer, tout d'abord en le soumettant à des sorts plus puissants les uns que les autres, certains brûlaient les chairs, d'autres brisaient les os, d'autres encore semblaient s'attaquer directement à l'âme. Mais tout ceci ne fit que renforcer la détermination de Sin et sa propre magie. Alors le mage en appela deux autres avec lui et firent suinter la magie de Sin par tous les pores de sa peau, le faisant hurler d'une douleur nouvelle et sans nom. C'était pire que de se faire retirer le squelette tout entier, le scientifique avait essayé cela il y a quelques années maintenant, il souffrait en continue car jamais la magie ne s'épuisait, sans cesse renouvelée, sans cesse détournée, sans cesse transformé, c'est certainement ce qui marqua le plus l'esprit de Sin.

Mais un jour, au bout de 30 ans de torture, il vit une tête rouler jusqu'à ses pieds, ce n'était pas la première, mais c'était une tête à laquelle il ne s'attendait pas, celle du scientifique. La porte en haut des escaliers restait ouverte et les gardes furent un à un massacrés par un bretteur hors du commun. Lorsque Sin put contempler son visage alors que l'homme s'approchait de lui, il constata qu'il s'agissait d'une femme, une femme à la peau blanche et aux oreilles pointues.


« Qui... qui es-tu ? » demanda Sin.

« Tout ce qui compte c'est que toi, tu es libre. » lui répondit-elle.

Oui Sin était libre et jamais il ne connu le nom de son tortionnaire. Alors qu'il sortait, soutenu par l'épaule de cette femme et par ses jambes qui tenaient à peine sur elles-même, il vit un domaine tout entier, un de ces petits château que les nobles affectionnent pour « se mettre au vert » entrain de brûler, au milieu d’une forêt, ces arbres, cette odeur… il n’avait jamais été captif en France, de nombreuses choses s’étaient passé sans lui et sa libératrice lui apprit qu’un homme du nom de Napoléon commençait à faire parler de lui sur son territoire mais ces considérations étaient loin désormais .

« Désolé, je ne t'en ai pas laissé... »

« Inutile, j'en ai trop vu à présent... ».

Les jours passèrent et jamais l’elfe ne demanda quelque chose à Sin sur ce qu'il avait vécu là bas, ce n'était pas nécessaire, elle avait vu le charnier, il n'y avait rien d'autre à ajouter. Au bout d'une semaine, Sin reparla enfin alors qu'ils étaient tous deux au sein de la forêt de Bavière...

[color:692e=cornflowerblue0]« Qui es tu ? Qui t'a envoyé ? »

« Mon nom n'est pas connu en ce pays, j'ai été envoyé pour détruire ce château, mon maître s'inquiétait de la disparition récurrente d’elfes ces dernières années, il m'a fait enquêter, voilà désormais 10 ans que je cherchais ce lieu. Et toi depuis combien de temps étais tu là bas ? »

« Trop longtemps. »

Il n'avait pas vraiment calculé, il ne s'en rendit compte que quelques jours plus tard lorsqu'il demanda en quelle année il était. Pendant trente ans il était resté captif, aux portes de la morts, jouet entre les mains d'un fou.

« Sais tu ce que je suis ? »

« Oui. »

« Alors je vais partir. »

« Non. »

Un simple non. Comment pouvait-elle vouloir rester à ses côtés ? Elle lui expliqua que son maître lui avait ordonné de ne pas laisser de preuve, mais qu'elle ne pouvait pas s'en aller ainsi. Elle avait trouvé des notes dans la demeure, des notes sur les expériences, sur Sin, sur sa nature et ce qu'il avait enduré. Elle lui avait donné, tout y était noté si méthodiquement, si scientifiquement, seul un fou avait pu faire cela. Sin à peine les eut-il en main qu'il les jeta dans le feu qui les réchauffait.

« Je dois retrouver quelqu'un, mais les miens me rejetteront, aides moi à la retrouver et je te serais redevable. Aides moi à comprendre les hommes, à comprendre les tiens. »

Elle hocha la tête et le pacte fut scellé, pendant plus de trente ans il resta aux côtés de cette femme mystérieuse, il apprit peu en matière de combat, mais elle lui fit néanmoins cadeaux de puissants gantelets en fer et en mithril, un alliage rare et précieux, elle lui offrit également à l'un des anniversaires de leur rencontre, un fouet en écaille de dragon. Sin ignorait combien de tels présents étaient rare et d'une très grande valeur, il ne l'apprendrait que bien plus tard. Il s'entraîna de nombreuses heures, le combat au corps à corps n'avait pas de secret pour lui, mais le fouet c'était autre choses et de loin. L'un des exercices les plus difficile qui lui ait été donné de faire. Il devait allier la précision à la patience, ne jamais se précipiter, réfléchir avant d'agir, avoir une certaine élégance et une puissance maîtrisée. En cela le fouet fut terriblement salvateur pour Sin, en maîtrisant cette arme, il se maîtrisait lui-même, il n'était plus l'homme et l'animal, il n'était que lycan, quelque chose qu'il n'avait jamais réellement ressentit, n'étant auparavant que purement animal. Sa soif de haine et de destruction avait totalement disparue et bien qu'il ne sache toujours pas lire ni écrire, il faisait quelques progrès assez sommaire.
Il était une arme efficace pour l’elfe mais aussi un ami et un confident, ils parlaient pendant des heures du monde et de ceux qui l'avait créé, Sin lui racontait l'histoire des lycans pendant qu'elle lui parlait de l'histoire de son propre peuple.

Mais les recherches n'avançaient pas, Serilë demeurait introuvable même pour quelqu'un comme l’elfe, on entendait parfois parler d'une rousse dans certains villages ou hameaux, mais sa discrétion n'avait pas d'égal. Et lorsque elle annonça à Sin qu'ils devaient se séparer, ce dernier ne comprit pas.


« Pourquoi ? » demanda-t-il

« Nerendil prépare une grande expédition dans les mers de l'ouest, nul ne sait si l'on en reviendra, tu dois rester à terre pour la retrouver. »

« Comment faire ? »

« Retournes parmi les tiens, essaye de vivre Sin, redeviens l'être sauvage que tu n'as jamais cessé d'être, les loups ne sont pas fait pour qu'on les garde prisonniers »

Elle déposa un chaste baiser à la commissure des lèvres de Sin et s'en alla, le lendemain elle allait prendre la mer pour ne jamais revenir, l'expédition allait être un échec et seule Nerendil en reviendrait, à moitié morte.

Sin écouta ses conseils et disparu pendant 40ans, on entendit plus parler de lui. Il retourna auprès des lycans qui mirent longtemps à le reconnaître, mais les plus vieux encore en vie ne s'y trompèrent pas, Sin était de retour. Mais lorsqu'il leur annonça qu'il ne chassait plus les humains, que jamais plus il ne ferait de massacre, les siens ne comprirent pas. Heureusement le nouvel alpha était un homme sage qui préférait vivre en ermite plutôt que le monde ne s’intéresse aux siens. Sin fut réintégré à la meute, se chargeant principalement d'élever les jeunes lycans quand il y en avait, il n'avait rien perdu de ce don. Mais Sin ne riait plus, il ne souriait plus, il avait perdu tout ce qui faisait de lui ce qu'il était autrefois. Il sentit les regards lourd d'interrogation et s'isola quelque peu de la meute, trouvant à la frontière nord de l'europe, une grotte dont il délogea l'ours qui l'habitait pour rester non loin de la Meute mais vivant en ermite. Durant ce temps il rencontra Linus Mextan, un lycan plein d'ambition qui le dénigra en le traitant de moins que rien lorsqu'il comprit que Sin ne plaisantait pas quant à ses résolutions. De nombreux soirs pendant toutes ces années il resta non loin des villes et des villages, veillant sur leurs habitants comme son père faisait autrefois. D'autres fois il parcourait les bois et les plaines de ce monde pour retrouver Serilë, en vain.

C'est au 19 ème siècle qu'il fit une rencontre à laquelle il ne s'attendait pas, au détour d'une chasse de jour dans un bois. Il se retrouve nez à nez avecune grande mage elfe, en retour d'une mission diplomatique. Les deux êtres restèrent face à face, bien que l’elfe ne fut pas sur ses gardes, Sin restait en suspension sur ses jambes et alors qu'il allait s'enfuir, l’elfe lui demanda de rester, comme figé il l'écouta...


« Tu es Sin Varodan, n'est-ce pas ? »

Il la regarda intrigué, encore plus méfiant que quelques secondes auparavant, il prit sur lui de lui demander...

« Qui êtes vous ? Comment connaissez vous mon nom ? »

« Autrefois j'ai rencontré une jeune elfe, qui parlait d'un hommes aux cheveux d'argent et aux yeux ambrés, elle m'a dit que jamais elle n'avait rencontré un homme comme lui, mais j'ignorais qu'il fut si beau et si... spécial, voilà donc le secret qu'elle gardait. »

« Vous la connaissiez ? Est-elle... ? »

« L'expédition fut un échec, seule Nerendil a survécut, en passant un pacte avec le Seigneur Leviathan à ce que l'on dit. »

Sin savait qu'elle ne mentait pas à présent. Mais lorsqu'elle lui dit qui elle était et surtout son rang au sein de la Cour elfique, il manqua de prendre la fuite. Mais ils se comprenaient, elle aussi, quelque part, était rejeté par les siens, parce qu'elle était trop tolérante, parce qu'elle voulait découvrir ce monde sans aucune frontière de race. Sin était un lycan et pourtant elle ne le détestait pas, lorsque ce jour là, elle lui tendit un papier pour lui dire où la retrouver, il ne le comprit pas. Ainsi débuta la mission de l’elfe, retrouvant en secret Sin pour lui apprendre les arts et les coutumes des peuples, lui apprendre à lire et à écrire les signes communs. Elle fut stupéfaite par les savoirs anciens de Sin, quand bien même il se refusa à les lui transmettre. Durant quinze ans leurs rendez vous furent fréquents et réguliers. Sin se mêla aux hommes et aux autres races pour tenter de les comprendre, mais il continuait de faire peur, son regard y était pour beaucoup. Cependant il continuait d'apprendre, il voulait le faire pour que quand il aurait retrouvé Serilë, elle puisse voir à quel point il avait changé, même si il n'espérait pas se faire pardonner.

Et pourtant, début du 20ème siècle, Sin décida de revenir définitivement parmi les siens, il avait entendu dire que les anciens ordres avaient menés de nombreux raids au point de décimer presque intégralement sa race, pourtant il n'eut aucune colère . Il ne voulait plus voir ni la mort, ni la haine et alors qu'en ce jour, il revenait vers les siens, il y vit un visage qu'il n'avait jamais oublié.
Elle était là, attendant sur une souche, les bras croisés parce qu'elle avait froid. Combien de temps hésita-t-il avant d'aller la voir ? Trop très certainement, mais il l'avait lâchement abandonné, il ne pouvait pas tourner les talons à nouveau, même si la première fois, ce n'était pas de son fait. Il s'approcha alors simplement et déposa une couverture sur ses épaules. Il n'eut d'autres mots que ceux de l'honnêteté. Dès ce jour , ils ne se quittèrent plus, non amant, mais Sin prit sur lui de lui apprendre à être lycan, plus d'un siècle trop tard. Elle n'avait pas changé, posant toujours autant de questions auxquelles il ne répondait pas, elle ne devait pas savoir pour le scientifique, pour les elfes, jamais, c'était son histoire, sa honte et il resta muet, même encore de nos jours, Serilë ignore ce qui est arrivé à Sin, comme le reste du monde.

Pendant deux années entières il lui apprit à chasser, à se repérer avec la lune, il maîtrisait son animal sauvage par sa simple présence, tout comme Etrius le faisait avec lui auparavant. L'Alpha était toujours aussi sage, les perdant dans les mémoires des hommes, ils devenaient de plus en plus des légendes urbaine. Ils devaient survivre, survivre en étant oublié.
Mais il y en avait un qui n'était pas d'accord avec cette philosophie et alors que l'alpha vieillissait, lui entrait dans la force de l'âge. Linus Mextan, celui que Sin avait rencontré quelques années auparavant. Il défia en combat singulier l'Alpha et Sin comme les autres lycans, ne put intervenir car telle était la Loi de la Meute et elle se devait d'être respecté bien que l'issue du combat ne faisait aucun doute.

L'Alpha fut envoyé vers l'autre monde avec les honneurs dû à son rang, mais en cachette de Linus qui avait ordonné que son corps pourrisse sur place. Sin fit alors acte de sa première rébellion silencieuse, loin des yeux de Linus, au cœur de Brocéliande, il déposa sur une pierre le corps de l'ancien Alpha. Et alors mère nature l'accueillit en son sein, le recouvrant de plantes et de fleurs pour que jamais il ne soit découvert.

Pendant les trois années qui suivirent, Sin s'opposa aux décisions de Linus en silence, échappant aux assauts barbares qu'il menait sur les hommes, retenant autant que possible l'animalité de Serilë, il l'emmenait avec lui loin de tout cela. Ils allaient chasser également, mais les animaux de la forêt et du gibier pour satisfaire leurs appétits sans s'en prendre aux humains. Étrangement, jamais Linus ne lui reprocha quoique se soit et un bruit silencieux commença à se répandre au sein de la meute. Linus craignait Sin, il le craignait au point de ne jamais provoquer sa colère ou son courroux. Mais la première qui manifesta sa colère fut Serilë, un soir après un raid alors que Linus revenait la gueule encore pleine de sang, ils se confrontèrent au levé du jour alors qu'ils reprenaient leurs formes humaines. Lorsque Serilë s'exprima devant tous, Linus lui ordonna de se taire, mais elle était ce qu'elle avait toujours été et Sin n'avait pas arrangé les choses. Linus ne supporta pas cette rébellion et sauta sur Serilë pour l'obliger à se taire par la force. Mais Sin ne put supporter cette scène et accrocha l'épaule de Linus pour le faire reculer. Sin usa d'une ancienne tradition lycan, une tradition à laquelle même Linus en tant qu'alpha ne pouvait se soustraire. Le privilège de l'âge et de la pureté. Serilë fut exclu de ce conseil la concernant et les plus vieux lycans de la Meute se concertèrent sur le sort de la jeune femme. Linus réclama sa mort, mais Sin s’interposa, si une telle décision devait être prise alors il défierai l'alpha pour lui contester ce droit. Linus refusa d'en arriver à de telles extrémités, Sin invoqua alors le droit au bannissement et demanda à être banni avec Serilë, là aussi, Linus s'y refusa, il invoqua les responsabilité qui incombaient à Sin au sein de la Meute.
Le conseil tomba d'accord, Serilë serait exclu et échapperait à la mort, à la condition que Sin reste à jamais membre de la Meute et soumit entièrement aux ordres de Linus. La sentence étant effective en l'instant.

Il l'emmena avec lui, plus loin vers le sud, loin de la Meute et loin de tout. Pendant tout ce temps il ne décrocha aucun mot mais dans son esprit se battaient ses sentiments. De nouveau il était prisonnier, prisonnier de sa propre race, mais il devait les protéger, les protéger de Linus et de sa folie. Sans sa voix, les lycans redeviendraient des animaux sauvages et étant donné leur nombre, ils ne tiendraient même pas une saison.

Les adieux furent déchirant, même si sur le visage de Sin, on ne pouvait rien lire. Les sentiments en son être pour la jeune rousse en face de lui se transformaient peu à peu en un sentiment qu'il n'avait jamais réellement ressentit au cours de ces trois siècles et demi d'existence en ce bas monde. Il la laissa partir, mais l'empêcha de rompre la promesse qu'il lui avait faite. Il lui offrit sa chevalière, un objet qu'il avait depuis plusieurs siècles, elle appartenait à son père, le seul objet qu'il eut sauvé des cendre du bûcher sur lequel les villageois l'avaient fait brûler. Elle était pour ainsi dire son âme qu'il confiait à une femme que pourtant il n'avait pour ainsi dire jamais vu, mais qu'il comprenait peu à peu, avoir aimé dès le premier regard.

Pendant deux années, Sin ne cessa de prendre des nouvelles de Serilë, entendant son passage dans telle ou telle ville, finalement elle les avait trouvé, les légions phénix et en faisait désormais partit. Il restait cependant aux ordres de Linus mais se refusa pourtant à tout massacre et les empêchant la plupart du temps. L'Alpha savait qu'il en était le responsable, mais n'osait pas s'opposer à lui. Après plus de deux ans sans aucun contact, Sin retrouva par hasard la trace de Serilë, un soir de pleine lune alors qu'il sentait sa présence bien trop proche des habitations et de la ville du Caire.
Pendant une nuit ils se retrouvèrent, chassant du simple bétail avant d'être surprit par des hommes, des hommes que Sin chassa sans pour autant les tuer, obligeant le côté animal de Serilë à rester à l'écart. Pendant cette nuit Sin, comprit ses sentiments envers Serilë mais les pensa totalement impossible, il lui dit une nouvelle fois au revoir au petit matin.

Mais cette nouvelle rencontre ne serait pas la dernière, il y eut une bataille, une guerre dont l'humanité a aujourd'hui perdu la trace et qui n'existe que dans très peu de mémoire. Pour cette bataille Sin et Serilë furent projetés ensemble dans les abysses, au coeur même des enfers afin d'en ramener un artefact qui permettrait de changer le cours de la guerre. Loin de les éloigner cette épreuve les rapprocha et confirma à Sin ses sentiments, désormais il le savait, il aimait Serilë mais il avait encore bien des responsabilités envers les siens.

Cependant Linus était las de ce petit jeu et il commit son ultime erreur, pensant mettre Sin en laisse en capturant Serilë, il réveilla l'instant d'Alpha que le lycan avait toujours porté en lui. Avec l'aide de Kael Serilë s'enfuit mais ils furent rattrapés et c'est à ce moment que Sin s'interposa, de tout son charisme et de toute sa puissance il défia Linus pour avoir la charge de la meute, pour devenir l'Apha. Le combat fut long, dans la poussière et le sable d'un immense désert les deux mâles s'affrontèrent pour la souveraineté et la pérennité de la race. Durant une journée et une nuit ils s'affrontèrent, mais devant les lycans transformés Sin parvint à arracher à mains nues la tête de son adversaire, il prononça alors ces mots.


"Quiconque osera porter son corps en terre sera bannit. Nul n'aura le droit de prononcer son nom ou de le porter dans son coeur. Je suis l'Alpha, je vous guiderai dans la paix et non la guerre. Il est temps maintenant de nous reconstruire"

Les lycans exultèrent et nul ne prononça plus jamais le nom de Linus en la présence de Sin. Le nouvel Alpha se dirigea alors vers Serilë et lui demanda d'être lié à lui en faisant d'elle son Alpha. Il mit bien longtemps avant de lui demander d'officialiser leur union devant leurs deux mères. Mais lorsque ce jour vint, Sin fit en sorte de marier les traditions humaines à celles des lycans, ils furent unis sous les yeux de Kael et d'une poignée d'invités. Au grand désespoir de Sin, Serilë invita Belgarath le dragon. Un être que Sin détestait, pas autant qu'il détestera plus tard Heliantian, mais cela advint plus tardivement.

Le règne de Sin ne fut ponctué d'aucun remous, il était à la fois ferme mais juste et les lycans ne manquèrent jamais avec lui. Il ordonna des procès lorsque certains lycans vinrent à s'en prendre aux humains. Il fit en sorte que les siens puissent rester cachés sans pour autant oublier le monde qui évoluait autour d'eux. Mais il y eut une guerre, le paradis s'éveilla, l'enfer se déchaîna et bien que l'on tenta au début de concilier l'humain et le divin, Sin savait que c'était peine perdue, il l'avait déjà vécu, bien trop souvent vécu.

C'est Serilë qui l'incita à entraîner les siens vers la guerre lorsqu'elle fut inévitable. Bien qu'il fut un père heureux et qu'il voulait préserver ses merveilleux enfants, prunelles de ses yeux et joyaux parmi les joyaux, Sin ne se défila pas et il maudit Heliantian de le faire. Il ne méritait pas un tel pouvoir si c'était pour se cacher lorsque le moment de l'utiliser était venu. Ainsi Sin combattit, armé de son fouet et de ses gantelet, la trahison de Michel ne le découragea pas. Non ce qui le découragea, ce qui lui enleva ce qu'il restait d'humanité, ce fut ce moment fatidique.

Voilà mon histoire jusqu'à présent, relaté par des yeux qui ne sont pas les miens et en ce moment fatidique de mon existence, au moment même où je vois l’amour m’être dérobé par une vile créature, je repense à une chose… je repense à ce moment, celui où tout allait bien. Ce moment ce jour là avec mon père, là où nous avions attrapé un lapin à l’aide des collets sur des terres qui nous appartenaient depuis qu’il était revenu victorieux de l’expédition humaine… seul mais victorieux, pour acheter son silence le Seigneur avait préféré l’or à la roue, peut-être par peur de ce qu’un homme qui avait affronté lycans et vampires et qui en était revenu pouvait faire, bien qu’il eut ignoré véritablement les faits.
Je revois mon père prendre le petit animal d’une douceur irréelle, je me souviens de cette douceur sous mes doigts, comme si l’on m’enveloppait dans du coton.


« Père attendez. »

Mon père s’arrêta à quelques secondes de briser la nuque de cette faible créature.

« Pourquoi devons nous le tuer ? N’avons nous pas assez de nourriture à la ferme ? »

Il me sourit alors de ces sourires dont j’aimais me souvenirs dans mes moments de doute.

« C’est pour diversifier notre menu, c’est une chaire tendre et si l’hiver est rude nous aurons alors les réserves de la ferme. »

« S’il vous plaît père, rendez cet animal à notre mère la forêt. Nous sommes si fort, nous n’avons pas à décider pour lui. »

« Sin mon fils tu fais preuve d’une grande bonté, puisses nos deux mères t’en bénir à tout jamais. »

Il ouvrit alors ses mains, l’animal me regarda pendant quelques secondes, je fermais les yeux et baissais humblement la tête. Cet hiver là ne fut pas rude, au contraire, il nous fournit bien des récoltes après que la saison ait été achevée. Jamais plus alors de ma longue existence je ne mangeais de lapin, j’avais d’ailleurs une affection toute particulière pour ces créatures.
C’est alors que je revins à la réalité, la lame dans le corps de ma femme, la colère m’inonda alors, il ne restait que cela de moi. Je n’avais nulle bonté, nulle justice, peu importe ceux qui étaient face à  moi je les brisais, je devenais celui que j’étais il y a des millénaires, cet être cruel dont la haine l’avait mené à croisé le cheveux d’une jeune femme aux cheveux flamboyants. Je tuais aussi bien mes alliés que mes ennemis, je sentais au fond de moi monter cette puissance dont je n’étais moi-même pas maître, mon corps répondit à mes attentes, mutant, prenant en plein jour l’apparence lupine et alors que j’hurlais à la mort, le ciel semblait s’assombrir, mes crocs déchiquetaient, mes griffes broyaient, ma rage exultait, l’animal si longtemps endormi au fond de moi se réveillait dans toute sa splendeur, inspirant la haine dans le cœur de mes ennemis, mais ce fut une humaine qui m’arrêta ce jour là, une maudite sorcière que je hais et même lorsque je l’aurai tué, je la maudirai encore cette prétendue fille du dragon.

Sa lame prête à définitivement mettre un terme à la vie de Serilë m’arrêta nette et ses mots résonnent encore en moi comme la même lame qui traversa mon alpha.


"Approchez et je la tue, je n'ai que faire d'elle mais mon Maître, Lucifer, Seigneur de toute vie la trouve interessante, il sait que tu l'aimes, Lycan. L'aimera-tu au point de les trahir pour la sauver?"


Je n’avais pas le choix, au moment même où elle me demanda de choisir c’était déjà fais, mais il me fallait me contrôler, ravaler ma haine pour me tourner vers les lycans présent. Je jetais un œil à Kael, je savais qu’il savait, il avait comprit mais il me suppliait de ne pas le faire même si il savait également que c’était inutile, c’est alors que de mes poumons parvint mon ultime ordre en tant qu’Alpha.

« Partez… PAR-TEZ ! » Devant ma haine et mon hurlement alors que je reprenais forme humaine, les lycans commencèrent à se replier.
Mon fouet tomba au sol, mes gantelets échappèrent à mes mains et mes genoux, trop lourd pour supporter ma haine vinrent trouver le sol devant la jubilation de cette maudite engeance. Tout en m’agenouillant je proférais une malédiction.


« Je te maudits, toi dragon Belgarath et tout les tiens. Puisses nos mères ne jamais t’accorder la paix et la bonheur. Que tout ce que tu aimes te sois arraché, que ton âme soit consumée sur l’autel de ton propre orgueil. »

Une simple phrase que peu entendirent et lorsque l’on me demanda qui j’étais prêt à servir je n’avais qu’une chose à répondre.

"Lucifer est mon Maître... je lui obéis."

Alors je vis Serilë disparaître pour ne jamais la revoir, prisonnière à tout jamais de Lucifer et moi de mon serment. Je répugnais à confier la garde de mes amours restant à Belgarath, mais je n’eu pas le choix et le dragon devait s’en acquitter, telle serait la lourde tache de sa rédemption. C’est alors que dans les cieux triomphant, le soleil fut obscurcit par une ombre qui tendit sa main vers moi.

« Viens à moi, mon serviteur. »

Alors que ma main touchait la sienne, une marque vint me brûler ma peau, mais je ne montrais aucun signe de souffrance, mon visage fermé ne viendrait pas à changer pendant l’ensemble du règne de Lucifer. L’archange maudit m’accorda néanmoins ma seule et unique requête de ces siècles. Alors qu’il était triomphant sur les corps encore tiède des ennemis que j’avais abattu pour lui dès qu’il m’eut marqué.

« Ô Lucifer, Seigneur de cette Terre, accordez moi une seule requête. Moi Sin, Seigneur des Lycans et destructeur du monde, je ne peux vivre entouré de métal. Puissiez vous m’accorder ma demeure dans des terres isolées là où vous n’aurez qu’à appeler pour que je puisse accomplir votre volonté. »

J’ignore encore si c’est la satisfaction de la victoire sur cette terre ou sur moi, mais Lucifer m’accorda ce que je lui demandais. Il m’octroya une sorte de château maudit où je pouvais être seuls malgré les quelques serviteurs. Afin que jamais je n’oublie ma parole, il m’offrit un miroir enchanté, qui, dès que je le touchais, me permettait de voir le visage de ma femme. Au milieu de ce chaos et de cette haine, il subsistait, sous une cloche de verre, la marque de mon amour, une rose de souvenance, que j’avais offert il y a bien des siècles à Serilë, lorsque je lui avais demandé de devenir mon Alpha, à l’abri des regards cette rose était conservé et elle resterait intact tant que l’un de nous aimerait l’autre. Lucifer installa un portail dans le château pour que je puisse le rejoindre rapidement et accomplir sa volonté.

Pendant toute la durée de son règne, je m’attelais à lui montrer mon obéissance feinte, à faussement traquer les lycans pour mieux les protéger. Mais il y avait des massacres auxquels je ne pouvais pas échapper. Je terrorisais mes ennemis, je sentais en moi un pouvoir que je n’avais jusqu’alors jamais sentis, comme si je n’étais fais que pour me battre, que pour apporter la mort à mes ennemis et à la gloire à mon maître. Je craignais de perdre ma raison et mon amour, mais à chaque fois que je revenais dans mon château, je voyais cette rose et je me rappelais qu’elle était toujours là, quelque part.

Lorsque le pouvoir de Lucifer vint à son terme, lorsque Michel vint à le trahir, je sentis la force du sceau s’affaiblir et alors que les deux superpuissances de ce monde vinrent à entrer en conflit, que la chienne de Lucifer, fille de Belgarath, disparue, alors je brisais mon serment, non sans douleur car on ne peut aisément briser une promesse faite à un archange, mais il était trop faible et alors que l’explosion retentissait… je devenais enfin libre.

Il ne me fallut que quelques temps pour retrouver mes enfants, confiés à cette Cyradis qui avait une grande estime pour ma femme. Il me fallait prendre une nouvelle vie, me fondre parmi les humains sans en oublier les miens, bien que je laissais les lycans aux bons soins d’autres, je devais protéger ce qu’il restait de ma famille. Je devins une espèce de détective. J’étais tout le temps en colère, bien trop au départ pour apprécier les rires de Silhea mais je parvins à sourire à nouveau. Même après qu’elle m’ait désobéit à se lançant seule à l’aventure qui faillit lui coûter la vie et dont elle garde une cicatrice presque similaire à la mienne. La créature qui lui a fait ça est toujours emprisonnée et j’attends le jour où je retrouverai Serilë pour lui faire définitivement payer, je savais que la mère de mes enfants voudrait en profiter, faire un festin de chaire dans l’animalité dont nous étions capable.


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MessageSujet: Re: Sin Varodan, un lycan parmi les loups Dim 5 Fév 2017 - 18:15

Félicitation !


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Félicitation !!


Tu a passé l'épreuve du feu et après des heures de réflexion et de rédaction, te voilà enfin validé !! Ton aventure dans notre monde de fou peut commencer.

Ne t'affole pas, comme nous sommes des nounours, en plus de t'offrir un cookie en récompense de tes efforts, nous allons te guider afin que tu puisse t'intégrer au forum, à la communauté et surtout, à notre histoire. N'oublie pas, à partir de maintenant, chacun de tes choix seront déterminant, non seulement pour ton futur, mais aussi... Pour celui de la Cité et peut-être même, du monde entier.

Aller, inspire un grand coup et jette toi à l'eau, oui, oui, sans maillot, de toute façon, tu sera obligé de te mouiller et voir même, t'y mettre jusqu'au cou !

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Sin Varodan, un lycan parmi les loups
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