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May Novera • Mutante sur le tard
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MessageSujet: May Novera • Mutante sur le tard Mer 24 Aoû 2016 - 22:37

May  Novera
Feat (Tsumiki Mikan - Super Dangan Ronpa 2)
20 ans ¤ Mutante ¤ IKN ¤ Bisexuelle ¤ En couple avec un dakimakura

Carte d'Identité
Pour aller plus loin
Situation

Métier : Infirmière
Placement Social : Classe moyenne.  Elle a juste ce qu'il faut pour subvenir à ses besoins tout en s'accordant quelques extras à l'occasion, notamment un voyage à Mao de Deus minimum tous les mois pour aller voir ses grands-parents.
Résidence : Une maison riquiqui dans le district Sud. Elle ressemble à toutes les autres.
Cité de Naissance : Mao de Deus


Qu'en Pensez-vous

Androïdes : V-Vous voulez savoir ce que j-je pense ? M-Moi ? Oh ... Je ... Je ne sais pas ... La technologie me fait un peu peur de toute façon et ... S'ils venaient à devenir méchants ... M-Mais, ce n'est pas possible, n'est-ce pas ?
Amplifiés : Ils sont ... Intéressants. D'un point de vu médical. Mais, d'un autre côté, ils font un peu peur eux aussi. En fait, on n'est pas grand chose, les êtres humains.
Surnaturelle : Pourquoi cette question ? Ils n'existent plus ... Je crois ... M-Mais, si quelqu'un de surnaturel lis ces lignes, j-je suis désolée, je ne voulais vous vexer.  D-Du moment qu'ils ne veulent de mal à personne ...


Derrière l'écran

Pseudo : ewe
Age : 20 ans !
Expérience RP : Quelque chose comme huit ans.
Où nous as-tu trouvé ? On m'a invité B) Wesh, j'suis un VIP. *sort sa chaîne en or*
En cas de départ, que souhaite tu pour ton perso ?
Une mort digne d'un Darwin Award 8D Ou un suicide. Voire un peu des deux.
Un commentaire ? Meup.

Physique


May, c'est pas la personne sur laquelle vous allez vous retourner dans la rue ou qui va éblouir toute une audience en entrant dans une salle. En fait, elle serait plutôt du style à faire plante verte dans un coin, le genre qu'on oublie d'arroser. Elle n'a pas de prestance, ni d'aura particulière. Du haut de son mètre soixante-dix, May arbore une carrure banale au possible. Disons qu'elle n'a rien en trop ni rien en moins. Sa silhouette est assez harmonieuse dans l'ensemble mais elle ne lui permettrait pas de devenir une gravure de mode. Avouons tout de même qu'elle a une bonne poitrine. Rien qui lui brisera le dos, certes, mais suffisamment pour faire air-bags en cas de besoin. Dans tous les cas, on voit immédiatement que la demoiselle ne s'assume pas, que ce soit dans sa démarche, dans ses gestes ou dans ses vêtements.

May est l'archétype de la fille pas belle mais mignonne. Elle possède un visage rond lui conférant une petite bouille adorable. Toutefois, ce côté est atténué par son teint blafard, presque maladif, qui ne prend des couleurs que sous l'effort ou lorsqu'elle est gênée auquel cas, elle vire au rouge pivoine. Elle possède un grain de beauté sous l'œil gauche. Transition toute trouvée avec ses yeux. En effet, ces derniers sont gris avec des reflets prunes quand on les regarde sous une certaine luminosité. Elle aime bien les faire ressortir avec un discret trait d'eye-liner, seule trace de maquillage sur son visage - mise à part le teint parce que mes chéris, le teint, ça coule de source. On fait toujours son teint. Quoiqu'elle ne doit pas faire vraiment bien le sien étant donné qu'elle n'a jamais bonne mine.

Ses cheveux sont longs, lui arrivant à peu près jusqu'aux fesses. Par contre, leur forme ne ressemble pas à grand chose, comme si un ancien coiffeur déchu lui avait coupé dans la masse grossièrement avec une paire de ciseaux émoussée. Si la catastrophe n'est pas trop visible dans l'épaisseur, elle prend toute son ampleur au niveau de la frange. S'il existe des franges droites ou de biais, la sienne s'illustre par la combinaison des deux à la fois. On dirait une tentative d'égalisation qui a mal tourné. Résultat, sa mèche couvre son front de manière inégale sous la forme de crans plus ou moins longs, allant jusqu'à remonter très largement au-dessus de son sourcil au niveau de l'œil gauche. Au moins, c'est original, même si ce n'est pas vraiment voulu. Quand on s'improvise soi-même coiffeur de peur de pénétrer dans un salon bondé, voilà à quoi on aboutit.

Question fringue, ne vous attendez pas à quelque chose de très palpitant. Les trois quarts du temps, May porte son uniforme de travail, c'est-à-dire sa robe d'infirmière. Celle-ci est composée de deux parties, soient un haut rose pâle à manches courtes et une jupe évasée bleu ciel. Par dessus se trouve un tablier ou une blouse blanche selon les circonstances. Franchement, elle s'est toujours demandé pourquoi certains patients fantasmaient sur son uniforme ; il n'a vraiment rien de transcendant. Sauf peut-être les couleurs qu'elle aime assez, étant donné que les tons pastels lui ont toujours beaucoup plu. Mais si vous la voyez dans sa tenue de travail, ce n'est probablement pas la première chose que vous remarquerez.

En effet, ce qui risque de vous intriguer au premier regard quand elle porte son uniforme d'infirmière ou, plus généralement, une robe, sont les bandages qui recouvrent son avant-bras gauche et la quasi-entièreté de sa jambe droite. Toujours propres et posés avec un soin particuliers, il est tout bonnement impossible de la voir sans, sauf lorsqu'elle porte un pantalon dans sa vie de tous les jours. En réalité, ils ne sont pas là pour des raisons esthétiques mais bel et bien pour cacher quelque chose, en l'occurrence, une difformité due à l'exposition aux radiations que May a subi dans sa jeunesse. Sa peau en dessous est abimée, comme si elle avait été victime d'une brûlure au troisième degré et que sa peau avait mal cicatrisé, la rendant fripée par endroit. Un truc pas très ragoutant en somme ; imaginez-vous quelque chose de dégueulasse au possible. Un phénomène similaire peut être observé sur son flanc droit ainsi qu'un petit morceau de son ventre. Mieux vaut ne pas tenter de proposer de les retirer, à moins de vouloir l'observer en pleine crise de panique.

Du coup, vous comprenez pourquoi elle complexe un chouïa vis à vis de son uniforme officiel et que les robes sont rares dans son armoire, excepté celles qui sont longues jusqu'aux pieds avec une veste. Pour décrire son style vestimentaire en quelques mots : simple, pratique, dans des couleurs douces voire avec des petits animaux adorables. Sauf lorsqu'elle chez elle, auquel cas elle aime porter des T-shirts ou des pulls à l'effigie de ses héros favoris dans toutes les couleurs possibles de l'arc-en-ciel, à vous faire péter la rétine.



Caractère


May est une petite chose fragile. Si dans la nature, on trouve des prédateurs et des proies, nul doute que la demoiselle serait dans les bas-fonds de la deuxième catégorie, au maillon moins un de la chaîne alimentaire.

Si on met madame dans un groupe, il y a fort à parier que les trois quarts des gens vont tout bonnement ignorer son existence. Experte dans l'art de faire tapisserie, May est du genre à se faire enfermer dans une salle parce qu'on n'avait pas vu qu'il restait quelqu'un en partant. Sa discrétion transparaît dans ses gestes, dans sa démarche ou encore dans sa voix ; il n'est pas rare qu'on lui demande de répéter ce qu'elle vient de dire parce qu'elle ne s'est pas exprimée assez fort. Timide voire effacée, elle ne va jamais vers les autres, de peur de les déranger, sauf quand elle en a vraiment besoin. D'ailleurs, elle n'est pas à l'aise dans les endroits trop bondés. Elle se met à bafouiller, à rougir, à avoir chaud ... Bref, tout de suite, c'est la terreur.

May, c'est la gentillesse incarnée, du style d'une héroïne de dessin animé pour gamin en dépit de toutes les mésaventures qui ont pu lui tomber dessus. Elle n'a jamais voulu de mal à qui que ce soit, quand bien même elle aurait pu souhaiter la mort de plus d'une personne au cours de son existence. Pour autant, elle n'a jamais envisagé de se venger ou de se rebeller, ni même, attention, ça va être violent, d'insulter ces gens-là. Sa bienveillance s'exprime également par le fait qu'elle est toujours à l'écoute. Vous pouvez lui raconter toute votre vie, elle ne montrera jamais un signe d'ennui, tout comme elle ne vous jugera pas. Au contraire, elle fera preuve de compassion désintéressée à votre égard. Serviable, polie, calme, en général, elle assez apprécié des patients qui trouvent sa présence rassérénante.

A vrai dire, elle si passive qu'elle en devient un parfait paillasson ; tel un vaillant tapis, elle peut se faire piétiner en continue sans émettre la moindre objection. Non, il ne s'agit pas de masochisme. A la rigueur, on peut appeler ça un manque flagrant de répondant. Pas besoin d'user de vos talents de leader ou de faire preuve de muscle pour vous imposer à May ; l'humaine s'écrase directement devant les autres de sorte qu'elle obéit à n'importe qui.

Pourquoi être aussi soumise ? Tout bonnement parce que May veut faire plaisir à tout le monde. N'ayant que peu voire pas d'amis, elle pense que la meilleure façon de plaire aux gens est de céder à leurs moindres désirs. Du coup, elle se bouffer par le premier margoulin voire, peut rapidement sombrer dans des relations abusives. A croire qu'elle n'a rien appris de ses expériences passées en la matière. On peut quand même saluer une capacité impressionnante à encaisser dans ces cas-là ; May peut se faire pourrir comme il faut sans montrer un signe de faiblesse ou de détresse. Qualité ou défaut, bonne question.

Sa servitude s'illustre également par son manque d'avis d'une manière générale. Elle n'a jamais d'opinion claire sur aucune sujet et, si elle en a une et qu'elle se rend compte que son interlocuteur ne le partage pas, elle ne se lancera pas dans une argumentation enflammée ; bien au contraire, elle va se contenter de concéder le point à l'adversaire, pour le contenter. Clairement, toutes les questions politiques ne sont pas sa tasse de thé. Elle déteste prendre position. La plupart du temps, elle se contentera de répondre qu'elle ne sait pas si on lui demande ce qu'elle pense. Par contre, elle se passionnera pour l'opinion de son interlocuteur, montrant un intérêt sans faille à ses idéaux sans forcément complètement les partager.

Si elle donne rarement son avis, c'est en partie à cause d'un manque de confiance en elle flagrant. May se sent inutile et inintéressante au possible, sans parler de ses séquelles physiques. Du coup, ce manque d'assurance affecte constamment ses gestes quotidiens ; aucune prise d'initiative, toujours à hésiter, elle fait parti de ces gens auxquels il faut quatre heures pour choisir entre thé ou café. Quand elle fait quelque chose, elle se persuade dès le départ qu'elle n'y arrivera pas de toute façon. C'est avec défaitisme qu'elle aborde tous les obstacles voire avec une certaine lâcheté. Du genre à fuir ou à pleurer devant la difficulté, May n'est clairement pas la fille qu'on enverra dans les ruines du monde pour explorer. Elle aime sa routine et sa vie rangée au point que si l'aventure, autre que dans un jeu vidéo, l'a déjà appelée, elle lui a raccroché au nez.

Histoire de ne rien arranger, May est affublée d'une naïveté incroyable. Au premier abord, elle peut certes paraître intelligente ; dotée d'une mémoire photographique particulièrement efficace, elle fait partie de ces gens agaçants qui lisent une fois un truc et qui sont capables de vous le réciter à la virgule près. Mais si sa capacité d'apprentissage est assez impressionnante, elle est compensée par sa crédulité digne d'un épisode de Babar au pays des Bisounours. Elle pourrait avaler tout et n'importe quoi du moment que ça n'entre pas en contradiction avec ce qu'elle a pu apprendre en théorie. Pour illustrer, si vous lui sortez que vous un agent secret, elle prendra votre assertion pour argent comptant.

Sensible voire émotive à l'occasion, il n'est pas rare de la voir pleurer pour une broutille, ce qui peut être assez irritant à force. Dans le cas où vous parviendrez à garder votre sang froid face à ses larmes, il se peut que sa tendance à s'excuser pour trois fois rien vienne à bout de votre patience. Elle passe son temps à s'excuser pour tout et n'importe quoi. Même quand elle se mange un poteau, elle présentera à ce dernier ses plus plates excuses. On ne sait jamais, d'ici qu'elle ait blessé ce pauvre petit objet sans défense ... Elle ne voudrait pas que le poteau lui en veuille pour sa maladresse. Plus sérieusement, il s'agit en vérité d'un automatisme et elle ne rend pas forcément compte tout de suite du ridicule de la situation.

Si May est extrêmement renfermée sur elle-même, elle peut montrer une autre facette lorsqu'on parle de ses passions ou quand elle se sent bien avec quelqu'un. En général, il lui suffit de voir des gens heureux pour se sentir elle-même contente. Sinon, elle se réfugie dans ses hobbies. Amatrice de mangas et de jeux vidéo, il suffit d'évoquer une œuvre quelconque pour que May vous partage son ravissement ou, au contraire, son dégout pour l'œuvre en question avec passion. Et là, autant si elle fait preuve de réserve dans sa vie de tous les jours, autant dans sa passion elle s'en donne à cœur joie.

Quand on déboule dans sa maison, c'est l'austérité la plus totale : tout est rangé méticuleusement sans aucune touche personnelle. En revanche,  sa chambre, elle, est un festival de couleurs et de goodies en tout genre, directement importés de Seishin s'il vous plaît. Entre posters, coussins, peluches, figurines ... Lolis, bishonens et mascottes trop mignonnes cohabitent tous ensemble dans une harmonie douteuse. On ne peut pas la sentir plus épanouie que lorsqu'elle regarde un anime ou qu'elle joue à un jeu quelconque. Elle aime particulièrement les œuvres antiques, quand on faisait encore de vrais dessins animés  à la main avec soin plutôt que les trucs 3D sans saveur qu'on fait à la pelle aujourd'hui.

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MessageSujet: Re: May Novera • Mutante sur le tard Mer 24 Aoû 2016 - 22:38

Suite


Carte d'Identité
Pour aller plus loin
Pouvoirs/Capacités

Pour l'heure, May n'est qu'au premier stade de sa mutation. Cette dernière lui offre une insensibilité complète à la douleur physique, quelque soit la gravité de la blessure. Sur le long terme et avec de l'entrainement, elle pourrait étendre cette faculté aux autres, c'est-à-dire supprimer la sensation de douleur chez eux pour finalement au stade final du pouvoir supprimer la blessure en étant à l'origine complètement. Un pouvoir de guérison latent en somme qui n'en est qu'à ses balbutiements.


Faiblesses

Puisqu'elle ne ressent pas la douleur, elle peut par conséquent être blessée sans même s'en apercevoir. S'il n'y a aucun problème s'il s'agit d'une petite coupure, les blessures plus impressionnantes peuvent prendre une ampleur démesurée. Pour schématiser en exagérant, imaginez qu'on lui coupe un bras. Eh bien, elle peut ne pas s'en apercevoir, et donc, se vider de son sang entièrement sans s'en rendre compte. Son pouvoir, si on peut appeler ça ainsi, est donc à double tranchant. D'autant que si elle est immunisée à la douleur physique, son mental, lui, est tout a fait vulnérable. Enfin, si elle parvient à partager brièvement cette capacité avec une autre personne, le lien qui se crée n'est pas à sens unique : la personne ne ressent peut-être plus la douleur mais c'est May qui va la percevoir à sa place. Si elle parvient un jour à débloquer le stade ultime, c'est-à-dire à pouvoir guérir les blessures, cet inconvénient sera toujours présent.    



Histoire


Les parents de May ne voulaient pas d'enfants. Vraiment pas. Pour eux, il s'agissait d'un poids, d'une chose inutile qui n'allait que ralentir leur carrière. En effet, Monsieur et Madame Novera étaient tous deux des ingénieurs de Mao de Deus complètement passionnés par leur travail. Et encore, il s'agit d'un euphémisme ; ils ne vivaient que pour la robotique, l'électronique et la conception d'êtres supérieurs au point de se déconnecter de la réalité. Leur maison n'était qu'un vaste atelier pour leurs créations et leurs expériences plus ou moins fructueuses dont notamment des androïdes qui se voulaient innovants pour aider l'Homme dans ses tâches quotidiennes. Monsieur n'était pas natif de Mao de Deus à la base. Originaire de Néo-Génesis, il n'y était venu qu'à son adolescence, lorsque ses études l'avaient conduit là-bas dans le cadre d'un programme d'échange. Il y avait rencontré Madame, passionnée de robotique tout comme lui et immédiatement, en était tombé éperdument amoureux. Dès lors, il prit la décision de ne plus rentrer dans son État d'origine. Ils finirent par officialiser leur union quelques temps après. Tout se déroulait pour le mieux lorsque malencontreusement, ils furent tirés au sort pour enfanter, vingt ans auparavant.

Évidemment, ils ne pouvaient pas se débiner, convaincus que vu leur talent, la combinaison de leur matériel génétique n'aboutirait qu'à un génie. Ils eurent May. Et ce fut la meilleure blague de leur existence.

Si depuis le début, vous ne connaissez rien d'autre des parents de May, c'est pour la simple raison qu'elle même n'en connaît pas grand chose. Elle ne se souvient même pas les avoir déjà appelé Papa et Maman à vrai dire ; pour elle, ce ne sont que deux étrangers. A peine avait-elle respiré son premier brin d'air que ses deux parents jugèrent qu'elle n'était qu'une source de distraction, qu'un vulgaire obstacle à l'avancé de leurs grandioses projets. Alors, ils la refourguèrent à ses grands-parents du côté maternel pour que ce soit eux qui l'élèvent. Si Papy et Mamie furent dans un premier temps déconcertés par la demande, ils finirent par accepter de s'occuper du boulet. Peut-être par pitié ? A moins qu'ils n'aient compris qu'il valait mieux prendre les choses en main avant qu'on ne retrouve May morte de faim sous un tournevis high-tech. Après tout, il s'agissait tout de même de leur petite-fille.

Ainsi, même si ses parents avaient un niveau de vie relativement confortable, May se retrouva dès son plus jeune âge dans les tréfonds de Mao de Deus où les grands-parents, pour leur part, avaient parfois du mal à joindre les deux bouts. Malgré tout, ils prirent à cœur l'éducation de May et elle le leur rendit bien. Il faut dire que la demoiselle n'était pas la pire gosse que l'univers ait enfanté. Vous savez, on dit que les enfants, c'est comme les pets : on ne supporte que les siens. Eh bien, en l'occurrence, Mamie et Papy Novera n'eurent pas à hausser le ton une seule fois contre bébé May ; ils firent bien plus que la supporter. Au passage, notez que nous ne parlerons plus de Monsieur et Madame Novera avant longtemps, ces originaux, qui ne s'intéressèrent jamais à ce qu'il advint de leur fille. Tout au plus consentaient-ils à lâcher quelques billets sous les colères de Mamie pour payer la scolarisation de leur gamine. Mais jamais May ne leur adressa la parole et jamais ils ne cherchèrent à la rencontrer, même lorsqu'elle atteint l'âge de raison. Ce manque ne l'affecta pas beaucoup étant donné qu'elle noua des liens très forts avec ses grands-parents, les considérant presque comme ses géniteurs directs.

Quoiqu'il en soit, en dépit des revenus modestes des ancêtres, May fut inscrite dans l'école du quartier qui, soyons honnêtes, n'était pas la plus prestigieuse. Et c'est là que les problèmes commencèrent.

May était trop bizarre par rapport aux autres. D'une part, tout le monde la trouvait étrange, à ne pas vivre avec ses parents. D'autres part, sa timidité et son manque d'assurance en faisaient une proie de choix. D'autant qu'elle avait le profil de première de classe ; étant donné qu'elle était trop craintive pour aller vers les autres, elle se consacrait presque exclusivement au travail scolaire. Et nous savons tous à quel point les enfants peuvent être sympathiques avec les gens légèrement différents, surtout dans une ville où dans certains coins, on appliquait la loi du plus fort.

Tout débuta à ses sept ans. On lui demanda gentiment son goûter à la sortie et elle le céda naïvement de bon cœur. Je ne vous cache pas que le chef de la bande, gaillard de sa classe faisant à peu près deux fois sa taille, fut particulièrement décontenancé du manque de résistance de la cible. Un peu perplexe, tentant malgré tout de se donner un air dominant pour épater ses petits copains, il arracha le bien des mains de la petite fille avant de la pousser sans ménagement pour la forme. May finit sur son séant mais ne se défendit pas plus que ça. Tout au plus bredouilla-t-elle une excuse, pensant qu'elle venait de froisser son camarade d'une quelconque manière. Cet incident terminé, elle rentra toute guillerette chez elle.

« Mamie, je crois que je me suis me fait des amis ! »

La vieille dame parut très fière de l'effort de socialisation incroyable que venait d'accomplir sa petite fille introvertie. Elle ne la questionna pas sur le pourquoi du comment, ne se doutant pas une seule seconde que May venait de faire le premier pas sur une pente glissante. Quant à May, elle était très heureuse de s'être trouvée de vrais copains. Même si le lendemain, ils l'ignorèrent complètement, tout comme le surlendemain. Elle avait beau trainer près d'eux, ils ne la calculèrent pas du tout pendant tout un temps avant de s'apercevoir qu'une plante verte bipède cherchait leur regard.

Comment pouvaient-ils lui refuser ?  

Ils commencèrent gentiment, la rackettant à la sortie. Enfin, si on peut appeler ça du racket ... Leur victime n'avait pas besoin d'être menacée pour céder ses possessions ; il suffisait qu'on lui demande pour qu'elle donne tout ce qu'elle avait. Ce qui n'était pas très drôle, il est vrai. La bande, composée pour l'heure de trois individus, se lassa rapidement de ce petit jeu tandis que May, pour sa part, faisait tout pour leur plaire. Leur imagination ne manqua pas rapidement d'inventer des manières plus amusantes pour profiter de cette bonne poire masochiste. D'autant que plus ils grandissaient, plus les idées qui leur venaient devenaient de plus en plus nocives et extrêmes, surtout devant le manque de répondant complet de la victime. On eut dit qu'elle n'était en vérité qu'un vulgaire androïde sans volonté autre que de plaire à ses maîtres. Bon, j'avoue, j'exagère un chouïa. Leurs jeux restaient gentils dans le sens où, étant encore des gamins, ils n'avaient pas non plus des idées perverses complètement hardcore.

Ils commencèrent à l'insulter, à lui tirer les cheveux, à la pousser, à se moquer d'elle. Pour May, tout ceci était parfaitement normal. Ils ne faisaient que s'amuser, quand bien même ils le faisaient à ses dépends. Elle faisait peut-être quelque chose de mal et peut-être lui en voulaient-ils pour ne pas être une bonne amie, voilà tout. Du coup, Bambi ne se plaignait jamais de son sort. Mamie et Papy n'étaient du tout au courant de la situation ; ils pensaient que leur petite fille avait des relations normales avec les autres.

Vers ses dix ans, les brimades se renforcèrent de manière significative avec l'apparition de nouveaux membres dans la bande, deux filles et trois nouveaux garçons. Si les trois membres originels du groupe n'étaient que des petites frappes, les nouveaux venus virent en May l'occasion parfaite de pouvoir laisser cours à leurs fantaisies sans jamais risquer un retour de flamme. Leurs projets étaient bien plus sombres. Entre autres joyeusetés, May se souvient particulièrement de la fois où elle a fini la tête plongée dans la cuvette des toilettes ou de celle où elle a fini à moitié nue en pleine rue ... Et encore ce ne sont que quelques épisodes épars de son quotidien à cette époque. De son côté, May se contentait de se murer dans un silence inquiétant auprès de ses grands-parents. Elle se réfugiait dans les études ; pour Papy et Mamie qui avaient toujours admiré le sérieux de l'élève modèle, le besoin presque maladif de May de plancher sur les matières scolaires s'inscrivaient dans une continuité. Surtout qu'étant introvertie, son comportement n'avait pas radicalement changé.

Quant à May, tout allait bien et même temps, tout allait mal. Je ne vais pas vous faire croire qu'elle s'en tapait d'être traitée comme un animal, évidemment, elle était affectée. Toutefois, son esprit ne cessait de lui crier que si les autres n'étaient pas corrects avec elle, c'était entièrement de sa faute. Elle voulait leur plaire, coûte que coûte. C'était ses amis, les seuls qu'elle avait. D'un autre côté, lorsqu'ils la malmenaient, ils s'intéressaient à elle ; elle était leur centre d'attention, même brièvement. Et, après tout, peut-être que May avait toujours eu envie qu'on daigne s'occuper d'elle parce qu'au moins, elle n'était plus seule. Prisonnière de ce raisonnement pervers, la future infirmière faisait preuve d'une passivité incroyable, au point que vous auriez eu envie de lui mettre des claques pour qu'elle se rebelle.

La situation échappa cependant à son contrôle lorsqu'on atteint le point de non-retour à ses seize ans.

« J-Je ... Je ne suis pas sûre que ce soit u-une très bonne ... »
« Qu'est-ce que tu dis ? Je crois que j'ai mal compris
« R-Rien. Désolée. »
« Je préfère ça.  »

Serena plaqua ses mains sur les hanches en fusillant May du regard. Immédiatement, celle-ci fixa le sol résolument.

« Tu sais ce qui se passe si tu ne fais pas qu'on te dit ? »
« O-Oui. »
« Alors tu vas le faire, n'est-ce pas ? »
« O-Oui.  »
« Très bien. C'est très gentille de ta part May, tu sais, vraiment. »

May se sentit rougir devant le compliment. Serena était une vraie ordure qui parvenait toujours à ses fins en traitant May comme un animal domestique, c'est-à-dire en maniant parfaitement le fouet et le susucre quand il le fallait.

« C'est bon, tu peux y aller. » chuchota un garçon en tapotant l'épaule de May.

May contempla une dernière fois l'imposant building devant ses yeux, une tour démesurée qui aurait ravi plus d'un suicidaire. En l'espèce, bien que l'option soit tentante en considérant sa situation, elle ne comptait pas grimper jusque tout là-haut. Elle n'aurait qu'à s'introduire dans l'enceinte, trouver de l'Orichalque et le ramener à la bande. Tout simplement. Oui, ce serait du vol. Mais évitez de soulever ce point avant qu'elle ne se lance définitivement dans la grande aventure ou vous pourriez la faire changer d'avis. Peut-être.

De toute façon, elle n'avait pas le choix. Si elle ne le faisait pas, les conséquences seraient bien pires que si elle se faisait choper la main dans le pot de miel. Hésitante, elle s'avança vers l'édifice, jetant un dernier regard mal assuré en direction du groupe. Vu les tronches qu'ils lui tiraient, elle serait bien plus en sécurité à l'intérieur du bâtiment qu'avec eux. Bref, si l'objectif avait été de se rassurer, c'était mort ; elle était encore plus stressée.

Sur ces considérations, le sous-fifre arriva devant l'entrée. Elle passa sa main devant un écran digital.

« Bonjour May Novera. Vous n'êtes pas enregistré dans le fichier des travailleurs ici. Quel est le motif de votre visite je vous prie ? » articula une voix robotique.
« Je ... Je vais voir m-mes parents. Monsieur et Madame Novera. »
« Vérification en cours, veuillez patienter. Bien, vous pouvez entrer, passez une bonne journée. »
« M-Merci. »

La porte devant elle se déverrouilla sans difficulté. Après tout, tout était savamment calculé dans cet objectif. Évidemment, la bande n'avait pas choisi cet endroit au pif sur une carte. Les locaux abritait une partie de la communauté scientifique de Mao de Deus, dont les parents de May. Même si elle ne les connaissait que de nom, leur sang coulait dans ses veines et par conséquent, il n'avait pas fallu longtemps au groupe pour comprendre que son nom pouvait ouvrir quelques portes. En l'occurrence, celle du building abritant des ateliers dont certains effectuaient des recherches sur les propriétés de l'Orichalque. Orichalque qui pouvait se revendre cher sur le marché.

Une fois à l'intérieur, on lui indiqua que ce qu'elle cherchait se trouvait au dixième étage dans la salle dix. Au moins, ce n'était pas très dur à retenir. Elle remercia une nouvelle fois son interlocuteur pour sa gentillesse avant de se diriger vers l'ascenseur. A vrai dire, elle ne savait pas trop à quel étage se trouvait les travaux sur l'Orichalque et, si elle le demandait de but en blanc, on allait la griller de suite. Peut-être qu'en se rendant au laboratoire de ses parents, par hasard, elle tomberait sur ce qu'elle cherchait. Sait-on jamais, sur un malentendu ...

Sans conviction, elle frappa donc à la porte du laboratoire numéro dix. Personne. Tant mieux en fait. Elle entra donc dans le sanctuaire dédié à la science qui ... Non, en fait, il ressemblait à rien.

Si vous cherchiez dans le dictionnaire la définition du mot bordel, vous trouverez la photographie de l'atelier des Novera juste à côté. Y'en avait partout. Chaque centimètre était occupé, du sol au plafond, par des débris en tout genre, des câbles, des paquets de nouilles instantanées vides, des outils et des trucs non identifiables. May ne savait même plus où mettre les pieds tellement l'accumulation de projets en tout genre était conséquente. Le choc avec un squelette d'androïde en préparation lui arracha un cri de stupeur avant de la faire trébucher sur une plaque métallique qui n'avait strictement rien à faire là. Dans un barouf monstre impliquant notamment la destruction de quelques objets May finit sur son postérieur. Super. Ça commençait bien.

Ses parents n'étaient pas en vus. Elle n'était pas sûr de vouloir les rencontrer vu l'image que leur lieu de travail renvoyait. De toute façon, ce n'était pas vraiment ses parents.

Son attention fut rapidement attirée par un cagibi éclairé sur le côté. Une grosse porte blindée barrait l'accès mais, visiblement, il s'agissait de l'expérience sur laquelle les Novera travaillaient dernièrement vu que le terrain à cet endroit était à peu près praticable et que les notes, des pages couvertes de pattes de mouche soigneusement placardées dans une pochette transparente pour qu'on puisse les retrouver plus facilement dans le fouillis, indiquaient la date la plus récente. Avec curiosité, May tira le petit calepin pour en déchiffrer le contenu. Bon, autant essayer de lire une ordonnance ... Par contre, l'étiquette tapée numériquement était parfaitement lisible. Orichalque n°21. Probablement la vingt-et-unième expérience que ses parents menaient à ce sujet. En toute logique, cela signifiait que la salle barricadée contenait le précieux minerai. Ce qu'elle cherchait donc. Plus qu'à l'ouvrir.

Un écran se trouvait à droite de la porte, offrant la possibilité de taper un digicode à deux chiffres. Ce qui était un moyen de sécurité très pourri mais bon, visiblement, les Novera étaient des ingénieurs en tout sauf dans le domaine de la sécurité. D'ailleurs, en se basant sur ce constat, May se contenta bêtement de taper le numéro de l'expérience, c'est-à-dire vingt-et-un. A son grand étonnement, l'écran clignota en vert tandis que le sas s'ouvrit. Ouah. Plus facile, on n'aurait pas pu. On dirait que les scientifiques étaient si absorbés par leurs recherches que les précautions de sécurité élémentaires leur passaient par-dessus la tête.

May pénétra donc dans la petite pièce sur le côté. Après un passage aseptisé et une seconde porte lui demandant de confirmer le code, la première s'étant refermée derrière elle, elle pénétra dans la salle à proprement parler. En son centre trônait une table sur lequel était posé un machin bizarre qui devait être l'Orichalque. Elle n'en avait jamais vu, mais bon, puisqu'il ne pouvait pas s'agir de la table, par déduction, ce devait être le caillou dessus. Le morceau était assez ridicule. Mais on ne lui avait jamais dit qu'elle devait rapporter un bloc entier. C'était déjà bien qu'elle en ait déniché. N'est-ce pas ... ? Espérons que ça suffise aux autres. Elle attrapa le morceau et, décidée à en finir avec toute cette histoire, se dirigea vers la porte. Qui était fermée. Hermétiquement. Avec aucun écran en vu. Là, elle avait un problème.

Premier réflexe, chercher un mécanisme planqué quelque part. Au bout de quelques minutes, May fut forcée de constater qu'aucune serrure dissimulée ne se trouvait dans la pièce. Deuxième étape, se mettre à pleurer en frappant la porte. Finalement, se rouler en boule de dépit dans un coin en chialant. Quel plan parfait pour espérer sortir d'une pièce close.

Après une attente qui lui sembla interminable, un son étouffé lui parvint de l'autre côté. Reprenant espoir, May se leva d'un bond et se mit à appeler à l'aide timidement. Pendant un moment, elle se demanda si elle finirait comme toutes ces expériences commencées dans le laboratoire de ses parents, abandonnée dans une salle étrange parce que l'expérience en question n'intéressait plus les deux scientifiques pour l'heure. Cette impression fut rapidement infirmée par l'apparition d'une myriade de lumières rouges. Si au début, il ne se passa pas grand chose, sauf une douce chaleur, un bruit d'enfer résonna dans la pièce, couvrant les bruits de la pauvre May qui n'avait pas déjà une voix très sonore. On aurait dit qu'une machine imposante s'était mise en marche. Et puis, après quelques minutes May se sentit un peu ... Bizarre. Comme un léger malaise qui s'amplifiait petit à petit. Son estomac se contracta soudainement. Ce qu'elle prit d'abord pour un effet de l'angoisse de rester coincée à jamais se fit de plus en plus violent jusqu'à ce qu'elle fut contrainte, pliée en deux, de rendre tout ce qu'elle avait mangé le matin. Sa vision se brouilla, tout était flou autour d'elle, des tâches rouges difformes occupaient désormais la pièce.

Nouveau haut-le-coeur sauf que cette fois-ci elle eut l'impression que son estomac allait sortir avec le reste. Sa gorge la brûlait, chaque respiration était plus douloureuse que la précédente. Finalement, sa peau entière se mit à la démanger, comme si on l'écorchait vive. Si la voix de May avait été inaudible jusqu'à présent, ses cris atteignaient désormais facilement les mêmes décibels que la machine. Elle n'avait jamais autant souffert de sa vie ; la douleur devenait de plus en plus intenable. Au point qu'au bout d'un moment qui lui sembla une éternité, ce fut le black out complet.

Bon, vous vous doutez bien qu'elle n'est pas morte ce jour-là malgré cette mésaventure, sinon cette présentation n'aurait pas lieu d'être. L'expérience qui visait à déterminer quelle quantité de radiations pouvaient supporter l'Orichalque dans l'optique de la construction d'un nouveau robot, toucha à son terme, les deux scientifiques ayant atteint le premier seuil de dix minutes d'exposition qu'ils avaient fixé dans leur protocole. Néanmoins, les résultats furent particulièrement troublants puisque, en ordonnant l'analyse de la salle pour récolter les données, ils eurent la surprise d'obtenir des choses tellement fantaisistes qu'ils comprirent que quelque chose ne s'était pas déroulé comme prévu. Et quel ne fut pas leur étonnement lorsque Madame pénétra dans la salle, vêtue d'une combinaison hermétique encombrante, découvrant une fille effondrée dans son propre vomi.

Problème. Les deux originaux n'avaient aucune idée de qui était cette gamine, ni de comment elle avait pu s'introduire dans leur atelier. Par contre, si on apprenait qu'un tel accident s'était produit, ils allaient probablement perdre leur métier. Et les subventions. Sans subvention, impossible de mener leurs recherches. Le calcul était vite fait pour des passionnés.

Quand May se réveilla, elle était dans une chambre isolée assez craignos, branchée de partout. Lors de son admission, ses parents, qui ne savaient même pas qu'ils avaient trouvé leur fille, avaient payé une somme assez conséquente pour éviter que le médecin ne pose des questions sur le pourquoi un incident de la sorte s'était produit. Résultat des courses, quand elle fut en état de comprendre ce qui lui était arrivée en présence de Papy et Mamie, on lui fit l'inventaire de tout ce dont elle souffrait à cause des radiations. Si certaines choses n'étaient que superficielles et parfaitement traitables, comme les brûlures de ses voies respiratoires, en revanche, d'autres choses nécessitaient des soins coûteux voire, le recours aux techniques utilisés pour les amplifiés, ce qui était parfaitement inconcevable. D'autant que certains symptômes ne se déclarèrent seulement que quelques jours après son hospitalisation.

Ses cellules affectées dans leur structure même se mirent à se reproduire anarchiquement à certains endroits de son corps, notamment son avant-bras gauche, quatre-vingt dix pour cents de sa jambe droite, son flanc droit et un morceau de son ventre, rendant sa peau comme victime d'une brûlure au troisième degré. Le reste de sa peau devrait pouvoir se reconstituer sans difficulté. Au niveau interne, les médecins s'accordèrent pour affirmer qu'il ne fallait pas qu'elle espère avoir un enfant un jour ; elle était devenue stérile et, bien qu'il soit possible de faire quelque chose à ce sujet, il lui était déconseillé d'agir car il y existerait toujours une forte probabilité que ses progénitures souffrent de malformations ou de handicaps lourds. Ses deux poumons avaient également morflé mais avaient été remis sur pied, quoiqu'il lui fut déconseillé de mener une activité sportive intense. Quant au reste, seul le temps permettrait de faire émerger d'autres pathologies latentes.

Là, vous vous demandez comment May put encaisser toutes ces nouvelles d'un seul coup. Pour Papy et Mamie, c'était comme si le ciel venait de s'effondrer sur leurs têtes brusquement. Mamie était détruite tandis que Papy tentait tant bien que mal de sauvegarder les apparences, mais n'en menait pas large. Quant à May, elle ne pleura pas une seule fois pendant l'énoncé du catalogue de tous ses soucis physiques actuels et hypothétiques. En fait, elle se ferma comme une huître ; elle se replia complètement sur elle-même, formant une bulle à l'écart du monde extérieur qui l'avait tant fait souffrir.

A l'étonnement général, le jour après son réveil, elle demanda à ce qu'on établisse une liaison par écran avec l'école pour qu'elle puisse suivre les cours. Elle s'enferma dans le travail scolaire presque avec acharnement. Elle n'évoqua pas les causes de l'incident à ses grands-parents, malgré leur insistance, se contentant de réponses courtes évasives quand on lui adressait la parole. Elle gratifiait les autres d'un silence pesant, pas parce qu'elle ne voulait pas répondre, mais parce qu'elle était absente. Les études furent son refuge : quand elle étudiait, elle ne pensait pas aux tares physiques qui l'affectaient. Un peu plus tard, elle découvrit par hasard le fabuleux monde des mangas et des jeux vidéo lorsqu'on lui proposa pour sa rééducation un jeu en réalité augmentée. Immédiatement, elle vit en ces deux choses une échappatoire à sa condition et se passionna pour ces mondes fictifs où elle pouvait se terrer quand elle n'allait pas bien.

Au bout de trois mois, elle put retourner à la maison, non pas parce qu'elle était guérie mais tout bonnement pour la raison que ses grands-parents ne pouvaient plus supporter la charge des soins. Son état demeurait incertain puisque personne ne pouvait affirmer avec certitude si des effets indésirables sur le long terme allaient se déclarer.

A peine eut-elle posé un pied sur le plancher familier de leur vieille baraque qu'elle manifesta l'envie de participer au concours pour intégrer une école de médecine. Mamie fut particulièrement intriguée par l'esprit d'initiative de May qui, de toute façon, avait toujours fait ce qu'on exigeait d'elle sans agir par elle-même. D'autant que techniquement, il lui manquait une année d'école pour pouvoir prétendre à participer au concours d'entrée. Sans compter que des études de médecine coûtaient chers. Trop cher. Il existait toutefois une alternative.

May s'inscrivit à l'examen d'entrée d'une école réputée de Néo-Génésis en parallèle de la fin de son cursus à Mao de Deus. Si à Mao de Deus l'argent était roi, elle savait pertinemment qu'à Néo-Génésis, le talent pouvait ouvrir de nombreuses portes. Ce fut la première et la dernière fois que May fit preuve d'une détermination exemplaire voire d'un courage étonnant. Alors qu'elle restait cloîtrée chez elle la plupart du temps par peur des gens en général, elle fit toutes les démarches nécessaires pour l'inscription avant de sortir un beau matin en laissant un petit mot à Papy et Mamie pour ne pas qu'ils s'inquiètent. Quelque chose comme 'Je reviens toute à l'heure, ne vous inquiétez pas. Je vous aime.' Avec son petit pécule, elle organisa un voyage à Néo-Génésis pour le jour des examens et se rendit sur place en tentant d'occulter tant bien que mal le monde autour d'elle qui la mettait si mal à l'aise. Pour se faire, elle se contenta de se réfugier dans sa bulle, récitant dans sa tête en boucle tout le savoir qu'elle avait accumulé pour se préparer aux examens. Elle arriva sur place, entra dans la salle d'examens, se donna à fond puis rentra chez elle le soir même avec la ferme attention de ne plus côtoyer le monde extérieur pendant un bon moment.

Papy l'accueillit sévèrement et l'enguirlanda pour la première fois de sa vie. Il fallait croire que le billet n'avait pas suffi. Elle fondit en larmes et en excuses et tout le monde finit en pleurs et en câlins, à l'instar de la fin d'un mauvais épisode d'une série culcul la praline.

Quelques jours plus tard, la maisonnée reçut un message officiel d'une fameuse école de médecine de Néo-Génésis dans lequel on invitait cordialement une certaine May Novera à venir étudier l'année prochaine parmi eux et que, de surcroît, étant donné qu'elle était placée dans les cinq premiers de l'examen, une bourse lui était accordée par l'Etat pour prendre en charge l'intégralité des frais. L'Etat savait se montrer généreux pour s'accaparer les talents. Bon, même en 2301, les mouchoirs n'étaient pas surfaits, ils avaient encore de beaux jours devant eux. Par quel miracle une jeune fille aussi routinière et renfermée allait pouvoir quitter le nid familial pour vivre dans une énorme ville inconnue remplie de gens ? En voilà une bonne question, vous n'êtes pas aussi bêtes l'air que vous en avez l'air. Au fond, peut-être que May ressentait le besoin de changer de crémerie pour tout recommencer. Depuis l'incident, elle ne se sentait plus à l'aise dans cette ville qui ne lui avait jamais rien apporté de bon. Or, à Néo-Génésis, elle pourrait prendre un tout nouveau départ là où personne ne la connaissait, là où elle pourrait se fondre dans la masse, même si pour se faire, elle devait laisser ses grands-parents derrière et consentir à retrouver des contacts avec la société. Il s'agissait d'un besoin impérieux pour elle de partir d'ici avant de sombrer dans une dépression.

« Pourquoi la médecine ? » finit par demander Papy devant l’investissement, non, l'acharnement dont sa petite fille faisait preuve.
« Pour ... Aider les autres. Leur faire du bien.  »
« Ses parents feraient une crise cardiaque s'ils l'apprenaient. » murmura Mamie en rigolant à moitié. Puisque Monsieur et Madame Novera étaient des mordus de robotique, le corps humain leur semblait complètement inutile, faible, immonde en comparaison.
« M-Mais ... Vous êtes mes parents ... V-Vous m'en voulez ? »
« Non, May, on est très fiers de toi. »

Si elle pensait pouvoir aider les autres en les laissant lui faire du mal, elle voulait à présent agir, ne plus être passive et prendre les devants en les secourant. Une idée un peu étrange mais très claire dans son esprit.

Si Papy et Mamie furent attristés par la nouvelle, ils acceptèrent sa décision. Ils comprenaient que May ait besoin de laisser derrière elle une ville dans laquelle elle avait souffert, quoiqu'elle ne leur ait jamais expliqué la raison de tout le chambardement. N'oubliez pas qu'on avait cherché à étouffer l'affaire du mieux qu'on avait pu ; par conséquent, la version officielle était que May était entrée dans un périmètre bouclé suite à une expérience ayant mal tourné. May n'avait jamais infirmé cette version, peut-être parce qu'elle savait au fond qu'il y avait un semblant de vérité dedans.

Ainsi donc, nous voilà à l'aube d'un nouveau départ, que dis-je, d'une incroyable reconstruction où May s'épanouit pleinement, oublia son physique à jamais marqué et devint une leadeuse née. Ou pas. Si vous vous attendez à un changement radical lors de ses années en école de médecine à Néo-Génésis, si vous aimez les belles histoires où les héros s'endurcissent après avoir vécus des épreuves similaires et deviennent des gens charismatiques, charmants, populaires, eh bien, vous n'allez pas être déçus du voyage.

May passa toutes ses années seule, au premier rang, sans adresser la parole à personne, sauf pour des réponses courtes bafouillées. Elle ne se fit pas d'amis, ne mit jamais les pieds dans une fête, et c'est parfois à se demander si les autres savaient qu'elle existait, May faisant preuve de la discrétion d'un vénérable maître ninja. Et pourtant, elle n'avait jamais été aussi heureuse de sa vie, même quand on lui imposa de suivre un cursus d'infirmière plutôt que de médecin. Ses résultats scolaires faisaient partis des meilleurs, là n'était pas le problème. En revanche, lorsqu'on dressa son profil psychologique, on s'aperçut rapidement qu'elle n'avait pas les qualités requises pour un poste aussi haut. Aucun leadership, aucun sens de décision, trop naïve, socialement inapte, je vous laisse imaginer le médecin si on l'avait laissée continuer sur cette voie. Pour autant, on ne pouvait pas ignorer son talent, c'est pourquoi il fut convenu qu'il valait mieux la réorienter plutôt que de bêtement s'en débarrasser.

Du moment qu'elle pouvait exercer dans le domaine médical d'une quelconque manière, elle se fichait de la place qu'elle occuperait.

Après trois ans d'études, elle fut diplômée avec mention et immédiatement embauchée dans l'hôpital du district Ouest. La deuxième année fut particulièrement mouvementée à cause des évènements avec les Amplifiés. En effet, pour une obscure raison, ces derniers décidèrent du jour au lendemain que fuck les règles et fuck les humains. Dans l'école de médecine, certains domaines étaient directement liés à l'amplification des êtres humains ; inutile de préciser l'énorme bazar lorsque le virus parasita les systèmes là-bas. Pendant plusieurs jours, les étudiants reçurent l'ordre de ne sortir en aucun cas de chez eux sans aucune autre explication. Autant dire que May respecta scrupuleusement l'interdiction, sans se poser de question, au point de ne pas se rendre véritablement compte de l'ampleur de la rébellion à l'extérieur. Au bout de quelques jours, elle reçut un message confirmant son emploi du temps de la semaine, comme si rien ne s'était produit.

Si ses années d'étudiantes ne pas véritablement participer à son accomplissement personnel, à peine eut-elle commencé à travailler qu'elle se sentit ... Mieux d'une certaine manière. Elle était réellement utile aux autres pour la première fois de sa vie et en ce sens, elle était parfaitement satisfaite de sa situation. Une fenêtre s'ouvrit dans sa bulle en l'espace d'une semaine de travail à peine. Paradoxalement, alors qu'elle avait toujours fui le contact avec les autres, c'était ce contact même dans le cadre de son job qui la faisait se sentir bien.

Parallèlement à sa prise de fonction, sa mutation tardive commença à se manifester. Les radiations qui l'avaient affectées des années auparavant agirent durablement sur l'ADN. En l'espèce, le sien fut altéré au point de muter. Elle ne s'aperçut pas immédiatement que quelque chose clochait. En fait, alors qu'elle rangeait la boîte de scalpels qu'elle venait de faire tomber, une vilaine coupure vint s'installer sur sa main lorsqu'elle tâtonna sous un meuble pour récupérer le dernier des fuyards. Étrangement, elle ne ressentit rien. Genre, rien du tout. De même, quand elle se prépara un thé un soir et qu'elle attrapa sa tasse brûlante, elle put la saisir sans aucune problème. En revanche, sur sa main, elle voyait clairement une cloque typique d'une brûlure. Pour l'heure, ces phénomènes inexpliqués l'intriguent médicalement parlant, parce qu'elle se demande si elle n'a pas contracté une maladie supprimant peu à peu ses sensations. Pour autant, elle n'en a parlé à personne, de peur qu'on la vire de son travail si on l'apprend. Si on a accepté ses défauts physiques, ces derniers n'étant que purement esthétiques, on la remercierait immédiatement si on venait à apprendre qu'un truc clochait.

Et tout ça en l'espace de trois mois d'exercice à peine. Reste à voir comment tout le schmilblick va évoluer.

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MessageSujet: Re: May Novera • Mutante sur le tard Lun 12 Sep 2016 - 11:30
Tu est farpaite, farpaitement farpaite ! Mais tu le sais déjà ça !
Allez, première arrivée, première servie... Chose promise, chose due. Ouais, je peux continuer comme ça encore longtemps XD Mais je sais que tu attend ce moment avec impatience, alors, je ne te fais plus attendre et je te valide.

Rien à redire... Juste, j'ai ris, comme d'hab. J'suis vraiment contente qu'on se retrouve ici, j'aurais été triste de perdre ma comique préférée <3


Félicitation !


Bienvenue chez les fous !

Félicitation !!


Tu a passé l'épreuve du feu et après des heures de réflexion et de rédaction, te voilà enfin validé !! Ton aventure dans notre monde de fou peut commencer.

Ne t'affole pas, comme nous sommes des nounours, en plus de t'offrir un cookie en récompense de tes efforts, nous allons te guider afin que tu puisse t'intégrer au forum, à la communauté et surtout, à notre histoire. N'oublie pas, à partir de maintenant, chacun de tes choix seront déterminant, non seulement pour ton futur, mais aussi... Pour celui de la Cité et peut-être même, du monde entier.

Aller, inspire un grand coup et jette toi à l'eau, oui, oui, sans maillot, de toute façon, tu sera obligé de te mouiller et voir même, t'y mettre jusqu'au cou !

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