Concept et +
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ED c'est quoi ? Un forum RP oui, mais pas seulement.

C'est un forum sans prise de tête ou le jeu et le partage doivent primer dans le respect de l'IRL de chacun.
Mais c'est aussi un forum pensé pour ces membres ... Par ces membres. Pourquoi ?
Simplement parce que VOUS êtes la clef de notre évolution. Sur ED, ce sont vos histoires, vos choix et nos partages qui feront avancer l'intrigue.
Bien sûre, nous vous réservons des surprises, mais nous ne sommes pas maître de leur révélation, ce sont vos periginations dans notre monde qui obligeront le staff à réagir et vous dévoiler ses secrets.

Mais ce n'est pas tout, sur ED vous êtes libre ...
Libre de créer vos personnage au grès de vos envies. Libre de créer votre propre espace de jeu et surtout, de le rendre interactif et libre de choisir qui ou ce que vous incarnerez. En effet, ici, les races jouables sont en constante évolutions, en fonction de vos envies.
Il ne tiens qu'à vous de proposer une race, selon vos envies et si vous avez besoin d'une référence, et bien, allez donc jeter un oeil par ici :

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WLFC : 01 Divinité ▲ XX Créatures ▲ XX Mutants ▲ XX Amplifiés ▲ XX Humains ▲ XX Androïdes

WMFD : XX Divinités ▲ XX Créatures ▲ XX Mutants ▲ XX Amplifiés ▲ XX Humains ▲ XX Androïdes

MOB : 01 Divinité ▲ 07 Créatures ▲ 01 Mutant ▲ XX Amplifiés ▲ 01 Humain ▲ XX Androïdes

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Cela fait bien longtemps que vous devriez savoir marcher [Belgarath Eridan]
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MessageSujet: Cela fait bien longtemps que vous devriez savoir marcher [Belgarath Eridan] Lun 3 Oct 2016 - 11:22

Belgarath Eridan
Feat Avatar (Oeuvre)
Belga ¤ Antique ¤ Espèce ¤ Dragon Rouge ¤ MOB ¤ Hétéro ¤ Célibataire

Carte d'Identité
Pour aller plus loin
Situation

Métier : Antiquaire
Placement Social : Très aisé
Résidence :
Cité de Naissance : Une cité antique aujourd'hui disparue


Qu'en Pensez-vous

Androïdes : Les androïdes sont des créatures plus complexe que l'homme ne veut bien l'admettre. Ils sont aussi la preuve que l'homme n'est pas prêt à s'adapter. Il n'a rien contre les androïdes, il en possède d'ailleurs plusieurs à son service bien qu'il s'agisse d'androïdes "libérés" il les fait passer pour de simples machines pour qu'ils ne soient pas détruits.
Amplifiés : Ils sont la preuve de l'égocentrisme de l'humain mais également des choses les plus spectaculaires et les plus horribles. Belgarath cautionne les améliorations médicales mais rejette les améliorations létales.
Surnaturel : Il en fait lui-même partit, il n'a rien contre ce monde, il le juge aussi bon et mauvais que peut l'être le genre humain, mais bien qu'il fut partisan de l'humanité il y a longtemps, il préfère aujourd'hui les siens et se battre pour eux.


Derrière l'écran

Pseudo :
Age :
Expérience RP :
Où nous as-tu trouvé ?
En cas de départ, que souhaite tu pour ton perso ?
Qu'il soit intégré au PNJ du forum est joué sur demande par les admin ou qu'il soit considéré comme mort/disparu ?
Un commentaire ?

Physique

Sous sa forme draconique : C’est une forme que personne encore en vie ne lui connaît hormis Cyradis puisqu’il a été maudit il y a très longtemps par Morgane et Vivianne alors qu’il combattait pour le Roi Arthur et depuis ne peut plus reprendre cette forme. Néanmoins, c’est un majestueux dragon rouge énorme par sa taille et son poids, ses yeux sont rouge sang et ses flammes d’un rouge orangé parfait, il est également l’un des rares dragons à posséder la flamme parfaite, autrement dit son souffle peut devenir bleu lorsqu’il forge pour sa combustion parfaite. Il possède deux énormes cornes au dessus des yeux et qui vont vers l’arrière de son crâne, ses griffes et ses crocs sont extrêmement résistants et personne ne peut briser ses écailles, du moins pas sans enchantement ou un alliage spécial à base de mithril. Ses ailes sont majestueuses et possèdent des griffes à leurs jointures, néanmoins puisqu’il n’est pas une Wyvern, Belgarath possède 4 pattes, deux à l’avant et deux à l’arrière, les antérieures étant légèrement plus courte que les postérieures.
Sous sa forme humaine : Belgarath est assez grand et bien musclé même si ce n’est pas outrageusement, il pourrait prendre la forme qu’il désire ou presque mais reste cantonné à cette description : un hommes aux cheveux brun, mi-long, possédant un œil vert émeraude et l’autre rouge presque sang. Il possède une forte pilosité bien qu’on ne l’ait que rarement vu avec une barbe, son visage est assez carré et son nez assez épais, ses mains sont loin d’être douce au contraire on reconnaît chez lui les mains d’un artisan, du temps où il forgeait encore nuit et jour les armes pour les légions. Sinon rien de bien extraordinaire, il porte toutes sorte d’habits bien qu’ils tirent souvent sur le noir ou le rouge, sous des vêtements amples même si il n’a jamais porté de robe de sorcier.


Caractère

Belgarath est un homme droit, même si comme tout le monde il a eut ses mauvais moments et que sa nature de dragon fait qu’il ne faut pas trop le chatouiller notamment sur le côté financier, il reste incroyablement loyal. Il n’a qu’une pensée : qu’un jour le monde puisse vivre en paix et en harmonie, c’était là le but des Légions Phénix qu’il a créé il y a longtemps mais démantelé après la guerre contre Lucifer et Michel. Depuis il protège autant qu’il le peu ses amis puisqu’il n’a plus aucune famille, il a une affection toute particulière pour les jumeaux Varodan pour qui il serait prêt à donner sa vie. Il a de nombreux travers, l’alcool et les femmes en font partit, il n’a plus eut de relation sérieuse depuis la mère de Polgara, il collectionne les aventures en tout genre et toutes races. Il aime aussi énormément jouer mais il est très mauvais perdant de part sa nature draconique. Autrement c’est un bon vivant, il aime rire de tout, même de lui-même et faire bonne chaire, il n’est pas anthropophage et ne l’a jamais réellement été. Quiconque lui demanderai de l’aide serait bien accueillit mais si jamais il venait à être trahit, il n’y aurait d’autre solution pour le traître que de se donner la mort si il ne veut pas être traqué par le dragon.
Il a conscience de sa puissance mais ne l’étale pas, il préfère raconter des histoires et faire des jolis tours avec le feu plutôt que de bénir, maudire ou animer les objets comme le pouvoir de Némésis lui permettrait. Il est cependant terriblement nostalgique du temps passé avec sa chasseuse et aimerait pouvoir le remonter pour établir une simple ferme et cultiver la terre en oubliant les tourments du monde.



Suite


Carte d'Identité
Pour aller plus loin
Pouvoirs/Capacités

Maîtrise du Feu
Belgarath est un être issu des flammes par conséquent cet élément n'a aucun secret pour lui et ses flammes sont bien plus brûlantes que celles d'un sorcier ou d'un autre dragon, il peut également donner forme à son feu et en faire ses créations et créatures.
Maîtrise des Ténèbres
Tout comme le feu, Belgarath est né avec les Ténèbres en lui de par sa mère. Il les maîtrise aussi bien que le feu et peu les utiliser de la même manière.
Orbe de Némésis qui lui permet plusieurs choses et lui donne les pouvoirs de voir l'avenir et la plupart des futurs possible, immédiats comme lointains. L'orbe est également une extraordinaire source de puissance qui permet à Belgarath d'égaler les Dieux.

Incantation : Wuld Nah Kest ( tourbillon furie tempête)
Traduction : Impulsion
Description : Cette incantation permet à Belgarath de plonger en avant, une sorte de téléportation bien qu’elle ne soit en réalité qu’un déplacement rapide et sur une portée relativement courte.

Incantation : Strun Bah Qo (tempête colère foudre)
Traduction : Tourmente
Description : Une des plus puissantes incantations de Belgarath, elle lui permet d’invoquer littéralement un orage au dessus d’une personne ou d’un objet. Bien qu’elle ne se limite qu’à une petite zone, l’incantation ne fait pas de différence entre les alliés et les ennemis.

Incantation : Tiil Klo Ui (temps sable éternité)
Traduction : Ralenti
Description : La puissance de cette incantation permet à Belgarath du fait de son âge et de son rang, de plier le temps lui même à sa volonté. Exactement il peut ralentir le temps d’une action présente dans un endroit durant une dizaine de seconde où il peut lui se déplacer à une vitesse tout à fait normale.

Incantation : Lok Vah Koor (ciel printemps été)
Traduction : Dégagé
Description : Par cette incantation puissante, Belgarath peut dégager un ciel nuageux, le brouillard, la pluie, les gaz ou les tempêtes sur une ville entière, ce qu’il pouvait faire par le passé avec ses ailes qu’il a désormais perdu.

Incantation : Hun Kaal Zoor (héros champion légende)
Traduction : Allié héroïque
Description : Ce sort est véritablement propre à Belgarath il l’a créé en même temps que les légions phénix autant pour se protéger lui que pour protéger ses alliés. En fait chaque « syllabe » de cette incantation représente l’un des alliés les plus chers du dragon, Hun étant pour Torak, Kaal pour Thot et Zoor pour Cyradis, de cette manière il peut les « invoquer » à ses côtés quelque soit la distance où ils se trouvent par rapport à lui. Attention il ne peut pas les invoquer dans un ordre différent que celui de l’incantation.

Incantation : Raan Mir Tah (animal allégeance meute)
Traduction : Allégeance animale
Description : Belgarath peut par cette incantation forcer les créatures ayant une part animale à se battre pour lui et à le protéger. L’effet ne dure qu’une poignée de minute mais aucun animal ne peut s’y soustraire sauf si il est plus vieux que Belgarath. Cela n’affecte ni les créatures invoquées (comme les familiers) ni les créatures déjà sous le contrôle de quelqu’un d’autre.

Incantation : Joor Zah Frul (mortel limité temporaire)
Traduction : Fendragon
Description : Cette incantation a énormément coûtée à Belgarath car il a beaucoup souffert lors de sa création puisqu’elle lui sert à ébranler les âmes et les corps des dragons. Autrefois destiné uniquement à forcer les dragons à se poser aujourd’hui il est assez puissant pour percer les écailles d’un dragon et lui infliger des dégâts irréversibles en le rendant mortel à tout types d’armes au même titre qu’un être humain lambda. Belgarath ne s’en sert presque jamais car elle lui coûte énormément en magie mais également lui inflige des douleurs immenses.

Incantation : Fus Ro Dah ( Force Equilibre Pousser)
Traduction : Déferlement
Description : L’incantation offre une puissance magique pure à Belgarath qui peut repousser tout ce qui se trouve sur son chemin objets comme créatures sur presque 1km. Il n’est pas mortel mais permet au dragon de se défaire facilement d’un groupe d’ennemis.

Incantation Krii Lun Aus (tuer sangsue souffrir)
Traduction : Marque mortelle
Description : Une incantation qui coûte presque l’intégralité de sa magie à Belgarath, pendant 24h à la suite de cette dernière il ne peut plus utiliser d’incantation il la garde donc pour les cas extrêmes où sa vie est clairement menacée. Il l’a mit au point après sa défait contre Lucifer. Cette incantation est à cible unique mais elle lui permet d’ôter toute magie mais également tout pouvoir à une cible qui ne possède alors plus de don ou de protection d’aucune sorte, même les pouvoirs inhérents à sa race sont supprimé. Autrement dit la personne en face de lui devient un être humain pour une poignée de minutes, cependant il ne perd pas ses connaissance (ex : une personne sachant manier l’épée avec brio saura toujours la manier sauf si l’épée est maintenant trop lourde ou imposante pour lui).

Incantation : Rii Vaaz Zol (Essence Déchirer Zombie)
Traduction : Lacération d’âme
Description : Avec cette incantation Belgarath tranche l’air et brise l’âme de son adversaire, le transformant en un pantin servile à condition que l’adversaire ne soit pas plus âgé que Belgarath. L’incantation peut durer jusqu’à 1h mais Belgarath ne pourra pas incanter d’autre chose en même temps.



Faiblesses

Lorsque Belgarath utilise ses flammes il ne peuvent utiliser les ténèbres et inversement.
Si l'orbe lui donne les pouvoirs d'un Dieu cela ne dure cependant qu'un court instant et ce n'est pas Belgarath qui a le contrôle de ce pouvoir mais bel et bien Némésis.



Histoire

Il fut engendré par les premiers, ceux issus des cieux eux même et de l’univers primordial mais cela il l’ignore, il ignore jusqu’au nom de ses parents et ses origines, il est l’un des sumériens né avant que l’homme n’apprenne à marcher. Son père se nomme Humbaba, tué par l’infâme et présomptueux Gilgamesh, sa mère… son nom fut oublié même dans les légendes, mais tout cela n’est pas important. Belgarath a été arraché à ses parents par un homme sans nom, pour plus de commodité nous userons du nom sous lequel le sorcier l’a le plus connu : Maximus. L’être avait la force de berner les dragons et de leur imposer sa volonté, tant et si bien qu’il déroba le dragon nouveau né.

« Tu ne peux nous le prendre ! Fils du démon tu n’es pas digne de l’emporter ! »

S’était insurgé son père qui voulut se mettre en travers de la route de la créature, un Nephilim qui avait survécu au déluge de Dieu.

« Silence ! Tu as fais un pacte avec moi, il est grand temps d’honorer ta part, ton enfant sera sous ma garde exclusive. Mais je vais te donner un privilège : donnes moi son nom. »

La mère du jeune dragon avait le cœur brisé, ne croyez pas que parce qu’ils ne sont pas humains ils ne possèdent pas de sentiments, bien au contraire. Maximus enlevait là aux deux dragons rouges leurs plus grand trésor, mais un dragon n’a qu’une parole, du moins se doit il de n’en avoir qu’une, ainsi ils devaient cédé et parce que même si à deux ils pouvaient rivaliser avec le Néphilim l’un et l’autre ne pouvait se résigner à voir son âme sœur être tuée. La dragonne versa des larmes de diamant, elle avait en elle un mal que seul le Nephilim avait réussi à apaiser, le prix de cette guérison avait été son enfant, elle prononça alors un nom

« Belgarath, nommes le Belgarath »

Le Nephilim acquiesça, mais l’échange fut fatal à la dragonne, elle se laissa dépérir, incapable de vivre sans le trésor qui lui avait été arraché, quelques temps plus tard se fut Humbaba son époux qui se laissa tué par Gilgamesh le fourbe et il n’y eu plus jamais de dragon de la lignée de Belgarath, il était le seul, celui qui avait été conçu entre le feu et les ténèbres.

Son enfance fut mouvementée, elle se fit dans une prestigieuse cité d’Uruk, du moins ce qui allait devenir cette cité, celui qu’il appelait maître l’avait emmené là bas, il disait que de grandes choses allaient se produire ici même et il avait raison. Il avait fait en sorte que Belgarath ne pose jamais de questions à propos de ses parents, un sortilège puissant contenait l’esprit de l’enfant dragon. Bien qu’il porte le nom d’enfant, ne vous méprenez pas, Belgarath, est né et restera à jamais un dragon. Il était alors bien trop jeune pour prendre forme humaine et Maximus ne pouvait pour le moment le forcer, ainsi pendant près de 1000 ans ils restèrent à l’écart des cités des hommes pour que Belgarath ne soit pas considéré comme une proie par l’humanité renouvelée par Dieu. Durant tout ce temps Belgarath apprit ce qu’était être un dragon. Son entraînement ne se limita pas à savoir cracher des flammes et dès qu’il apprit à marcher véritablement, Maximus lui rappela qu’il pouvait tomber, encore et encore. Le Nephilim ne retenait pas ses coups, il faisait pleuvoir sur le dragon bien plus de souffrance que ce qu’un être comme lui était capable d’endurer mais Belgarath restait un rebelle, son regard soutenait en permanence celui du Nephilim, ce dernier peut-être par orgueil bien que jamais il n’avoua son véritable but à Belgarath, ne pouvait le tolérer. Le dragon restait fier, fidèle à son sang et à sa race, rien ni personne ne pouvait lui faire baisser son regard, son sang n’était que flammes, semblable à de la lave en fusion et au grondement des volcans qui l’avaient vus naître.

Il détestait apprendre, du moins apprendre de cette manière. C’était sa paresse qui lui faisait prendre du retard, lancer des sorts de feu aurait dû être un jeu d’enfants pour lui mais il refusait d’apprendre, parce que c’était Maximus, uniquement pour cette raison.

Il parvint à apprendre comment prendre forme humaine, d’ailleurs il n’en changea jamais, elle se mua simplement avec lui et son âge mais la première fois qu’il y parvint il ressemblait à un adolescent aux longs cheveux d’ébène. C’est à ce moment là que Maximus lui fit intégrer la cours d’Uruk afin qu’il apprenne auprès d’un maître d’arme à tenir une épée, la force phénoménale de l’adolescent lui permit très vite de manier avec une seule main une arme dont un humain lambda aurait eu besoin de deux. Mais Maximus ne le laissait rien faire seul, il lui interdit de se promener en ville ou même encore dans le Palais, Belgarath était confiné à ses appartements et la plupart des nobles ignoraient jusqu’à son existence. Mais chaque interdit du Nephilim était un nouveau défi pour Belgarath qui maniait maintenant le verbe et l’ironie au point de savoir faire sortir son Maître de ses gonds à son bon vouloir. Il avait à l’époque une taille fine et élancée, très loin du modèle bloc de marbre qu’il est aujourd’hui, qui lui permettait de disparaître assez facilement, il arpentait bien souvent le palais depuis ses recoins les plus sombres.

Il parvint même à se glisser dans la ville où il fut rapidement repéré, il n’en avait alors pas conscience mais ses vêtements et ses manières faisait de lui un noble aux yeux même des commerçants, mais il ne fut jamais attaqué, chaque jour où il parvenait à s’enfuir il se rendait à la même boutique, celle d’un forgeron, il restait assit là pendant des heures et des heures sans parler à regarder l’homme créer des armes mais aussi des statues à base de différents métaux. Il fini au bout de bien des semaines par demander au forgeron :

« Apprenez moi. »

L’homme qui avait forcément remarqué le jeune dragon leva un sourcil.

« Ainsi donc tu parles, mais que veux tu que je t’apprenne ? A forger ? Ce ne sont pas des choses que quelqu’un comme toi se doit d’apprendre, où est donc ton mécènes ? »

« Il n’est rien. Mais que voulez vous dire par quelqu’un comme moi ? »

« Oh tu en es donc à poser encore ce genre de questions… »

Il lui expliqua alors que les bijoux qu’il portait, les vêtements, tout le désignait comme un riche et que les riches devaient apprendre à vendre, à faire de la politique, de la diplomatie, mais que forger n’était pas dans leurs attributions. Belgarath haussa alors les épaules.

« Tout cela ne me défini pas. »

Il ôta alors ses bijoux et ses vêtements, ne gardant qu’un pagne autour de la taille.

« Maintenant apprenez moi. »

« Commences déjà par demander calmement, ensuite je t’enseignerai, quelques heures par semaine, pas plus. »

« Apprenez moi… s’il vous plaît… »
Le forgeron eut un léger sourire, il s’avéra être un homme bon et complètement dingue de sa femme et de sa petite fille, l’une comme l’autre étant ses plus précieux trésors, il en parlait sans cesse à Belgarath qui écoutait avec attention et qui savourait le bruit du rire du forgeron, ce dernier fut aussi remarquablement surprit par l’aisance avec laquelle Belgarath apprenait et maniait les flammes, il sourit le jour où le dragon lui révéla sa véritable nature.

« Si je le répète à quelqu’un tu risques d’être chassé de la cité. »

« Peut-être me trahirez vous, mais moi j’aurai été honnête avec vous alors je ne regrette rien. »

« haha tu fais un bien piètre diplomate Belgarath »

Alors le dragon apprit également dans ce sens, plus attentif aux cours d’expression et de marchandage que pouvait tenir Maximus le Nephilim. Mais certaines choses ne changeaient pas et Belgarath sentait qu’au fond de son cœur quelque chose n’allait pas, une noirceur grandissait, le Nephilim lui avait interdit d’user de sortilèges noirs, sous peine de ne jamais en revenir, il l’avait forcé à utiliser ses flammes d’une manière si pure que parfois elles en devenaient blanches comme si la lumière elle-même sortait de la paume de Belgarath.

Une nuit alors qu’il s’était endormi dans la bibliothèque, une jeune femme d’après près son âge vint à sa rencontre, elle avait les cheveux noirs elle aussi, mais ses yeux étaient bandés comme pour refuser de voir le monde, ils étaient seuls, Belgarath dormait affalé sur son bureau d’étude lorsqu’il l’entendit crier. Il sursauta, se retourna vers le bruit et vit des petites lumières tournoyer autour de l’inconnue, ces créatures, des espèces de lutin maléfique étaient entrain de la martyriser, Belgarath ne réfléchit pas vraiment, il s’interposa et de ses doigts sortit une noirceur que lui-même ne connaissant pas, reflet de la haine qu’il venait d’avoir pour des êtres qui torturait une jeune fille, ce jour là, il prit conscience d’une chose : il ne permettrait pas que l’on fasse du mal aux plus faibles, il ne le réalisa pas tout de suite mais au fond de lui en une fraction de seconde il avait changé.

« ça va ? »


Demanda-t-il à la jeune femme. Elle était haletante, tenant sa tête entre ses mains.

« Est-ce que c’est toujours comme ça dans ton pays ? Les créatures sont-elles toutes maléfiques ? »

Il la prit alors dans ses bras pour l’aider à se relever.

« Ne t’en fais pas, ça va aller… c’est quoi ton nom ? »

« Epona, on m’a nommé Epona »

« Tu n’es pas d’ici pas vrai, tu risques de te faire pendre avec un nom d’étranger, surtout en venant ici, que dirais tu de Cyradis ? »

« Je suis d’origine divine ! »

« Ouais bah divin ou pas c’est pas vraiment leurs soucis aux gars du coin… »

Et le temps fit son œuvre, Cyradis avait fuit la Gaule, ses parents avaient jugés préférable de l’éloigner du pouvoir divin, car oui elle s’avéra être une véritable Déesse d’une bonté infini aimant les hommes et surtout la vie sous toutes ses formes. Ils gardèrent leurs liens secrets, Belgarath lui avouant sa véritable nature, la Déesse ne le jugeant pas pour ce qu’il était, mais Maximus ne devait pas avoir connaissance d’une telle amitié, sans quoi ils les sépareraient, Belgarath en était convaincu. Ils sortaient très souvent ensemble, sur les rempart la nuit ou jusque dans l’observatoire que la cité avait construit, Belgarath avait succinctement étudié les astres avec le Nephilim mais le sujet ne le passionnait pas outre mesure, cependant il en était tout autrement pour Cyradis et alors que cela faisait presque un an maintenant qu’ils se connaissaient, elle s’était habitué à ce qu’il l’appel Cyradis, il lui avait également demandé pourquoi elle portait un bandeau sur les yeux, mais elle lui avait simplement sourit, sans lui répondre et il n’avait pas insisté.
Ce soir là ils montèrent ensemble sur la plus haute tour du palais en pleine nuit et ils contemplèrent le ciel, il avait apprit à aimer les étoiles, lorsqu’elle lui racontait les histoires sur les constellations encore jeune ou sur ce que lui inspirait le ciel, il avait apprit à aimer cette forme de poésie lui qui s’était toujours refuser à la musique ou à la danse, ce genre d’apprentissages protocolaires qui ne lui plaisaient pas le moins du monde. Il sourit en regardant les étoiles et fini par se lever en lui tendant sa main.

« Tu es sérieux ? »

« Pourquoi pas ? Personne ne me verra de toutes façons et si tu racontes ça à quelqu’un on ne te croira pas. »

« Tu deviens plutôt bon à ce jeu là… »

« ça m’évite pas mal d’ennuis. »

« Depuis quand cherches tu à les éviter ? »

Il lui répondit par un simple sourire et l’aida à se lever, elle fredonna une mélodie et l’entraîna dans un pas léger sous les étoiles, elle lui demanda alors.

« Qu’est ce que ça fait ? »

« De quoi ? »

« Pouvoir voler. »

« Tu es une déesse, voler est naturel pour toi, je veux dire tu peux cligner des yeux et te retrouver à l’autre bout de ce monde. »

Elle nia.

« Ce n’est pas la même chose et je n’ai pas encore autant de pouvoir, toi tu dois avoir des ailes, donner un battement peu te permettre de traverser la moitié de ce pays. »

« C’est différent Cyradis, ma forme draconique ne passe pas inaperçue et cela fait tellement longtemps que je ne l’ai pas prise, je t’avouerai que je ne me souviens pas vraiment. »


« ça fait combien de temps ? »

« 1000 peut être 1500 ans je ne me souviens plus. »

« Mais quel âge as-tu ? »

Il se contenta de lui sourire, elle avait été toujours plus petite que lui et ses traits étaient plus jeune, mais elle ignorait de combien d’années et c’était de bonne guerre, elle avait refusé de lui répondre pour son bandeau, il lui refusait autre chose.

« Tu m’emmenera un jour sur ton dos ? »

« Je ne suis pas un monture ! »

« Mais je suis Epona… »

« Tss… tu es bien plus que ça, tu le sais. »

« Alors que suis-je ? »

« Tu m’as libéré tout comme mon maître forgeron, tu es ma sœur maintenant et à jamais. »

Elle lui sourit et ils continuèrent à danser. En guise de monture les années qui suivirent Belgarath proposa à Cyradis de monter à cheval, la déesse apprécia tellement cet exercice qu’elle s’appropria l’animal pour en devenir sa protectrice.
Le temps avait passé, Belgarath avait désormais presque l’air un homme d’une petite trentaine d’années, Maximus l’avait bien formé et il avait fini par lui obtenir une place au sein du conseil royal, une place envié par beaucoup mais pas par le dragon qui insulta copieusement le Nephilim, ce dernier ne réagit pas, il se contenta de le préparer pour son plaidoyer devant ce que la cité appelait les « sages ». Un homme allait être jugé, Belgarath ignorait de qui il s’agissait, il allait être celui qui allait le défendre, ce que l’on retenait contre cet homme ? D’avoir porté atteinte à un noble qui avait voulu se saisir d’un objet sur son étale pour l’admirer, pour cela l’accusée risquait la mort. Quand Belgarath entra dans la salle il se stoppa net, il était sans voix prit d’un énorme sentiment d’effroi, l’homme qui se tenait devant lui, il le connaissait, c’était son maître forgeron, il revenait à Belgarath de lui éviter la peine capitale. Le procès ne fut qu’une mascarade, les témoins payés par l’assemblée n’étaient que des hommes de paille, rien n’était vrai, si ce n’est le coup de poing que le forgeron avait donné, vint alors à Belgarath de parler, il était énervé, vexé et les choses n’allaient pas s’arranger.

Ce procès était pour Belgarath l’occasion de faire ses preuves, de montrer à la cité qu’il pouvait éventuellement en prendre le contrôle un jour, Maximus avait tout fait en ce sens, il deviendrait le maître de la plus florissante cité du monde et de ce fait, il pourrait contrôler le monde émergent dans son ensemble pendant plusieurs millénaires. Mais Maximus ignorait une chose, l’homme qui se trouvait devant Belgarath était bien plus un maître aux yeux du dragon que le Nephilim n’en serait jamais un. Lorsque l’on annonça le chef d’accusation le dragon fronça les sourcils, son caractère bestial était là, latent sans que personne ne puisse y faire quoique se soit, ce maître était un trésor à ses yeux et on tentait de le lui prendre, cela aurait été pareil si l’on s’en était prit à Cyradis… le monde n’était pas prêt à voir un dragon en colère. Il y eu bien des jours de procès jusqu’à ce qu’arrive le temps de plaider, Belgarath devait montrer ses talents d’orateur et il les démontra…

« Sages de la cités, anciens du conseil, ma jeunesse peut vous surprendre et je le conçois (bien qu’il fut en réalité le plus âgé de toute l’assemblée à l’exception de Maximus) mais c’est aussi pour cela que je vois un homme être traité misérablement pour avoir voulu défendre son bien, pour avoir voulu exister. Les vieilles règles sont caduques, pourquoi un homme riche pourrait il demander justice à un homme pauvre et non l’inverse ? Pourquoi restez vous replié sur vous-même dans des lois qui sont bien trop vieilles pour notre temps. Ce que je vous demande de reconnaître, c’est que l’humain est l’égal d’un autre humain et que ce n’est pas la richesse qui détermine la force. Je suis Belgarath Eridan, un homme dont la richesse n’est pas à démontrer et pourtant je ne me sens pas plus puissant que cet homme qui de ses mains créé des choses que même mon esprit ne saurait imaginer. Alors vous vénérable anciens, cessez d’avoir peur du peuple en l’enfermant dans des Lois et appliquez la véritable Justice celle où tout à chacun naît libre et égal en droit face à ceux qui le précède et ceux qui lui succéderont. Libérer le et prouvez la clémence et la force de ceux que vous êtes ! »

Alors qu’il allait continuer l’un des vieillards s’éleva en protestant.

« Cesses donc de parler ! Ton verbe est une insulte au conseil et au Seigneur de la cité, c’est notre sang qui fait de nous des puissants, jamais nous ne serons les égaux de ces miséreux, de ces chiens, qu’on le fasse écarteler ! »

Et les membres du conseil reprirent en chœur le mot « écartèlement » le scandant pour demander la mort du maître forgeron. Le verbe de Belgarath surpassa alors leurs voix à tous.

« SILENCE ! Vous n’êtes que des vieillards imbéciles ! Et vous vous osez vous faire nommer Seigneur alors que vous ignorez quelle est la véritable Justice ainsi terré derrière votre trône ! Nous avons une mission, protéger les innocents ! et si vos précieuses Lois vous condamne à l’inaction alors vous méritez mille fois la mort ! Que cela soit écrit ! Et accompli ! »

Des mains du dragon sortirent alors des flammes d’un noir profond qui consumèrent une dizaine de conseillers l’espace d’un instant. Les yeux de Belgarath étaient rouges comme le sang, le magma qui parcourait ses veines le consumait, sa soif de protéger son trésor et ses idées prit le pas sur sa conscience.

« Arrêtes ! » Maximus lui hurla cela usa de sa propre magie pour emprisonner le dragon dans une bulle d’énergie pure dont il fut incapable de sortir, le Nephilim les transporta vers un autre lieu où la fureur de Belgarath ne blesserait personne, dans les cieux immortels. Mais la colère du dragon ne protégea pas le maître forgeron, tenu pour responsable de la sorcellerie sur Belgarath il fut condamné à mort et écartelé en place publique. La tristesse du dragon fut proportionnelle à sa rage et il se terra dans un mutisme qui dura toute une année. Au terme de cette dernière il s’éclipsa de la cité, son cœur était incapable de guérir d’une pareille perte. Il fut retenue par Cyradis ce soir là.

« Pourquoi m’abandonnes tu ? Cela fait un an maintenant que tu refuses de parler à quiconque, même à moi et aujourd’hui tu t’enfuis. »

Il lui caressa alors la joue.

« Cyradis ma sœur, mon sang est lié au tiens, jamais nous ne serons réellement séparé, je pars pour ne pas exterminer cette cité, les hommes brûlent mon âme plus que de raison. Mais je te fais une promesse, lorsque tu regarderas les étoiles et que tu pensera à moi alors je te répondrai. »


Il mentait, il n’avait en rien ce pouvoir et elle aussi se mentait en lui souriant et en lui répondait qu’elle comprenait, il prit alors son envole depuis la tour de l’observatoire, pour la première fois elle vit sa véritable forme, majestueux puissant et surtout immense, elle eut peur l’espace d’un instant puis elle se rappela qu’il restait Belgarath et rien que Belgarath. Elle repartis peu de temps après pour la Gaule où le nom d’Epona allait entrer dans leur panthéon. Belgarath erra seul bien des années, il se laissa corrompre peu à peu par sa noirceur et devint l’une des créatures les plus crainte pour toute l’antiquité, il ravagea bon nombre de villes et village, entraîné par un dragon noir qu’il avait rencontré dans son chemin et qui l’avait aisément manipulé, il terrorisait chaque région, peut être est ce en grande partie à cause de lui que les légendes font des dragons des créatures si peu aimé. Il n’avait alors en lui aucune sagesse, seulement de la colère et de la haine. Mais une chose l’arrêta, une jour alors qu’il était sous forme humaine prêt à anéantir un village son épée, qu’il avait lui-même forgé à l’époque où il côtoyait son maître forgeron, s’arrêta net sur un homme, un forgeron nain des rivages non loin des terres d’Asgard, alors que la lame allait s’abattre sur lui, Belgarath lui-même la dévia et son épée, pourtant faite de mithril se brisa comme une simple branche sur l’enclume du forgeron, le dragon reprit sa forme animale et s’en alla. La prise de conscience qu’il avait eut, ces hommes et ces femmes qu’il avait tué… ces enfants, il se détestait, plus encore il détestait le dragon noir dont il avait comprit la supercherie, il se rendit sur les hauts plateau de la Mongolie actuelle et il s’en prit à ce maître noir, pendant trente jours et trente nuits ils se livrèrent une bataille acharné, mais les flammes de Belgarath se firent d’une pureté sans pareille et d’un souffle il anéantit son adversaire qui eut comme dernière vision, la griffe triomphante de Belgarath lui perçant ses écailles. La victoire était acquise mais la douleur ne s’en allait pas.

Alors il fit ce qu’il avait toujours fait, il fuit. Pendant près d’une décennie ils se cacha et tenta de trouver rédemption mais sans pouvoir apaiser son mal intérieur, alors qu’il se  laissait mourir peu à peu, incapable de faire face à cette douleurs, un être vint le trouver.

« Quel est ton nom ? »


« Pourquoi cela t’importe ? Je vais mourir je ne demande pas ta pitié, je veux simplement être paix. »

« Penses tu que la mort t’apportera la paix ? tu fuis une nouvelle fois, loin de tout ceux qui pouvaient croire en toi. »

« Comment me connais tu ? »

« Je connais beaucoup de choses depuis les demeures célestes, maintenant dis moi ton nom. »

« Si cela peut te faire taire, je me nomme Belgarath… et toi quel est ton nom ? »

« Tu veux me faire taire et pourtant tu me demande de parler… quel étrange dragon tu fais, je suis Tian-long. »

« Tu mens, Tian-long garde les portes des cieux divin, pourquoi s’interesserait-il à moi ? Quittant ainsi son faste et ses dorure. »

« Tu l’as dis toi-même, les hommes doivent être égaux alors pourquoi ne pourrais-je pas me soucier de toi en te considérant comme mon égal ? »

« ça suffit… c’était il y a longtemps ça n’a plus de sens ! »

« L’humanité n’est pas prête et il lui faudra encore bien des millénaires pour l’accepter, l’époque des rois et des chevaliers arrive et tu y jouera un rôle, ils auront besoin de ton pouvoir, tu n’es pas maléfique, faire de mauvais choix est dans la nature de la jeunesse, qu’est ce que plusieurs millénaires pour nous dont les œufs mettent parfois plus de 1000 ans à éclore, écoutes et apprends. »

Il reprit alors sa forme, le dragon chinois Tian-Long, celui là même qui gardait effectivement les demeures des dieux. Belgarath releva sa tête pour le saluer, les rapports de force entre les espèces étaient différente, il ne devait pas allégeance au dragon chinois tout comme ce dernier ne lui devait aucune allégeance. Pour Belgarath sortit de sa grotte ce jour là et il commença à apprendre de nouveau, une sagesse infinie. Pendant plus de 500 ans il enseigna, les bases parfois simples de la vie qui pouvait avoir un sens caché, la force à n’utiliser qu’en dernier recours, le rôle des hommes, du pouvoir de Belgarath du moins il lui en expliqua une partie. Mais il lui apprit surtout à attendre, patienter que le temps fasse son œuvre, les hommes allaient continuer de se haïr, encore et encore, mais ce n’était pas pour ça qu’il fallait les abandonner, ne plus croire en eux, tous les juger de la même manière. Ils étaient des créatures d’une puissance presque sans limite que seuls les dieux pouvaient surpasser, il lui apprit à aimer la paix, les histoires, les choses simples. De ces leçons, Belgarath retint le moindre verbe et calma sa colère, il allait revenir vers les hommes et défendre les faibles, à sa manière.

Il descendit des plus hauts sommets de chine pour voir comment le monde avait évolué sans lui, mais l’est ne serait pas son monde, il allait repartir vers l’ouest, vers l’Europe, il avait entendu parler d’un Roi, un certain Arthur Pendragon qui avait retiré une épée de Justice d’un rocher, il voulait rencontrer cet homme.

Il découvrit le royaume de l’Ogre et la cité de Kaamelot, une puissante forteresse bâtie sur les conseils d’un dénommé Merlin, proche conseiller d’Arthur, ami fidèle de son père Uther et génie ayant créé le défi d’Excalibur pour mettre Arthur sur le trône. Si le Roi était destiné à de grande chose, son conseiller l’orientait de toutes façons vers un destin extraordinaire, les romains avaient plus ou moins délaissés la Bretagne, une île dont ils ne faisaient rien et qui leurs posait bon nombre de nombres de problèmes entre les Pictes et les Saxons, des peuples barbare incapable de se civiliser selon Rome.
Belgarath n’avait pas beaucoup connu les fastes romains, enfin suffisamment pour savoir qu’il les appréciait mais pas assez pour les considérer comme nobles dans leur manière de rendre la Justice, la cruauté des jeux, l’esclavage, tout ceci avait révolté Belgarath au point de le faire quitter Rome, ce n’était pas pour cela qu’il voulait se battre. Sur le chemin jusqu’à Arthur il avait rencontré un nain, un dénommé Torak, les deux s’étaient parfaitement entendu sur leur amour de l’or et Belgarath considérait le nain comme un ami au point d’exploiter avec lui une vieille mine laissée à l’abandon et qui leur avait finalement permis de devenir riche, cela lui avait prit toute une année, c’est à cet époque que le trésor du dragon commença à devenir très impressionnant et gardé dans un lieu secret connu de lui seul.

Sur le chemin de Kaamelot il était  tombé sur un caillou qui l’avait fait trébucher, il n’avait pas voulu s’en débarrasser, il ne savait pas exactement pourquoi, il ne le trouvait pas exceptionnellement joli, ni même intéressant, mais il l’avait simplement glissé dans sa poche « pour plus tard » s’était il seulement dit pour lui-même. Afin de traverser la mer qui le séparer de la Bretagne, il voulu la franchir sous sa forme draconique… il trouva un endroit non plus d’un point d’eau, isolé au beau milieu de la forêt, pourtant à peine entamait il sa transformation qu’une flèche vint se loger dans son épaule, comment avait-on pu traverser sa chaire aussi aisément ? il hurla de douleur et de surprise et se retourna juste à temps pour dévier un autre tir.

« Repars dans les abysses monstres ! »

Un autre trait, Belgarath eut un léger gloussement.

« Les abysses ? Je ne sais pas où c’est je peux retourner à la taverne par contre ça je sais où… »

Mais une épée avait été tiré, l’individu en armure de plate intégrale y compris le casque c’était jeté sur lui alors qu’il avait repris sa forme humaine complète, il lui décrocha un crochet du droit qui l’envoyer valser dans l’eau.

« Je t’en prie, pitié, fais au moins un effort de vouloir réellement me tuer. »

Le chevalier ressortit des eaux, les commandants, Belgarath fit une moue boudeuse .

« Et merde un sorcier des eaux… sinon tu t’es dis que j’étais peut-être pas maléfique que je pouvais juste me balader ce genre de… »

Mais une vague vint l’ensevelir.

« Créature tu vas périre ! »

« Oh ta gueule… »
Des eaux émergea Belgarath sous sa forme de dragon et dont la patte vint simplement capturer le chevalier entre ses griffes, la voix du dragon était plus grave plus caverneuse que lorsqu’il était sous sa forme humaine, il était également plus effrayant, ses deux immenses cornes trônant sur son front.

« Maintenant voyons ce visage… »

D’une simple pichenette il ôta le casque du chevalier, laissant dévoiler sa longue chevelure rousse, ses tâches de rousseurs et sa peau blanche, ses traits fins, son parfum de lila… DE LILA ?! Une femme ?! Une chasseuse de dragon pour être précis, du nom de Aileas elle traquait Belgarath depuis très longtemps et refusait à ce qu’il entre sur le royaume de l’Ogre. Elle était écossaise, du moins ce qui allait être plus tard l’Ecosse, elle avait voué sa vie à faire disparaître de ce monde les dragons et pourtant, elle tomba amoureuse de l’un d’eux tout comme Belgarath tomba amoureux d’elle. C’était inévitable à partir du moment où il avait posé les yeux sur elle, il savait qu’il ne pourrait pas lui faire de mal et elle avait comprit que son pouvoir ne pouvait rien contre lui, il l’avait subjugué. Alors ils firent route ensemble jusqu’à la table d’Arthur Pendragon et lui offrirent leurs services, non pas en tant que chevaliers car l’un comme l’autre étaient libre et ne souhaitaient se lier à aucun être mais ils deviendraient des alliés de poids.

« Il m’a été confié la tâche de retrouver le Graâl reliquaire du Sang du Christ, ainsi l’humanité pourra retrouver l’espoir que jadis lui offrit Dieu. »

Pour le coup Belgarath fut plutôt sceptique, mais il y avait quelque chose chez cet Arthur, ceux qui l’entouraient et bien entendu il avait entendu parler de la dame du Lac et des prêtresses de l’île d’Avalon, il lui tardait également de rencontrer Merlin, à ce que l’on disait l’un des plus puissant mage ayant vu le jour.
Le dragon ne restait pas dans l’enceinte de la forteresse, il passait son temps libre autour du lac d’où avait jadis jaillis Excalibur dans l’espoir de pouvoir converser avec la Dame.

« Me délaisserai-tu pour cette fée des eaux mon cher Dragon ? » lui avait alors demandé la chasseuse.

« Depuis quand la jalousie est-elle le moteur de tes pensées ? »

« Tu ignores encore beaucoup de mes pensées… »

« N’ai pas peur, c’est cette magie qui m’attire, il y a quelque chose dans cette épée, il dit être là pour trouver le Graal du fils de Dieu et pourtant toute la magie qui l’entoure est celle des anciens dieux, pourquoi voudraient-il disparaître ? Et il y a cette présence autour de lui, quelque chose que j’ai l’impression de connaître, une magie, je ne saurai pas dire quoi. »

« Tu réfléchis trop »

« Tu penses ? Peut-être mais je me dis que si ce Roi peut devenir immortel, il aura assez de jugeote pour abdiquer et devenir un élu du peuple, que son royaume soit une démocratie, sans peine de mort, que le peuple puisse décider des lois, voter, choisir. »

« Comment ? Je veux dire, seule une guerre pourrait faire bouger de telles choses, une révolution, rien ne se fera sans que le sang ne coule. »

« Non, il y a du bon en l’être humain, il suffirait de l’instruire, de lui montrer que les choses peuvent être différente, il n’y a pas à se battre, il suffit de raconter, d’expliquer que les Rois n’ont jamais été choisis par Dieu, qu’ils ne sont que de simples hommes. »

« Anarchiste… » souria-t-elle.

« Comme si tu ne le savais pas. » rétorqua-t-il.

Ils passèrent le reste de l’après midi au bord du lac, Belgarath jouant machinalement avec la pierre qu’il avait ramassé à chaque fois qu’il conversait sur la démocratie ou la justice, cela lui permettait de recentrer ses idées.

Le lendemain il devait enfin rencontrer Merlin, le Mage qui avait conduit Arthur tout au long de son ascension, mais avant même d’entrer dans la salle du trône il sentit quelque chose, une présence qu’il n’avait plus sentit depuis des siècles.

« Pas lui… » souffla-t-il avant de pénétrer de force dans la salle du trône et sans crier gare il lança une boule de feu sur l’homme qui se tenait aux côtés d’Arthur en hurlant « QUE FAIS TU LA ? »

L’homme avait arrêté les flammes et se fendit d’un sourire.

« Toi aussi tu m’as manqué… mon enfant… »

D’un geste d’Arthur ses chevaliers encerclèrent le dragon et la chasseuse. Belgarath ne bougea plus alors qu’elle tirait son épée prête à en découdre bien qu’elle ignorait pourquoi mais le nom prononcé par Belgarath.

« Je ne serai jamais ton enfant… Maximus ! »

« Silence ! » ordonna Arthur. « Comment oses tu user de ta magie dans ma salle du trône et sur mon ami le plus fidèle que tu oses calomnier en l’appelant par un nom qui m’est étranger ?! »

« Ami ? Lui ? Mais alors… Merlin c’est toi ? »

Maximus se contenta de sourire, il n’avait pas changé d’un iota, il semblait toujours aussi vieux et portait sur lui une sagesse que Belgarath ne lui reconnaissait pas, il avait trop souffert entre ses mains pour vouloir le revoir ou lui pardonner. Mais il comprit au regard d’Arthur qu’il ne pourrait pas le convaincre d’abandonner ce « Merlin », il l’avait élevé sur le trône, il avait fait d’Arthur ce qu’il voulait faire de Belgarath mais dans quel but ? L’armée d’Arthur ne pourrait jamais régner sur le monde.

« Arthur, je sais que vous ne m’écouterez pas, mais je connais cet homme, j’ignore ce qu’il vous veut mais je ne pourrai jamais le reconnaître comme un être bon. Je vais me retirer. »

« Tu as oublié Belgarath, que tu as usé de ta magie dans ma salle du trône… »


« Qu’est-ce qu’un trône Arthur ? Une fable pour enfant, il ne vous donne pas plus le droit de vie ou de mort que moi ou que vos paysans. Vous pouvez tenter de m’abattre, mais je me défendrai et votre Merlin si tel est le nom que vous lui donnez ne m’empêchera pas de m’enfuir. Dis lui Maximus, dis lui comment je me suis déjà enfuit alors que tu as fais exécuter mon seul ami ! Dis le lui ! »

Merlin (ou Maximus comme vous préférez) se pencha à l’oreille d’Arthur, le souverain, agacé mais toujours prompt à écouter son ami fit un geste de tel sorte que les chevaliers s’écartent.

« Tu lui dois la vie, ne l’oublies pas. »

Belgarath cracha sur le sol « plutôt baiser ce sol que de reconnaître une telle chose. »

« J’ai confiance en toi Belgarath, tu reviendra vers nous avant la fin… oh et au fait félicitations pour toi et… elle, tu lui as dis au moins que tu ne la rendrai jamais grosse. »

« La ferme serpent, ma vigueur je la lui réserve, pour toi je n’offre que mon mépris… oh une dernière chose, fais gaffe à continuer à porter des robes on va comprendre que t’as rien entre les jambes allez bisous. »

Merlin grinça des dents, seul Belgarath pouvait le mettre hors de lui de cette manière. Les amants furent conduits en dehors du château et ils laissèrent Arthur à la recherche de son Graal.
Le dragon pensait en avoir fini avec Maximus et l'ensemble de ses ruses et de ses tours de magiciens mais il gardait en tête son enfance, l'être Nephlim avait toujours eut à cœur de lui apprendre quelque chose mais jamais avec les bonnes méthodes, pourtant il tenait de lui sa maîtrise du feu mais aussi des ténèbres avec lesquelles il avait apprit à donner la vie.
Cependant cette nuit là il fut remplis de cauchemars et de tourments, des batailles, du sang, des combats, non pas ceux auxquels il avait déjà participé, il voyait les terres de l'île de Bretagne en cendres, mais ce n'était pas lui qui était à l'origine de ce chaos, il se vit mort, transpercé de la lance de sa bien aimée.
Il se réveilla en sursaut et vit alors son bras tendu sur la gorge de Aileas, sa rousse compagne parvenait avec peine à respirer mais elle le regardait intensément. A peine se rendit il compte de son forfait qu'il lâcha la gorge et se confondit en excuses.

"Il y a quelque chose... dans l'air, un drame se prépare, Arthur et ses chevaliers... le Graal."

"Pourquoi te soucies tu encore d'eux?"

"Je ne sais pas... je ne peux pas les laisser mourir..."

"Si tu y va, je viens avec toi."



Il acquiesça de la tête et ils partirent en direction de la vision de Belgarath. A peine furent-ils sur place qu'une grande bataille s'étendait devant eux, l'armée d'Arthur faisait face à une armées de créatures et d'hommes venus à la conquête d'Avalon dont il pensait Kaamelot comme la clef qui leur permettrait d'y pénétrer. Il y avait un homme qui semblait être à leur tête, le dragon l'ignorait encore mais il s'agissait de Mordred qui se tenait aux côtés de sa mère Morgane et demi soeur d'Arthur. Mais le pire fléau n'était pas là, dans leurs rangs se trouvait une créature comme Belgarath ne pensait pas en rencontrer à nouveau, un dragon, d'une blancheur capable d'occulté la pureté du soleil. Il ravageait les rangs ennemis et même Merlin avec toute sa puissance ne pouvait s'occuper d'un dragon et d'une armée.

"Que vas tu faire?" demanda la chasseuse alors même qu'elle connaissait la réponse.

"Je vais me battre, je ne laisserai pas cette terre être recouverte par les Ténèbres, protèges Arthur, de tout, j'ai confiance en toi."

"Et moi en toi, mais reviens moi."

Belgarath se fendit d'un sourire.

"Les grosses bêtes ça me connaît, j'en suis une!"

"Ventard va!"

"Ha!" s'exclama-t-il avant de se lancer dans la bataille, usant de ses flammes pour traverser les nuages et se laisser retomber sur le champ de bataille sous sa forme gigantesque. Il était redevenu dragon et se lança, griffes en avant vers son frère blanc.

"Je t'ordonne de te retirer, de part ma condition et mon rang tu dois m'obéir mon frère !"

Il était vrai, aucun des dragons occidentaux ne pouvait refuser un ordre venant d'un dragon rouge, encore plus quand ce dernier était l'un des plus vieux de sa race.

"Je ne peux mon frère, j'ai une dette envers cette magicienne, elle m'a sauvé des Ténèbres, je lui serai fidèle même si je dois t'affronter."

"Alors il en sera ainsi !"

Aileas était arrivée à la hauteur d'Arthur, toisant Merlin du regard, ce dernier un léger sourire aux lèvres. Elle regardait Belgarath, le dragon majestueux fendait le ciel et était capable de briser les montagnes de son seul souffle. Les deux créatures s'écharpaient, mais le blanc était plus agile que Belgarath, pourtant ce dernier gardait le dessus, son souffle était de feu et ses griffes semblaient être faite de mithril pour déchiqueté son adversaire.

"Si il continue il va libérer le véritable pouvoir qui est en lui..."

"Que voulez dire charlatant?"

"Du calme jeune fille... vous n'êtes pas en mesure d'arrêter quoique se soit. Belgarath porte en lui un fragment de noirceur... oh je vois, il ne vous l'a pas dit, peut-être qu'il l'ignore encore. Mais ce qu'il fait passer pour une maladie de naissance n'en n'est pas une. Lorsque son oeuf a éclot au milieu de son volcan après presque un millénaire de gestation, c'était lors d'une eclipse solaire, la puissance du soleil ainsi occulté par les Ténèbres a fait éclore l'oeuf projetant sur le dragonnet une noirceur semblable à celle du chaos primordiale, les Ténèbres incarnés. C'est ce que j'ai toujours voulu détruire chez lui mais il a préféré apprendre à la manier cependant j'ai bien peur que votre rencontre n'ait quelque peu changé les choses. Tant qu'il se battait pour sa propre personne, son pouvoir était limité, on ne défend jamais aussi chèrement sa vie que celle des personnes que l'on aime et malheureusement pour lui, il vous aime..."

Elle écarquilla alors les yeux devant le sourire de Merlin, le Nephilim allait avoir sa victoire et cela couterait la vie à Morgane, Mordred mais aussi à Belgarath, sacrifiant ainsi son élève pour une cause plus grande, celle d'Arthur et de la table ronde. Mais Aileas ne l'entendit pas de cette manière et elle fendit le champs de bataille à bride abattue déchirant ses ennemis sur son passage pour tenter de vaincre par elle même le dragon blanc et sa maîtresse. Mais alors qu'elle armait sa lance pour aider son aimer et abattre le monstre un cavalier vint à sa rencontre percutant sa monture et la mettant au sol, un garçon aux cheveux comme les blés et au visage déformé par l'abomination qu'il était, l'enfant de l'amour entre un frère et une soeur.
Bien qu'il ne fut pas repoussant Mordred était fou et sa folie allait prendre le dessus sur Aileas qui combattait avec honneur.



Alors que les crocs de Belgarath et ses griffes finirent par déchirer la chaire de son ennemi et que son souffle le consumait, il se pencha sur le champs de bataille pour voir l'armure étincelante de sa chasseuse, elle était complètement débordé par la folie de Mordred et alors que le dragon voulu la protéger il sentit une magie l'atteindre... Morgane, la magicienne usait de toute sa puissance pour venger son dragon. Belgarath n'y prêtait pas attention et sa fureur grandissait à mesure qu'il ne pouvait atteindre son aimée.

"Sorcière ! Libères moi !"

"Tu as tué mon favoris, je vais te prendre ta femme, regarde mon fils se délecter de sa chaire !"

Le regard de Belgarath se braqua sur Mordred et Aileas dont la lance venait de la transpercer. Cette lance dont elle était si fière, le fou s'en était emparé et avait fini par empaler la rousse qui regardait son dragon les yeux pleins de larmes.

"Ne t'énerves pas... je t'en prie... Belgarath... nous nous retrouverons... à Avalon. Je t'aime."

Sous la colère, le dragon voulu retrouver des bras et recouvrit sa forme humaine, le sort de Morgane, qui en secret était aidé par Viviane, cette dernière rêvant de se venger de Merlin elle commençait par s'en prendre à son apprenti, le sort fit effet et scella à jamais le dragon sous sa forme humaine. Mais la douleur de Belgarath était telle qu'à travers la brume qui montait dans les highlands où s'étaient déroulés la bataille, il ne sentit pas le sort ses bras ne parvinrent pas à retenir Aileas à temps, la rousse s'écroula sur la terre de ses ancêtres, le visage dans la boue. Il arriva pour lui retirer le visage, ne prêtant nul attention à Mordred ou à la bataille, quand il réalisa que le fils fou avait fuit avec sa mère. L'armée de créatures avait été mise en déroute. Merlin s'en était retourné il avait obtenu la mort d'Aileas et la défaite de Morgane, son plan pour reprendre Belgarath s'amorçait.
Le dragon hurlait, sa bouche crachait des flammes et ses larmes étaient intarissable, on venait de lui enlever celle qu'il avait aimé pour la première fois depuis des millénaires d'un amour sincère.

"TIAN-LONG où est-elle ta justice à présent?! TIAN-LONG !" il hurlait à s'en briser la voix, il était désormais seul au milieu des cadavres de la bataille, mais le dragon chinois ne lui répondit pas. De sa veste sortit une lumière d'n bleu pur et parfait


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MessageSujet: Re: Cela fait bien longtemps que vous devriez savoir marcher [Belgarath Eridan] Sam 29 Oct 2016 - 18:31

Suite


Histoire

La lumière ne possédait aucun défaut, elle ondula comme des vapeurs entêtante et vint fusionner en entrant par les narines du dragon.

« Il suffit Belgarath, ta haine est compréhensible mais si tu continues à te perdre les ténèbres te consumeront à nouveau. »

La voix était dans sa tête, il était incapable de l’occulter tout comme il était incapable de luter contre ce pouvoir. Il n'avait jamais ressentit ce type de pouvoir, il était différent de ce qu'il connaissait et pourtant en lui naissait un sentiment bien étrange. Mais il manquait de patience et refusait clairement que l'on puisse le manipuler, de part sa nature draconique cela l'aurait présenté comme faible aux yeux des siens

« Qui est tu ?! Sors de ma tête ! »

« Le dragon ne te répondra pas enfant du chaos. Je suis Némésis, j’ai vu ce qui allait se passer, j’ai vu ce qui allait arriver tout comme ce qui est entrain de se passer pour nous divinités. J'ai moi aussi été trahie et abandonnée par mon champion, prends sa place et je t'accorderai mon pouvoir. »

Le dragon fut aigri par cette réponse, Nemesis ou pas il se riait d'une Déesse qui venait chercher refuge dans son esprit à lui.

« Tu as vu et tu n’as rien fais ? Si ta force se limite donc à voir tu n’es pas utile, ce n’est pas une vision qui me permettra de la sauver ! Regardes la ! »

« Telle était sa destiné… »

« Ne me parles pas de destinée ! Je crache sur ta destiné ! Je crache sur le futur prévu, je suis un être libre de temps et d’espace, je ne suis destiné qu’à ce que je souhaite ! »

« Et pourtant tu as gardé mon orbe tout ce temps avec toi, sans savoir pourquoi… »

« Ton… orbe ? »

Il tira alors de sa poche le caillou flamboyant, orbe de la Déesse Némésis, garante de son pouvoir sur Terre malgré l'abandon des hommes envers les Dieu.

« Mon pouvoir je te le prête car il va amenuiser, les gens refusent de croire maintenant que Dieu revient prendre la place qu’il nous avait laissé tout ce temps. J’ai besoin de toi Belgarath, pour vivre pour que nous soyons unis, mon pouvoir, mon orbe entre tes mains pour voir le futur, remplir le rôle de Juste Dragon qui te reviens et pour que la Terre demeure intact. Sois juste Belgarath, mais nous parlerons plus tard car la seule qui puisse calmer ta folie est là. »

Le dragon allait répondre lorsqu’il sentit une odeur familière se diriger vers lui, il la reconnu au premier coup d’œil et avant même qu’il ne se lève ou dise quoique se soit elle avait ses genoux dans la terre, soutenant la tête de la chasseuse et nichant celle de Belgarath dans le creux de sa nuque.

« Je suis là mon frère, Belgarath calmes toi je t’en prie. »

Cette voix douce… Cyradis on ne pouvait s’y tromper alors le dragon s’effondra dans un cri de rage étouffé par les vêtements de sa sœur pendant de longue minutes il hurla, acceptant ainsi le pouvoir de Némésis dont l’orbe disparu pour fusionner avec le corps du dragon protégeant à jamais son cœur. Mais pourtant il se refusa de se laisser manipuler, il ne deviendrait pas comme la déesse le désirait un esprit, non il resterait Belgarath et userait de l'orbe à sa guise avec le bon vouloir de la déesse.
Un homme vint plusieurs heures plus tard.


« Déesse, dois-je les emmener ? »

« Aides le à se relever mais ne le porte pas, il ne pourrai pas l’accepter. Je vais m’occuper d’elle, il en sera fait selon nos rites et ses croyances. »

Il vit l’énorme main du géant qui se nommait Thot mais dont il apprendrait le nom que plusieurs jours plus tard.
Le dragon ne revint à lui que trois jours plus tard, Cyradis avait permit au corps de la chasseuse de se conserver en parfait état. Elle ne l’avait pas débarrassé du sang ni de la terre, c’était à Belgarath d’accomplir cette tâche et il l’accomplit. Il lui ôta son armure hurla intérieurement contre la faiblesse de ce plastron qu’il avait pourtant lui-même forgé, il prit la peine de lui ôter délicatement l’ensemble de ses vêtements et de lui laver son corps avec attention et respect. Il l’avait fait la nuit à la lueur des bougies dans une vieille tour qui menaçait de s’écrouler. Il avait prit un tissu humide et avait parfumé sa peau de senteurs de roses et de lilas, il lui avait ensuite pendant trois jours et trois nuits réparé son armure pour qu’elle puisse aller dans l’au-delà avec une armure scintillante et qui la protégerai dans l’autre monde. Il lui ajusta une dernière fois son plastron, tressa sa longue chevelure rousse et se pencha sur elle pour l’embrasser une dernière fois.

« Ce monde n’a pas voulu de toi, mais ne crains rien car lorsque le rideau gris et âpre de ce monde se déchirera tu les verra, les rivages blancs et au-delà la lointaine contrée verdoyante sous un fugace levé de soleil. Alors plus rien ne pourra te rendre triste, tu souriras pour l’éternité. Tu dois m’y attendre, je finirai ma tâche et nous parcourrons les plaines d’Avalon jusqu’à la fin des temps. »

Le cœur de Belgarath était serré, il ne pleurait plus, il ne hurlait plus mais il avait mal et la douleur déformait les traits de son visage de manière assez ignoble. Il l’emmena alors à la pointe de la plus haute des falaises et lui offrit une tombe de pierre d’où elle pourrait voir le monde dans sa beauté. Le dragon resta bien des jours à veiller sur son trésor perdu quand Cyradis revint vers lui.

« Némésis avait raison, nous perdons de notre pouvoir Belgarath. »

« Que puis-je y faire Cyradis, moi j’ai tout perdu, je comprend la colère de Morgane, de Viviane et de toutes les autres. »

« Elle n’est pas légitime, je ne veux pas que tu te battes, je veux que ton feu protège ce qui doit l’être, Belgarath, les armes ne servent pas qu’à tuer, elles peuvent aussi protéger. Reforges ta lame qui a été brisée et reviens moi, reviens nous et élèves toi plus haut que tu ne t’ai jamais élevé. »

Elle le laissa là, lui déposant les reste de son épée brisée il y a longtemps maintenant entre ses mains, il leva son regard vers le ciel, même si c’était à lui-même qu’il se parlait.

« Très bien Némésis. Octroies moi ton pouvoir, on va leur montrer ce qui arrive quand le peuple se libère. Thot, Cyradis, Torak… vous tous, je vous protégerai de ma vie, même si ma forme a été scellée nous vivrons dans le feu protecteur, ainsi voici venir les Légions Phénix. »

Il les nomma Phénix car son orgueil ne le poussa pas à utiliser sa propre espèce et parce qu’il avait toujours eu un faible pour cet animal qui renaissait de ses cendres, il était un homme nouveau, il allait protéger le monde et ferai en sorte que cela se sache. Il ignora alors totalement la quête du Graal d’Arthur et se contenta de se délecter de l’emprisonnement de Merlin. Il vint cependant en aide à Arthur, les pouvoirs de Némésis lui permettant désormais bien plus de chose qu’avec sa simple condition de dragon, mais c'est lorsqu'il fit face à Mordred avec ce qui restait des chevaliers de la table ronde qu'il rencontra son plus grand ennemi.
un homme se tenait entre lui et l'enfant impur, un homme pas très grand, blond qui tenait un sceptre noir entre ses doigts.


"Alors c'est toi qu'elle a choisit... minable... elle n'avait rien de mieux pour me remplacer...?"

Le dragon n'avait jamais été fan des monologues et encore moins lorsqu'il ne les comprenait pas, pourtant son coeur lui comprenait, l'orbe se mit à réagir vivement et à l'imprégner de son pouvoir, la voix de Némésis résonna dans sa tête.

*Cet homme, tues le. Il doit mourir, il m'a trahit ! Utilise l'orbe, utilises moi mais fais le disparaître de la surface de ce monde*

Belgarath comprit alors et eut un rictus mauvais à l'intention de la déesse.

"C'est pour ça qu'elle se met dans ton ses états? Pour... toi? Simplement toi avec un bâton tout moche et ta face de caniche apeuré... bordel vous voulez pas aller dans un buisson et arranger ça?"

"Misérable ! Tu penses que je suis là pour échanger des politesses avec toi? Mordred sera mon instrument, mon cavalier de l'apocalypse dans ce monde. Ni toi ni personne ne l'approchera!"

"Oh en plus tu as tes règles, bah alors gamin on est ronchon parce que maman t'as abandonné. Tu veux un conseil? Pleures pas boulou, ça irai mieux demain!"

"Pitoyable... qu'es tu donc? Un dragon sans aile?... Oh non j'avais oublié... sans aile et sans amour, dis moi elle est toujours enterrée en haut de cette colline? Ce serait amusant de relever son cadavre et de manipuler son âme qu'en penses tu?"

"Tu ne la touchera pas !"

La part draconique de Belgarath trouva l'écho avec l'orbe de Némésis et le combat s'engagea, d'abord par magies interposées, le dragon usant de ses flammes les plus puissantes et les plus sauvage tandis que l'étranger usa de ténèbres capables de recouvrir ce monde de ténèbres. Leurs puissances semblaient inépuisables tandis que les chevaliers se battaient contre Mordred et son armée. Il n'existait plus rien pour les deux combattants que le combat qu'ils menaient.

"Tu es ridicule champion !"

"Et toi tu parles trop !"

Belgarath relâcha ses flammes pour s'emparer d'une lame sur son passage et fonça vers l'inconnu qui fut dépassé par la vitesse mais également les capacités martiales du dragon dont l'épée se planta dans le ventre d'Ezraïl aussi facilement que dans n'importe quel être humain.

"Quoi? C'est tout... va en enfer et n'oublie pas d'emmener tes petits copains avec toi !"

"Je... n'oublierai pas... cet affront, dragon misérable"

"C'est ça on lui dira"

Il retira alors l'épée du ventre de son adversaire et l'abatit sur sa nuque qui fit voler sa tête à plusieurs mètres de là.

"Une affaire rondement menée"

*Il reviendra*

"Bah il suffira de refaire la même chose"

Il permit ensuite à Excalibur de frapper mortellement Mordred.

Mais il se contenta pendant les siècles qui allaient suivre de libérer les peuples, de faire en sorte d’organiser les plus grandes mutineries ou rebellions d’esclave de tout les temps. Il tenta d’arrêter Christophe Colomb dans sa découverte de l’Amérique mais le destin se mit sur sa route et le continent fut découvert, des milliers d’hommes et de femmes furent massacrés et bien des peuples réduits en esclavage pour construire cette nation. Même si il ne parvint pas à arrêter le flux d’esclave il s’opposa à de nombreuses reprises à ce trafic et parvint à en libérer des centaines. Mais c’est en France qu’il posa le plus les fondations de son mouvement, il laissa filer ses idées un peu partout, des hommes commencèrent à l’écouter, à faire que leurs idées soient entendu ainsi naquit l’encyclopédie. Jamais on ne découvrit Belgarath ou le siège des légions qu’il maintenait secret grâce à ses amis Cyradis, Thot et Torak. Mais les années passèrent et la monarchie devait faire place à ce qui se rapprochait un peu de l’utopie de Belgarath sans jamais l’atteindre, il s’arma sur les barricades de Paris et se réjouit de voir le Roi perdre sa tête.

Oui le dragon fut prit dans les principaux conflits et actes de rébellion des derniers millénaires. Il ne cessait jamais et ne paraissait pas fatigué, Némésis continuait de vivre à travers son pouvoir et il ne cessa jamais de croire au pouvoir de Cyradis qui avait fini par épouse Thot, son prêtre et l’avait divinisé afin qu’il ne meurt jamais. Belgarath avait assisté à cet union bénissant leur amour. Mais en ce qui le concernait l’amour n’était plus une chose en laquelle il pouvait croire, il avait couché avec de nombreuses femmes, parfois même pour obtenir ce qu’il voulait, des fonds, des armes, des hommes. Il avait cependant eut des sentiments par moment, notamment avec une jeune femme dont le mari, un esclavagiste notoire et cruel, tout le contraire de son épouse qu’il avait prise pour femme car elle possédait une immense fortune. Belgarath n’avait pas mit beaucoup de temps pour séduire Esmeralda qui faisait partit à un certain degré de la famille royal d’Espagne. Le dragon l’avait vu dans l’un des bals mondain où il n’avait aucun mal à être invité même si personne ne savait exactement qui il était, ce qui fascinait les foules de l’époque. Il dansa plusieurs fois avec Esmeralda la courtisa discrètement et fini par arriver à ses fins, néanmoins il n’avait pas prévu qu’il s’attacherai à elle et il retarda de ce fait l’assassinat de son époux, il profita de cette situation pendant plus d’une année avant d’entendre parlé d’une dernière cargaison d’esclave, des enfants, une mains d’œuvre peu cher et facile à transporter dans des bateaux. Ce soir là alors que son époux entra dans la chambre d’Esmeralda, Belgarath était là lui aussi, il frappa sans aucun remord et le corps de l’aristocrate s’effondra.

« Je suis désolé, je ne peux pas rester. J’espère que tu pourras être libre désormais, fais de ta fortune de bonnes choses, adieu. »

Et il s’enfuit sans jamais la revoir sans jamais savoir qu’elle portait en elle un enfant de lui, un enfant qui finirai par haïr son père. Le temps continuait de passer, les guerres également, le vingtième siècle s’ouvrait à lui alors qu’il prit part à ce qui devait être la Der des Ders et l’autre qui vit l’atrocité dont l’humain était capable, il se rendit à la libération dans l’un des camps de la mort qu’on lui avait décrit… il en ressortit bouleversé, des hommes, des femmes des enfants, avaient été massacrés, génocidés, parce qu’ils étaient différents, handicapés, tziganes, juifs, homosexuels. Il avait déjà vu des massacres, mais cette haine qu’on pouvait lire dans ces actes marqua à jamais le sorcier. A partir de cet instant il laissa les humains de côté, se contentant de protéger les créatures et les divinités qui avaient de plus en plus de mal à vivre parmi les hommes. Il avait bien évidemment entre temps rencontré Serilë et Sin dont il avait été témoin à leur mariage, enfin témoin pour Serilë, Sin se serait bien passé de lui. Il avait retrouvé en Serilë beaucoup de sa première femme, sans jamais pour autant la courtiser, même si leur rencontre datait d’avant les guerres et les événements de ce début de siècle. Un siècle qui se déroula pour ainsi dire sans encombre après les deux guerres, Belgarath abandonna la politique humaine pour se recentrer sur les siens, il était connus et respecté, il avait également de nombreux ennemis mais ses amitiés avec les Varodan ou avec le très mystérieux Heliantian lui permettait d’être relativement tranquille de plus on le disait protégé par les Dieux et sa force même de dragon rouge n’attirait pas forcément ses ennemis à agir au grand jour contre lui.

Mais le 20ème siècle allait de nouveau montrer que l’homme ne méritait pas sa place au sommet de la chaîne alimentaire. Tout commença lorsque le conflit au moyen orient se solda par une victoire de l’occident qui annexa toute une partie du monde, mais Belgarath se souciait plus des ségrégations que pouvaient subir certaines de ses connaissances et il s’armait pour les libérer ou leur permettre de mieux vivre. Mais voilà, l’humain ne pouvait rester simplement humain, il créa les amplifications et pour cela il se tourna vers un monde qu’il avait depuis longtemps oublié, le monde du dragon. L’intérêt de l’homme pour les créatures et le surnaturelle entraîna de nombreuses tensions, le dragon ne voulait pas de cette mise en lumière mais d’autres voulaient en profiter.
Il n’eut qu’un moment de répits, lorsqu’en 2046 Serilë Varodan mit au monde deux enfants merveilleux, des jumeaux, l’une était humaine et l’autre complètement loup mais cela ne gêna jamais Belgarath ni aucun des deux parents. Le dragon faisait partit de la famille de Sin, contre l’avis de ce derniers, les deux hommes étaient souvent en conflit, à vrai dire Sin créait aussi de nombreux conflit intérieur mais le dragon s’approchait et s’entendait beaucoup trop avec Serilë à son goût. Néanmoins lorsque les jumeaux naquirent, nombreux êtres puissants vinrent leur apporter leurs bénédictions, outre Belgarath ce fut également Heliantian qui les rencontra quelques années plus tard. Mais le dragon allait veiller sur ses enfants, il l’avait promis à Serilë et il ne savait pas encore à quel point cette promesse allait être cruciale.

La découverte de l’Orichalque et par conséquent de la source de d’une grande puissance attisa encore plus les tensions, il ne restait pour ainsi dire aucun état du monde qui ne fut pas en guerre, Belgarath tentait de réfugier le plus de monde possible, principalement des créatures, toujours amer du comportement de l’humain. Mais la guerre devait l’emporter, la guerre l’emporte toujours.
Les forces en puissance ne pouvaient être défaite, au Paradis Michel défia son maître pour se ranger du côté de Lucifer alors il leur fallut lutter, les légions qui durant des siècles étaient resté secrètes, cachées, en simple force défensives avaient prit les armes, des armes forgées par Belgarath à l’aide de son propre souffle et d’orichalque, de mithril ou d’adamantium, des minerais ou des alliages capable de défaire les dieux eux-mêmes. C’est de la terre que vinrent les armées de Belgarath, des gens libre qui se battaient pour des idées qui étaient les leurs et qui se battaient parce qu’ils en avaient envie. Ils n’était pas des dizaines de milliers mais c’est près de 5000 créatures hommes et femmes que le dragon entraîna sur le champs de bataille avec à leur tête un homme dont Belgarath n’avait jamais parlé et qui les avait rejoint tardivement, un Dieu Guerrier du nom de Guan Yu dont la lance divine fendait la terre et les cieux, ce dieu avait aimé le dragon pour ses idées et l’avait suivit parce qu’il savait qu’un jour comme celui-ci allait arriver. Belgarath avait tout fait pour que Cyradis ne prenne pas part au combat mais elle avait insisté, elle se battait à l’arrière offrant soins et bénédiction aux guerriers, l’ultime bataille entrait en jeu, Belgarath n’avait pas mené de front auparavant, du moins pas avec la totalité de ses hommes, mais là c’était la dernière alliance, si ils échouaient, le monde allait sombrer dans le chaos de Lucifer.
Les armes de toutes époques et d’autres sans âges s’entre croisaient, des lames, des lances et des armes à feu, tout était bon pour tuer. Torak, nain de son état, n’avait jamais quitté son mousquet qu’il avait amélioré au fil des siècles pour en faire une arme aussi redoutable que le canon d’un tank.
Mais alors que la bataille faisait rage, que le feu de Belgarath consumait leurs ennemis, la mort toucha une personne qui ne devait pas mourir… Serilë, la femme de Sin fut prise à revers par un être que le dragon avait toujours aimé depuis qu'il avait apprit son existence : sa fille, Polgara. Alors que le bâton du dragon, un objet précieux qu'il emmenait partout avec lui et qu'il avait couverts de runes et d'enchantement au fil des siècles, s'abattait sur un ennemi, il se retourna en entendant le nom de Sin parvenue par une voix familière, Serilë. Polgara avait transpercé la chaire de Serilë sous les yeux médusés de Belgarath et sous la haine de Sin qui tranchait les rangs ennemis pour atteindre sa femme. Le dragon lui aussi fut enragé, mais il hurlait un nom.

« POLGARA ! » Il taillait, tranchait, brûlait les ennemis pour parvenir à atteindre sa fille et même Cyradis ne pouvait le retenir, celle qui était comme sa soeur n'avait aucun pouvoir face au désespoir du dragon, Belgarath ne ressentait aucune haine, il avait mal, mal de voir ce qu'il voyait, mal de se rendre compte que malgré tout son pouvoir, le seul être qu'il pouvait encore aimé s'était définitivement retourné contre lui.

Ils n'arrivèrent pas à temps, la fille de Belgarath leur intima l'ordre de s'arrêter.


"Approchez et je la tue, je n'ai que faire d'elle mais mon Maître, Lucifer, Seigneur de toute vie la trouve interessante, il sait que tu l'aimes, Lycan. L'aimera-tu au point de les trahir pour la sauver?"

Belgarath se retourna alors vers Sin qui était à ses côtés, il vit la mort passer dans le regard du lycan, la mort de ce qu'il était mais également la mort qu'il infligerai au dragon lorsque le temps viendrait. Ce jour là Belgarath eut peur de ce loup qu'il n'avait considéré comme un ennemi, ce jour là il comprit qu'il venait de le briser.

"Polgara ! Arrêtes ! Je t'en prie, laisses là, prends moi, mais laisses les !"

"Toi?! Pourquoi voudrais-je de toi pathétique Dragon? Tu n'as jamais été celui que tu prétendais être, toujours tu t'es caché, que ce soit en tant que père ou en tant que créature. Regardes toi, sous ta pitoyable forme humaine. Non Belgarath, tu n'es rien d'autre qu'un lézard au rebut dont je me délecterai de la souffrance."

Serilë avait sombré dans les abysses et alors que la bataille semblait être suspendu, Sin hurla à ses troupes de se replier, les lycans furent surprit mais plus encore lorsqu'ils virent leur Alpha s'agenouiller et tendre ses poings devant Polgara qui jubila.

"Oui, maintenant tu es parfait, petit Loup de Lucifer. Réponds qui sers tu?"

Il hésita de longues secondes mais le corps sans vie ou presque de sa femme ne lui laissa pas le choix.

"Lucifer est mon Maître... je lui obéis."


Une jubilation totale, Polgara se débarrassa que Serilë en l'envoyant dans les airs où les acolytes de Lucifer commencèrent à l'emprisonner.

"Souviens toi Lycan, brises ton serment et tu n'aura d'autre choix que de la voir mourir."

Il grinçait des dents, Belgarath observait la scène, il savait qu'il était le prochain sur la liste ou plutôt le premier que Sin voudrait éliminer. Le lycan se retourna et empoigna la gorge du dragon en lui murmurant à l'oreille alors qu'il le plaquait au sol.


"Tu me dois ta vie à présent. Je ne veux pas te les confier mais je n'ai pas le choix alors protèges les..."

Il lui avait murmuré entre deux grognements et le dragon comprit sans détour, le lycan lui laissait la vie en contre partie il prendrait soin de ses enfants.

"Il en sera fait ainsi..."

Puis Sin projeta le dragon dans l'assistance lui laissant quelques secondes pour ordonner le replis, il était inutile de lutter à présent et déjà Sin attendait ses ordres mais alors que les troupes se disparaît le dragon avait une dernière chose à faire.
Il utilisa ce qu'il lui restait de force pour foncer sur sa fille qui se téléporta en haut du plus haut gratte ciel. Belgarath était privé de ses ailes depuis bien des siècles mais il planta ses mains dans la tour d’acier et se mit à grimper tel un reptile le long de ce monstre de métal pour atteindre sa fille. Mais cette dernière l’attendait au sommet et alors que Belgarath allait l’atteindre elle lui serra les poignets et lui murmura.


« Tu m’as abandonné toute ma vie et tu comptes m’attraper maintenant ?... pitoyable… tu n’es qu’un faible… »

« Je t’aime… »

« Répugnant. »

Puis elle lâcha les poignets du dragon qui privé de ses ailes vint s’écraser sur le parvis de la tour dans le sang laissé par Serilë. Il fut alors recueillit par Cyradis dont le regard perça la chaire de Pol au plus profond même si elle n'ajouta rien. Elle confia le dragon à Thot et ils s'enfuir, laissa là la victoire totale à Lucifer.


"Les enfants... il faut protéger... les enfants..."

Cyradis comprit mais n'ajouta rien. Serilë était capturée et Sin asservit. Belgarath sombra et dissout les Légions Phénix, pendant tout le règne de Lucifer il organisa des raids pour tenter de renverser le nouveau seigneur de ce monde. Il mit en sûreté de nombreuses créatures alors que Michel trahit Lucifer et que le monde de l’homme revint d’entre les morts. Pendant les deux siècles où l’ordre s’instaura après la catastrophe atomique, Belgarath resta en retrait profitant de la vie, des femmes, agissant pour le bien commun des créatures de ce monde et ne cessant jamais de chercher le "caveau" de Serilë.

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MessageSujet: Re: Cela fait bien longtemps que vous devriez savoir marcher [Belgarath Eridan] Mer 4 Jan 2017 - 12:05

Félicitation !


Bienvenue chez les fous !

Félicitation !!


Tu a passé l'épreuve du feu et après des heures de réflexion et de rédaction, te voilà enfin validé !! Ton aventure dans notre monde de fou peut commencer.

Ne t'affole pas, comme nous sommes des nounours, en plus de t'offrir un cookie en récompense de tes efforts, nous allons te guider afin que tu puisse t'intégrer au forum, à la communauté et surtout, à notre histoire. N'oublie pas, à partir de maintenant, chacun de tes choix seront déterminant, non seulement pour ton futur, mais aussi... Pour celui de la Cité et peut-être même, du monde entier.

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Cela fait bien longtemps que vous devriez savoir marcher [Belgarath Eridan]
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