Concept et +
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Concept

ED c'est quoi ? Un forum RP oui, mais pas seulement.

C'est un forum sans prise de tête ou le jeu et le partage doivent primer dans le respect de l'IRL de chacun.
Mais c'est aussi un forum pensé pour ces membres ... Par ces membres. Pourquoi ?
Simplement parce que VOUS êtes la clef de notre évolution. Sur ED, ce sont vos histoires, vos choix et nos partages qui feront avancer l'intrigue.
Bien sûre, nous vous réservons des surprises, mais nous ne sommes pas maître de leur révélation, ce sont vos periginations dans notre monde qui obligeront le staff à réagir et vous dévoiler ses secrets.

Mais ce n'est pas tout, sur ED vous êtes libre ...
Libre de créer vos personnage au grès de vos envies. Libre de créer votre propre espace de jeu et surtout, de le rendre interactif et libre de choisir qui ou ce que vous incarnerez. En effet, ici, les races jouables sont en constante évolutions, en fonction de vos envies.
Il ne tiens qu'à vous de proposer une race, selon vos envies et si vous avez besoin d'une référence, et bien, allez donc jeter un oeil par ici :

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Nozomi - Avoir conscience de ce que l'on ait -
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MessageSujet: Nozomi - Avoir conscience de ce que l'on ait - Mer 5 Oct 2016 - 23:47

Nozomi Uegaki
Feat Avatar (Oeuvre)
Mimi-chan, Nozo ¤ 25 ans ¤ Créature Surnaturelle ¤ Nephilim ¤ MOB ¤ A priori hétéro ¤ Célibataire

Carte d'Identité
Pour aller plus loin
Situation

Métier : Fleuriste
Placement Social : Classe Moyenne
Résidence : Quartier Sud
Cité de Naissance : Seishin


Qu'en Pensez-vous

Androïdes : Pas grand chose, ils ont leur utilité.
Mais ils sont à surveiller, des machines capable de penser finiront un jour par vouloir réclamer la place qui leur est due. Sans leur puce, ils pourraient dépasser l'Humanité, allez savoir comment s'en porterait alors la planète ? Je suis pas certaine de vouloir avoir la réponse.
Amplifiés :
Ils sont, à mon sens, des Humains comme les autres. Le monde entier à décidé de ce méfier d'eux sous prétexte qu'ils étaient trop manipulables sans même se rendre compte qu'ils sont eux même manipulés.
Surnaturelle : Je sais qu'il existe mais lui, ignore que je sais. Bien sûre quelques créatures ont conscience de ma nature, mais elle imaginent encore que moi, je n'en sais rien.


Derrière l'écran

Pseudo : Yami - Aly - Serilë
Age : 25 ans
Expérience RP : Beaucoup de brouettes
Où nous as-tu trouvé ? bah euh ...
En cas de départ, que souhaite tu pour ton perso ?
Vaut mieux pas que je parte Uu

Caractère

Mon caractère, vous voulez vraiment que je vous décrive mon caractère ? Vous avez idée à quel point la votre est stupide ? Comme si je pouvais vous parler de moi en étant totalement impartiale ? Même si je tiens à une certaine objectivité dans tous mes jugements, mes propres comportements ne vous apparaîtront pas comme je les vois. Vous imaginerez que j'agis ainsi pour une raison, alors que la vérité sera autre et ma vérité sera forcément différente de la votre... Question de perception...

*soupir*

Ok, ok, va pour une description totalement faussée. Je suis parfaite ça vous va ? Ha ! Quand je vous disais que ça ne pourrait pas fonctionner. M'enfin, je suis quand même pas très loin de la vérité.
Quoi, je n'ai pas l'air ? Pourquoi, parce que je ne souris pas assez à votre goût ? Parce que je réfléchis trop ? Qu'en savez-vous ? Et puis d'abord, je n'ai plus aucune raison de sourire ? Pourquoi ?

*remonte ses lunettes sur son nez*

Poussez pas trop loin votre chance ! Quoi les autres ? Les autres devraient être une bonne raison de sourire ? Pourquoi donc ? Les autres, je ne les connais pas ! Et moins ils me connaissent, mieux c'est.
De la peur ?

*Détourne le regard en remontant ses lunettes sur son nez*

Des autres ? Non, je me protège. On a tous nos petits secrets et je tiens à ce que les miens le reste. Je n'ai pas peur des autres, mais, plus ils se tiennent loin de moi, mieux je me porte.
Comment ça c'est de la mauvaise foi ? Absolument pas ! Je n'ai pas peur des autres, j'ai peur de ce qu'ils pourraient me faire, c'est pas pareille !  Sachez que je ne fais jamais preuve de mauvaise foi, ce n'est pas ma faute si j'ai souvent raison mais que les "autres", justement, ne sont pas capables de le comprendre !

Mais oui je suis catégorique ! Et non, je ne suis pas fermée, j'ai même l'esprit très ouvert, c'est la première condition pour apprendre et voyez-vous, j'adore apprendre. Je suis quelqu'un de très curieux, j'aime découvrir de nouveaux horizons et voir le monde sous tous les points de vue qui s'offre à moi. Comment puis-je le faire en évitant le reste du monde ? En lisant pardi !

*remonte encore ses lunettes sur son nez*

Discuter n'apporte pas grand chose, sinon de la subjectivité, des sentiments et les sentiments faussent la vérité. Ils empêchent de voir l'essentiel, ils empêchent d'avancer, ils créent plus de problèmes qu'ils n'apportent de solutions et surtout, ils font souffrir, provoquent des guerres et créent des orphelins et je sais de quoi je parle. Seule la logique doit prévaloir pour rester juste. Oui, je suis certainement quelqu'un de pragmatique et oui, j'aime pouvoir tout prévoir à l'avance. L'on pourrait imaginer alors que je suis une pétocharde incapable d’improviser, mais c'est faux. Je n'ai pas peur de me lancer dans l'inconnu, j'aime pouvoir l'anticiper, c'est différent et seule la logique et l'observation peuvent permettre l'anticipation et l'anticipation, c'est la clef de la survie. Oublier logique et pragmatisme aux profits des sentiments, c'est risquer bêtement sa vie, ils ne doivent pas être pris en compte pour analyser une situation donnée, que ce soit les miens, ou ceux des autres.

Aigrie ?

*hausse les épaules*

Non, je ne suis pas aigrie, je suis lucide... J'ai arrêté d'être naïve lorsque j'ai compris toute l'horreur de cette stupide maxime qui dit qu'il faut suivre son cœur, son instinct ou toute autre idiotie du genre. Seul le savoir et l'esprit d'analyse permettent de survivre dans ce monde parce que oui, vivre n'est plus permis à personne et surtout pas aux personnes de mon espèce.

Mais changeons de sujet ! Mes amis dites vous ? Je n'en ai plus, ils sont tous restés derrière moi et le pourquoi du comment ne vous regarde pas vraiment, mais oui, si ils devaient m'appeler à l'aide, j'irais certainement les aider. Paradoxale ?

*Hausse les épaule et remonte ENCORE ses lunettes sur son nez.*

Certainement, on me le dit souvent, mais j'aime à croire que c'est ce qui fait la beauté d'un être humain. Sa capacité à s'adapter et à ne pas s'enfermer dans ses croyances, enfin... Je crois. Non, je ne suis pas méchante ... C'est vraiment l'impression que je vous donne ? C'est plutôt une bonne nouvelle pour moi ! Mais en réalité, je n'ai jamais mangé personne, ni tué qui que se soit. Au mieux, je les ignore, au pire je me défend, que se soit par la parole, ou par les gestes... Oui, oui, vous avez bien compris, je n'hésite pas à user de mes poings si c'est nécessaire. Oui, je sais, il est difficile de croire qu'ils puissent être efficaces...

Vous voulez une démonstration ? Histoire d'être sûre.

Ce que j'aime ? Vous rigolez, vous ne voulez pas une auto-biographie non plus ?

*soupir et ferme les yeux.*

D'accord, d'accord !
Comme toutes les filles, je suppose, j'aime bien le shopping. Bon, j'y passerais pas mes journées, mais un peu de lèche vitrine de temps en temps, ça n'a jamais tué personne... Hors période de soldes bien sûre, mais j'évite les rues commerçantes à ces périodes de l'année.

Une passion ? J'en ai plusieurs. La lecture étant la première. Elle me permet de m'ouvrir sur le monde, de le découvrir sous divers aspect et dans diverses versions. Évidemment, et parce que l'un va rarement sans l'autre, j'aime le cinéma... Tous les genres, même les films d'horreur, parce qu'ils me font bien rire ! Quoique j'ai tout de même un penchant pour tout ce qui est science-fiction, fantastique et fantasy... Un penchant qui se retrouve dans ma bibliothèque, juste à côté de mes étalages d'encyclopédie. J'aime également écrire, un peu... De temps à autres et NON ! Jamais vous ne pourrez lire une ligne, ou même un mot ! Je suis bien trop perfectionniste pour un jour oser tenter la moindre publication... Perfectionniste et pudique oui !

Autre chose ? Je suis assez mordue de musique, classique, pop, rock, métal et tous ses dérivés, les moins hard.

*petit sourire en coin*

Oui, je sais, on ne pourrait le deviner, mais ne dit-on pas que l'habit ne fait pas le moine ? Et j'aime bien surprendre.

Que je gratte encore un peu ... Hum...

*léve les yeux pour réfléchir, l'air pensive*

J'aimerais pouvoir m'intéresser aux jeux de rôle, grandeur nature, ou sur plateaux... Ou même tablette. Histoire de pouvoir entraîner mon esprit d'analyse, mon imagination et ma plume. Mais si je peu m'amuser à certain jeu derrière le couvert d'anonymat de mon clavier, certaines de ses activités demande un peu trop de contact humain à mon goût, je me contente alors de m'informer et puis, de toute façon ... Ma vie est déjà bien assez aventureuse.

*regard noir évocateur, expliquant qu'il ne vaut mieux pas demander pourquoi*


Bon et évidement, on ne parle pas de l'art en général, peintures, dessins, photos (oui, je m'adonne à quelque uns, certains avec plus de talents que d'autres), ect ect, c'est assez évident. J'aime bien les longues promenades dans la nature, au calme, loin de tout. Je suppose qu'avoir été élevé dans une nature préservée, au milieu de... Rien à quelque peu influencé ce goût pour la nature et les ballades. J'aime m'intéresser à la cultures, aux nouvelles techniques, aux nouvelles espèces, mais ce que je préfère par dessus tout, c'est tout ce qui concerne l'ornement. Autrement dit, les fleurs et les plantes d'intérieur et la façon dont elles peuvent embellir un espace triste et fade. C'est bien pour ça que j'en est fait mon métier. Et puis, j'avais des prédisposition.

Oui, je sais, beaucoup de choses qui font appellent aux sentiments, mais on a déjà parlé de mon côté paradoxale ...

Une fille de la campagne ? Oui, si vous voulez. En même temps, ayant grandie dans une ferme, élevée par un couple de fermier, je suppose que je ne pouvais pas y échapper. Donc oui, vous avez deviné, je monte à cheval (et j'aime ça en plus de savoir me débrouiller pas trop mal), je conduis des tracteurs ... oui, oui, je sais, c'est ridicule. Je m'adonne même à un peu de mécanique, système D oblige quand on vit au milieu de nul part et je suis de fait assez pointilleuse sur ce que je mets dans mon assiette !

Par exemple ? Je suis végétarienne, pour ne citer que cette bizarrerie là et si je suis accro au sucre que l'on pourrait coller dans la case passion en ce qui me concerne, je n'en mange pas n'importe comment ... Bref, je fait attention à ce que je mange, comment je le mange et surtout... d'où ça vient. Déformation... Fermière je suppose. Mais non, avant que vous ne posiez cette question idiote, je ne suis pas perdue en ville, oui, je connais la civilisation, oui, je sais ce que son l'eau courante et l’électricité.

Oh ça va hein, faite pas cette tête, le cliché du bouseux d'Old Chicago est mort il y a bien longtemps ! Avant même ma naissance et même la votre.

Et sinon ? Parce que c'est pas suffisant ? D'accord, alors oui, il me reste une passion bien particulière : les armes blanches... Une passion hérité de ma mère, je suppose. J'aime les manier, j'aime les voir sortir du feu et j'adorerais être capable de les créer ...

Où est-ce que je passe le plus de temps ? Hum, si l'on ne parle pas de mon lieu de travail, si l'on oublie la bibliothèque, je dirais, mon salon, un livre à la main !

La colère ? Ah, vous voulez savoir ce qui pourrait me mettre en colère ? Très peu de chose me mettent réellement en colère. Beaucoup, en revanche, m'agacent. Les flemmards, les tires au flanc, les vantards, les idiots ... La liste est assez longue en faite !

Comment le savoir ?

*fronce les sourcils et noircit le regard*

Pour la colère, il faudra me provoquer pour voir ce que ça fait, mais je ne suis pas sûre que le résultat soit appréciable... il ne l'est jamais, quelque soit la personne.

Mes peurs ? C'est une blague ? Je ne vais pas être originale et ne tentez pas de creuser ! Comme tout le monde j'imagine : que l'on découvre mon secret et non, je ne vous en parlerais pas et inutile de me proposer à boire, l'alcool agit sur moi comme un somnifère ... Bon, je l'avoue, j'ai un peu peur du noir.

Est-ce que je gère le stress ? Bah, j'essaie du mieux que je peux. Je me laisse rarement déborder, mais, ça peut arriver. Qu'est ce que je fais dans ces moment là ? Je respire, j'imagine que tout va bien aller et je continue. Sinon Je lis... Oui, je sais, c'est récurant ! Je peux aussi tenter de me calmer en écoutant de la musique, en dessinant, en écrivant... En écrivant en écoutant de la musique, ou en écoutant de la musique en dessinant. Bref, je vais pas vous faire un dessin. Non, c'est vrai, je ne vous ferais pas de dessin ! Et oui, je peux également jouer ma propre musique. Enfin ma propre musique, grandement inspiré des partitions qui s'entasse dans un coin de ma bibliothèque

Quel genre ? Classique, c'est ce qui me détend le plus... Ou Pop, suivant mon humeur !

Quels instruments ? Guitare, la base pour moi. Piano, quand j'en est un sous la main, et violon (facile à emporter et pratique pour planquer des armes).

Le mieux restant pour moi l’entraînement physique, mais seulement lorsque je suis vraiment très très nerveuse. Courir, enchaîner quelques kata, à main nu, ou avec un sabre. Oui, j'ai le mien et oui j'y tiens, non, je ne le sortirais pas de sa cachette.

Est-ce que je suis bien intégrée ?

*sourit d'un air entendu*

Vous avez raison, passons à autre chose. Mon intégration donc ! Non, je ne suis pas vraiment bien intégrée. Ici, à Néo-Génésis, je ne sors pas beaucoup, je ne côtoie personne, à part mes clients et ma patronne.

Finissons-en, une dernière question ?
Bien sûre que je me connais bien, pour preuve, je vous fais cadeaux de ce que je sais pas faire et surtout, de ce que je ne sais pas faire !

*lève les yeux, l'air pas très inspirée, puis, ce met à compter sur ses doigts*

-  le travail... Particulièrement mon travail.
-  me faire discrète... Je suppose que ce n'est pas un talent très recherché que d'être transparente au yeux du reste du monde, mais moi, ça me va !

Pour ce qui est de ce que je ne sais pas vraiment faire...

- la cuisine, vraiment, je suis nulle et c'est pas faute de m'acharner ! Et dieu sait que je le regrette, j'aimerais tant être capable de préparer des tonnes de douceurs... Au chocolat de préférence... quoi que c'est pas sûre que je puisse finir la moindre recette incluant du chocolat, je le mangerais durant la préparation.

- les relations humaines... comment ça, c'est pas une surprise ?! Bah, si je voulais... Quand je vous disais que je ne suis pas méchante, je peux faire preuve d'écoute, de compassion, de gentillesse et même de générosité, j'ai juste un peu de mal à l'exprimer ces temps-ci et c'est vrai, je l'avoue, devant des larmes, je me trouve parfois un peu gauche.

- le tact et l'humour. Oui, quand j'ai quelque chose à dire, je le dis... Bon, n'exagérons rien, je sais faire preuve de diplomatie, mais ma franchise se ressent souvent à travers l'ironie dont j'use dans ces moments là. Quant à l'humour, il paraît que le mien est particulier et que je suis hermétique à celui des autres...

*hausse les épaules, pas très convaincue.*


Physique

Bah, à vous de me le dire !

*se lève*

Oui, je suis petite et oui, je le vis bien ! Non, je ne suis pas maigre, je suis fine, nuance et ne me regardez pas comme ça, je vois bien que vous n'y croyez pas. On peut en revenir à cette histoire de poings si vous voulez ?! Non, vraiment ? Et bien, vous devez me croire sur parole alors.

*esquisse un petit sourire machiavélique*

La course et l'exercice physique peuvent endurcir même la plus petite des femmes et je suis désolé, mais avec mon mètre soixante, je suis grande pour une asiatique ! Ah oui... C'est un détails, mais si, mais si, regardez-y de plus près... Heu, pas trop quand même !

*se fait menaçante avec son regard noir*

Oui, bon, à part mes yeux en amendes et mes lèvres fines, je vous l'accorde, je ne ressemble pas trop à une asiatique, mais mon style aurait du vous mettre la puce à l'oreille.

*baisse les yeux sur sa tenue*

Ou pas... Bon, d'accord, aujourd'hui, je me fond dans la masse, mais il n'est pas rare de me voir avec un kimono ou un hakama.

Mes cheveux ? Oui, je les tiens toujours attachés serrés, une question de pratique. Pourquoi je ne les coupe pas... une idioties entre une mère et sa fille. C'est vrai qu'ils pourraient donner un indice sur mes origines, au vu de leur finesse et de leur raideur, mais la longueur... jusqu'au milieu du dos avant que vous ne demandiez... Me dérange et non, je ne les détacherais pas juste pour vous faire plaisir.

Ah, mes yeux, vous avez remarqué... Difficile de passer à côté. Je suppose que mon hétérochromie est là pour marquer mon hybridation... Mon père n'est pas asiatique, mais, ce n'est pas réellement le fond du problème ! Et non, mon œil bleu n'est pas toujours aussi foncé et mon œil vert peut l'être plus.

Autre chose ? Et je vous interdit de parler de mes mensurations ! Elles sont très bien mes mensurations, au moins, je ne suis pas gêné par ma poitrine.

*rougit et ce donne contenance en... remontant ses lunettes sur son nez*




Suite


Carte d'Identité
Pour aller plus loin
Pouvoirs/Capacités

Longévité : Nozomi n'a pas encore pu l'expérimenter, mais elle sait que le temps n'aura aucun effet sur elle.
Limite : Lorsque le temps aura fait son oeuvre, lorsque Nozomi aura trop vécu, trop regretté, trop perdue, elle s'éteindra, perdant doucement de sa vitalité, rattrapée par le poids des ans.
NATUREL

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Invulnérabilité : De sa courte vie, Nozomi n'a jamais été malade. Aucun microbe, aucun virus ne semble pouvoir l'atteindre. Sa constitution est si solide qu'elle peut se remettre d'une fracture en un rien de temps et oublier une blessure en quelques jours, voir quelques minutes suivant sa gravité. En gros, Nozomi guérit très vite et ne tombe jamais malade ... Un paradoxe à son image !
Limite : Si Nozomi guérit de tout très vite, ses capacités ne sont pas instantanées et certains maux peuvent lui faire plus de mal que d'autre et l'immobiliser plus longtemps.
NATUREL

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Everything has a price : Nozomi peut tout guérir. Une plaie, une fracture, une maladie, rien ne peut lui résister si ce n'est la mort.
Limite : Le don de Guérison de Nozomi fonctionne par absorption. Elle qui profite d'une quasi invulnérabilité et de grandes capacités régénératrices voir destructrices pour tout ce qui est microscopique peut donc absorber et par le fait, guérir n'importe quel mal. Cependant, si elle guérit de tout elle même très vite, ses capacités ne sont pas instantanées, elle doit donc se montrer prudente pour ne pas trop en absorber d'un coup et ce mettre dans une situation plus que délicate, voir, dangereusement mortelle... Autrement dit, Nozomi ne peut absorber plus de maux que ce que son corps peut supporter, même si il peut en supporter plus qu'un humain. Elle ne pourra donc pas guérir une blessure mortelle en une seule fois et évidement, elle ne pourra jamais faire repousser un membre perdu, quand bien même on lui ramènerait le dit membre en même temps que le corps auquel il doit être rattaché. Elle doit également supporter les symptômes des maladies qu'elle soigne et qui l'atteigne de façon plus ou moins brutale selon la gravité de la dite maladie.
SCELLE

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Shining Shadow : Hérité de son père, comme tous ses pouvoirs, Nozomi possède un certain contrôle sur la Lumière. Elle peut l'utiliser pour se déplacer rapidement d'un point A à un point B, créer un bouclier ou encore, tout simplement l'utiliser pour aveugler son ennemi, faire disparaître les ombres, ou encore la transformer en arme offensive.
Limites : Si elle peut contrôler la Lumière, elle ne peut la créer, la Lumière doit donc déjà exister, qu'elle soit naturelle ou artificielle, pour que Nozomi puisse en faire quelque chose.  Si elle peut en faire une arme offensive, ou défensive, il faut noter que les dites armes ne seront jamais plus puissante que ce que l'humain à pu créer. On parle là de grenade, d'arme à feu, ou de bouclier militaire. De plus, si elle peut se déplacer grâce à la Lumière, sont rayon d'action reste limité. Actuellement, il ne dépasse pas le kilomètre. On parle là d'un déplacement rapide en utilisant les longueurs d'ondes de la lumière et non pas d'une défragmentation de la matière.
FILTRE À TRAVERS LE SCEAU


Faiblesses

Pouvoir scellés : Nozomi à manifestée ses pouvoirs très jeune, alors qu'elle n'était pas en âge de comprendre ce qui lui arrivait. Ses parents ont donc pris la décision, pour protéger leur fille mais aussi pour rester cachés, de sceller ses pouvoirs. Aider de leur plus vieil ami, ils ont liés les capacités de Nozomi à un objet qu'il conserve. Le sceau empêche Nozomi d'utiliser l'étendue de ses capacités qu'elle ne connaît même pas et ne lui permet pas d'utiliser à leur maximum les capacités qu'elle se connaît. Cependant, le temps faisant son oeuvre, le sceau est de moins en moins puissant quoique largement assez pour limiter grandement ses pouvoirs.
Il est à noter que le sceau peut être renouvelé tant qu'il n'est pas levé ou détruit. Chaque renforcement du sceau affaiblira les manifestations des pouvoirs de Nozomi lorsqu'il commencera à s'éroder. Jusque là, il a été renouvelé un seule et unique fois, alors que la jeune femme avait 17 ans.

Chaines Éternelles : Nozomi à grandit sans ses pouvoirs, ces derniers n'ont donc pas pu évoluer avec elle ainsi, même le sceau levé leur utilisation resterait compliqué pour la jeune femme le sceau ayant rendu ses pouvoirs ... capricieux. Ils peuvent donc rester sans effet, ne pas se manifester ... trop se manifester et rendent Nozomi instable en terme de puissance et dangereuse pour elle même puisqu'ils pourraient très bien lui échapper et la blesser gravement voir la tuer sans préavis.

Tout ce qui est d'Or : Ou constitué d'un quelconque métal précieux, ou même, de pierres précieuses, lui est intolérable. Un simple contact lui provoque de grande brûlures dont elle ne guérit pas facilement... Une lame en or, en argent ou en platine pourrait rapidement venir à bout de sa vitalité. Il est donc à noter que si elle peut guérir une personne atteinte par une arme faite de métal ou de pierres précieuses,  son patient sera guérit mais elle ne guerrier pas aussi vite qu'en soignant une blessure lambda. Elle ne pourra pas sauver quelqu'un mortellement atteint sans en mourir elle même.

Rejet des Anges : De part sa nature d'hybride, rejetée par les Anges, aucun lieu saint ne lui est ouvert. Elle ne peut donc pénétrer dans aucun d'entre eux. De plus, même si elle a hérité des dons de son père pour manipuler la Lumière elle en est considérée comme indigne, ainsi l'utiliser la fatigue énormément, même une fois le sceau levé, la créer ira jusqu'a la faire souffrir, la brûlant profondément, des plaies qui ne pourront guérir rapidement. Actuellement avec la présence du sceau chaque utilisation ou création de Lumière lui fait perdre connaissance, sans, elle restera consciente mais limité en nombre de coup et la douleur de création restera toujours aussi intense car en aucune façon lié au sceau posé sur ses pouvoirs, mais plutôt à sa nature.

Love is Death : Nozomi étant le fruit d'une union interdite, elle a été maudite à la naissance, condamnée à la solitude. Si elle venait à offrir son cœur à un homme, ce dernier perdrait rapidement la vie, frappé par un mal incurable... Elle a pourtant hérité de la capacité d'aimer l'Humain de son père. Un amour difficile à supporter pour tout  homme, un amour incapable de trouver un réel écho chez un humain, quand bien même les sentiments seraient sincères. C'est cette contradiction entre la malédiction d'un divin dégoûté par sa nature et la faculté d'aimer de son père qui fait des sentiments de Nozomi un véritable poison pour un homme.
Tant que ces pouvoirs son scellés, Nozomi peut aimer sans peur, mais dés lors que ses pouvoirs lui reviendront, révélant définitivement sa nature, sa malédiction la rattrapera aussi tôt.

Typiquement Humaine : Pour démontrer tout le paradoxe de Nozomi, opposant la puissance angélique de son père dont elle tient ses pouvoirs, à l'humanité simple et sans pouvoirs de sa mère, et malgré sa quasi invulnérabilité, la jeune femme reste bêtement allergique à la poussière. Une allergie qui se manifeste par des éternuements et qui n'a l'air de rien, mais peu s’avérer assez handicapante, surtout lorsqu'on est maniaque.

Contre Nature : Sa nature même est dangereuse pour Nozomi, son pouvoir sur la Lumière pourrait tout simplement brûler son Humanité si elle ne prend pas garde à conserver un certain équilibre entre les deux part d'elle même.



Histoire


Ancienne région de Toledo, Cité Réserve Néo Génesis, 25 Juillet 2283

Une belle journée d'été, une campagne fourmillante, pleine de mille couleurs au milieu de laquelle s'agitent machines et main d'oeuvre. C'est dans ce contexte que ce joue le destin d'une jeune femme que l'on pourrait croire parfaitement normale ...

Parfaitement Humaine. Mais les apparences sont trompeuses et Nozomi à finit par le comprendre. Elle a toujours su qu'elle n'était pas comme les autres, elle a toujours ressenti en elle une profonde différence. Mais elle n'a jamais vraiment voulu poser la question. Depuis toujours, elle sait qu'elle évolue dans un monde plein de secrets, pleins de non-dits. Elle sait que, sous prétexte de protection, ses parents adoptifs lui ont cachés sa véritable nature. Elle ne peut pas vraiment leur en vouloir, c'est la seule chose qui lui ont toujours caché. Pour le reste, ils n'ont eu de cesse d'entretenir sa mémoire, celle dans laquelle vivent encore ses parents biologiques. Il faut bien avouer que le souvenir de son père est bien plus flou que celui de sa mère et l'un comme l'autre son souvent supplantée par l'image d'un homme sur lequel elle ne veut pas remettre ni nom, ni visage. A chaque fois qu'elle le revoit, c'est toujours de dos, ce kimono rose qui lui rappelle de doux souvenirs sur les épaules et elle ne peut s'empêcher de ressentir un certain dégoût provoquer par une amère déception et une pointe acide de haine. Elle sait que si elle faisait un effort, tous les souvenirs liés à cette image lui reviendraient et qu'elle serait capable de prendre un peu de recul sur son propre passé, mais quelque chose l'en empêche. L'écho d'une tristesse sourde, la peur de souffrir de nouveau, d'être faible. Elle craint de pardonner et de ne plus parvenir à avancer. Elle craint d'en venir à abandonner sa quête si peu qu'elle puisse réellement se souvenir comme une adulte et non plus comme une enfant. Et elle ne peut se résoudre à oublier ses ambitions.

Aujourd'hui, elle a un choix à faire. Elle n'aurait pas eu vraiment à ce poser des questions si le contexte avait été autre, mais aujourd'hui, les troubles qui animent le monde l'amènent à se poser des questions. Elle sait que, pour mener à bien la mission qu'elle c'est donné, elle doit pouvoir se fondre dans la masse. Il lui faut une couverture, autrement dit elle doit trouver un travail... Un travail qui ne sera pas trop prenant, qui lui laissera du temps libre et lui offrira une réputation de gentille fille bien sage. Elle veut devenir insignifiante au yeux du reste du monde, mais elle craint que les récents événements avec les Amplifiés ne l'atteignent. Elle ne c'est jamais vraiment préoccupée des problèmes de ce monde. La politique, l'économie, la finances, tout ça ne l'intéresse pas ... Oh certes, elle a quelques reproches à faire à la société, mais dans l'ensemble, rien qui ne l'empêche de mener sa propre quête et elle n'a pas le temps de s'investir pour changer le monde, elle sait très bien que pour le monde des Humains, les chamboulements viendront d'ailleurs et c'est cette ailleurs qui l'intéresse.

Après 5 ans d'études à Naturalis, trois passés dans une prestigieuse école de commerce et deux passé dans une école de fleuriste paysager, elle se pensait prête à se lancer à l'assaut. Elle se pensait prête à affronter la jungle de Néo-Génesis, mais aujourd'hui, elle sait que ce n'est pas le moment. Les Amplifiés sont hors de contrôle, elle risque être emportée malgré elle dans une bataille qui ne l'intéresse pas. Elle doit donc faire un choix. Elle doit choisir entre la sécurité et la patience, ou prendre le risque mais peut-être, gagner du temps. Nozomi n'est pas d'une nature empressé, mais elle attend depuis si longtemps et surtout ... Elle pense à ceux qui l'attendent elle, aux souffrances qu'ils doivent endurer en ce moment même et elle n'arrive pas à le tolérer.

Pourtant, seule face à l'immensité des cultures qui s'étendent à ses pieds, elle fait son choix, tout simplement parce qu'elle n'a pas le droit à l'erreur. Mais au fond d'elle, elle a peur. Peur de se tromper et peur que l'année à venir ne lui suffise pas à se préparer à ce qui l'attend. Silencieux, les yeux fixés sur l’horizon, elle glisse une main dans sa poche et en serre le contenu. Une vieille photos, abîmée par le temps et la poussière. Elle a si longtemps fuit le souvenir de ces visages que ce les représenter de nouveau lui fait presque mal. Celui de ses parents la rend nostalgique et lui tire un sourire, celui de l'homme à leur côté en revanche, lui tire une grimace. Pendant toutes ces années, elle a fait en sorte de l'oublier, pour endormir la souffrance qui lui a causé, celle lié à cet horrible sentiment d'abandon, mais à présent, elle n'a plus le choix, elle doit commencer sa quête quelque part et c'est avec lui que tout commencera. Bien sûre, elle ne pourrait en jurer, évidement, elle n'est pas certaine qu'il puisse l'aider, qu'il en est les capacités et surtout l'envie, mais c'est sa seule véritable piste. Elle à un an pour s'y faire. Durant cette année, elle se contentera de travailler, mettre à l'épreuve ses diplôme, compléter son CV pour parfaire sa couverture. Dans un an, elle pourra prétendre rejoindre Néo-Génesis, trouver la couverture parfaite et espérer se faire assez discrète pour mener sa propre quête.


Région de Kyoto, Cité Réserve Seishin, 16 Avril 2276

Un cri raisonne au milieu des montagnes, puis un second et un troisième. Ils s'enchaînent les uns après les autres, mêlés à des jurons et des promesses de vengeance. La femme qui en est à l'origine semble souffrir le martyr et sa peine ne semble pas vouloir s'arrêter. Ses hurlements ont commencés à lui échapper en début de journée et à présent, la nuit semble vouloir prendre ses droits sur le monde. Dehors, la brume tombe sur les cerisiers déjà bien en fleur et les neiges éternelles luisent doucement sous la pleine Lune naissante. Le décor est féerique, onirique, magique, hors du temps. La cabane d'où s'échappent hurlements, jurons et supplications est perchée à flanc de montagne. Faites de bois et de pierre, elle semble tout droit sortie du passé, comme si elle avait toujours été là, protégée du temps par les montagnes, comme si rien ne pouvait l'atteindre, pas même l'Apocalypse. L'endroit idéal pour vivre caché, l'endroit idéal pour donner le jour à un enfant dont le monde ne veut pas. L'endroit idéal pour se dissimuler même aux yeux d'un dieu qui n'a rien de miséricordieux même face au fruit d'un amour incommensurable.

"C'est looooooooong !!"

Dans ce qui semble être la pièce principale, équipée d'une belle cheminée où se consume un timide brasier, d'un mobilier typique du japon féodale : meubles en merisier sombre, coussins en guise de chaise, paravent, plan de travail terriblement bas pour le dos d'un européen et estampes brillantes à la lumière de lampes à huiles, deux hommes tournent en rond à tour de rôle. Celui qui vient de gémir fixe la porte qui le sépare de la pièce d'où s'échappe tous ces cris de souffrance pure. Ses grands yeux verts fixent le bois de la porte comme si il voulait la voir disparaître. En vérité, il pourrait la faire disparaître, mais sa femme a été formelle, elle ne veut pas de lui dans la pièce et la sage femme qui l'assiste semblait plutôt d'accord avec cet ordre.

"Elle n'a pas besoin d'un grand benêt plein d'angoisse et incapable de choisir ce qu'il doit faire de ses deux mains ! Elle a besoin de calme et de compétences ! " avait-elle fermement déclaré à la seule et unique tentative de l'homme pour assister sa femme.

A cette phrase, son comparse c'était contenté d'échapper un rire plus nerveux qu'à l'accoutumé et avait conseillé à son ami d'écouter la "vieille sorcière". Un qualificatif qui allait plutôt bien à la sage femme, puisqu'elle était réellement une sorcière... Une de celle descendant directement de celles qui avaient brûlées à Salem bien des siècles auparavant.

Depuis, l'homme n'avait cessé de ne savoir quoi faire de ses deux jambes, tantôt assit en tailleur devant la table en merisier, hésitant devant une tasse de thé à présent froide, tantôt planté devant cette porte qu'il en venait à maudire, tantôt à faire les cent pas devant cette même porte. Chaque hurlement le faisait grincer des dents. Cette sensation d'impuissance lui devenait de plus en plus insupportable et il aurait donné cher pour pouvoir user de ses pouvoirs. Tout aurait été alors si simple ... Avant de ce transformer en cauchemar et c'est l'éventualité de mettre sa femme et sa fille plus en danger qu'elles ne l'étaient actuellement qui l'empêchait d'agir, réduisant l'Ange qu'il l'était à l'état de petit homme inquiet, juste bon à attendre et jurer autant que sa femme qui le maudissait à chaque contraction, tirant des rires toujours plus nerveux au troisième larron.

"Elle a vécu plus douloureux que ça ... Détend toi, se sera bientôt fini."

Arakiel tourne vers son ami un regard assassin. Pas parce qu'il ne crois pas en ses paroles - il sait aussi bien que lui que sa femme est forte, tant physiquement que mentalement, après tout, il n'était pas donné à tous les humains de supporter un transfert d'âme et pourtant, d'année en année, de décennies en décennies, de siècles en siècles, elle l'avait fait - mais bien parce qu'il faut qu'il passe ses nerfs sur quelqu'un. A ce regard, son ami lui répond par un haussement de sourcil, cet air nonchalant un peu amoché par une certaine inquiétude dans le regard accroché au visage. Il se veut rassurant sans être lui même rassuré.
Maysane est peut-être la seule à souffrir physiquement alors qu'elle met au monde son premier enfant tant désiré, mais psychologiquement, elle est accompagnée et bien accompagnée. A vrai dire, les deux hommes qui attendent avec impatience la délivrance de la jeune femme doivent souffrir bien plus qu'elle d'un point de vu spirituel et les menaces qu'elle n'a de cesse de proférer à l'encontre de son mari ne sont pas faites pour le rassurer lui ... Mais aussi Heliantian qui s'attend à en prendre pour son grade à tout moment alors qu'il n'y  est absolument pour rien... Arakiel lui en aurait certainement voulu un peu d'avoir une certaine part de responsabilité dans l'accouchement de sa femme et l'idée lui tirant un rire lui valut une remarque cinglante de la part de Maysane. Pourtant, plutôt que de se renfrogner, Heliantian échappe un nouveau rire un peu plus franc.

"Tu vois qu'elle est pas mourante !"

Arakiel répond par un soupir exaspéré et grince de nouveau des dents alors que sa femme échappe un nouveau hurlement couvrant les recommandations tournant en boucle de la sage femme qui l'assiste.

"Elle va ameuter tout le Paradis à cette allure là..." grince-t-il en appuyant sa tête contre la porte le séparant de sa femme.

"Je te laisse maaaa.... Placee !"

Arakiel grimace de nouveau, rentrant la tête dans les épaules comme un enfant prit sur le fait et de nouveau Heliantian ricane.

"Vu le son de sa voix m'étonnerai que là haut ils confondent ça avec leurs harpes à la con ..."

Assit au sol, près de la porte, un verre à la main, le Nephilim se gratte le menton avant de répondre, alors qu'Arakiel tourne vers lui un regard à mi-chemin entre la surprise, l'exaspération et l'amusement. Un mélange plutôt commun lorsque Heliantian est dans la pièce.

" ... avec les trompettes du jugement dernier peut être... preums sur les angelottes mignonnes !"

Arakiel échappe un rire nerveux qui se transforme rapidement en fou rire incontrôlé alors qu'à travers la porte, entre deux hurlements, sa femme trouve la force de répondre et engage une joute verbale avec Heliantian à laquelle il ne peut assister qu'en spectateur jusqu'à ce que la vieille sorcière ne les interrompent. Alors, la voix de Maysane ne résonne plus que par des cris de plus en plus contrôlés. De nouveau, l'ange soupir et décolle son front du bois de la porte, comme résigné, il vient s’affaler au sol, le dos contre le mur, près de son ami qui lui tend un verre sans rien dire. Arakiel n'est pas vraiment du genre à boire et pourtant, il avale le saké d'une seule traite tirant un énième ricanement à son ami.

Puis, le silence retombe soudainement, seulement interrompu par des grincements. Maysane contrôle sa douleur et suit à la lettre les instructions de sa sage femme. Son époux à les yeux fixés dans le vide et passe toute sa frustration sur ses mains, il semble réfléchir lorsqu'il relève soudainement les yeux sur son voisin.

"Tu prendra soin d'elles ? Si je dois subir les foudres du paradis, tu prendra soins de Maysane et Nozomi ?"

Terriblement sérieux, Arakiel fixe son ami et pourtant, ne parvient pas à esquiver le coup. A vrai dire, il ne l'attendait pas vraiment, il espérait que pour une fois, Heliantian accepterait un échange un peu sérieux. Peine perdue, il aurait du le savoir.

"Idiot ... Tu crois vraiment qu'il est utile de me le demander ?"

Tout comme il aurait du savoir que les mots étaient inutiles. En ce massant le haut du crâne, Arakiel esquisse un sourire et détourne le regard alors que de l'autre côté de la porte, la sage femme lâche enfin les quelques mots tant attendus. Le bébé est né et il s'agit bien d'une petite fille, mais l'ange n'en a jamais douté. Il se lève, un peu précipitamment, perd l'équilibre alors qu'Heliantian rit à côté de lui.

En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, Arakiel à rejoint sa femme et arrache presque sa fille des bras de la sage femme pour prendre place sur le bord du matelas et présenter son oeuvre à Maysane, la couvrant d'un regard débordant d'amour. Dans l'encadrement de la porte, Heliantian observe la scène certainement décidé à laisser la petite famille faire connaissance, mais Maysane redresse la tête, lui sourit et lui fait signe d'approcher.

Nozomi dort déjà dans les bras de son père, inconsciente de la promesse muette faite au dessus d'elle et des liens qu'elle contribue encore à renforcer.


Cité-Etat de Néo-Génesis, 25 Juillet 2281


"Je ne me fais pas d'illusion, je sais qu'il s'agit soit d'une fausse piste, soit d'un piège. Mais je ne peux pas rester inactive plus longtemps et ignorer cette chance, même si ce n'en est pas une. Je sais que tu irais si je te le demandais ... C'est ton frère et peu importe le sang qui coule dans vos veines, mais si je faisais ça, si je te laissais faire, Nozomi perdrait la seule personne véritablement capable de la protéger. C'est toi qui a la charge du sceau et moi, je ne pourrais le contenir. Je ne peux pas simplement attendre sans Arakiel et peu importe vers quoi je vais, je dois savoir. Pour moi, pour toi, pour lui et pour Nozomi ..."

Neo-Génésis est une ville propre, organisée où rien ne dépasse, où rien ne doit dépasser. De fait, y circuler n'est pas compliqué, si peu qu'on ne sorte pas du lot et c'est le cas de Maysane qui circule sans crainte, même avec un enfant en bas âge. Elle approche du District Nord, elle semble sereine, elle sait où elle va. Pourtant, si un télépathe pouvait lire ses pensées à cet instant, il apprendrait à quel point la jeune femme exècre les bizarreries de l'ami qu'elle s’apprête à rencontrer. En temps normal, ces même bizarreries l'amuse, la font sourire et parfois même, illuminent ses journée, mais ce soir, rien n'est normale ... Les choses auraient étaient tellement plus simple si il avait choisit le centre ville.

Mais après tout, Heliantian n'avait jamais choisit la facilité et Maysane savait plus que quiconque que malgré les apparences, il n'avait rien de simple. Au fil des siècles, elle avait apprit à le connaître par coeur et pouvait se targuer d'être l'Humaine la plus proche du Nephalem et malgré tout le mystère planant autour d'elle, l'entourage du dit Nephalem la connaissait au moins de vu. De fait, personne n'irait jamais lui causer le moindre problème, à moins de vouloir s'attirer les foudres d'Heliantian. Il n'était peut-être pas l'être le plus puissant de la création, mais sa réputation suffisait à écarter Maysane et sa fille du danger... Ou de les en rapprocher. C'est pour cette raison qu'il avait catégoriquement refusé qu'elles logent trop près de chez lui. L'Humaine avait rapidement comprit les arguments de son protecteur et il les avait installé, elle et sa fille, dans une petite maison gentillette dans la zone résidentielle du District Est. Mais à cet instant, les vingt minutes de trajet séparant la dite maison du bar d'Héliantian, pour Maysane, c'était vingt-minutes de trop et c'était sans compter les heures qu'elle allait devoir passer à négocier avec son plus vieil et certainement plus précieux ami. Elle savait que la partie ne serait pas simple, mais elle se devait d'avoir le dernier mot.

En installant une Nozomi ronchon, sortie trop tôt de son lit, dans son véhicule, Maysane c'était fait la promesse de ne pas céder. Elle savait qu'elle avait tord et en contemplant sa fille luttant contre le sommeille pour tenter de comprendre ce qui était entrain de ce passer, elle faillit renoncer, mais l'appel du coeur fut plus fort que celui de la raison. Sa fille ne pouvait grandir sans père et elle, elle ne pouvait vivre plus longtemps sans son époux. Les deux années qui venaient de s'écouler lui avait déjà parues une éternité !

Circulant dans les rues de Néo-Génesis en s'obligeant à respecter le code de la route et les limitations de vitesses, elle repensa à leur vie d'avant. Bien installée dans le centre de Seishin, la petite famille coulait des jours heureux. Nozomi grandissait entourée par l'amour de ses deux parents qui ne lui avaient jamais rien caché de sa véritable nature. Leur histoire avait bercé l'enfant et la marquerait pour le reste de sa vie. Ainsi, si ils lui avaient formellement interdit de parler de ces même histoires à ses camarades de jeux, ils c'étaient toujours refusé à lui cacher la vérité, espérant lui apprendre la tolérance. Et ils avaient presque réussit ... La seule ombre au tableau était la distance séparant la famille d'Héliantian. Maysane et Arakiel avaient vécu tellement de temps avec lui que son absence leur était pesante, mais tous les trois savaient qu'à l'époque qu'ils traversaient, ils ne pouvaient se permettre de rester ensemble sans ce mettre en danger et Maysane était étrangement attaché au pays d'origine de son dernier corps. C'est dans ce pays que leur intégration avait été la plus facile. Certainement parce que les japonais sont d'un naturel discret ! Bien sûre, elle n'avait pas pu rester dans l'ancienne Kyoto, son visage y était trop connu. La précédente propriétaire de son corps y était née et y avait grandit. Elle y avait sa famille, ses amis, son travail ... Bref, toute sa vie. Et comme à chaque fois, intégrer un nouveau corps avait été difficile pour Maysane, accepter les souvenirs, les sensations, les désirs et les rêves d'une autre était toujours compliqué même si au fil des siècles, elle avait apprit à ne pas se laisser engloutir, elle avait finit par décider de réaliser autant que faire ce peut les ambitions de celles lui cédant leur enveloppe charnelle sans vraiment le savoir.

Elle avait réalisé le voeux le plus chère de celle qui lui permettait encore de survivre malgré sa mortalité ... Elle lui avait offert une famille, un mari aimant au delà de toute mesure et qu'elle aimait plus encore et la plus adorable des petites filles. En y repensant, Maysane se demanda si les âmes de tous ses précédents corps pouvaient observer leur nouvelle vie et si elles aimaient ce qu'elles voyaient. Jusque là, l'Humaine avait tout fait pour rester honorable et ordinaire, à vrai dire, elle n'avait pas grand chose à se reprocher, vivant chacune de ses vies pour son bonheur sans être fermé à celui des autres. Comme son époux et son vieil ami, elle avait vu défiler bon nombre de vie, avait vu disparaître bon nombre d'amis et avait toujours tenté d'aider son prochain, le cœur sur la main, faisant preuve d'autant de générosité que possible, reconnaissante à chaque réincarnation de pouvoir continuer à vivre aux côtés de son éternel amour.

C'était pour lui qu'elle avait sortie leur fille de son lit au beau milieu de la nuit pour rejoindre Heliantian et la sécurité relative de son bar. Au cours des siècle passés, il avait beaucoup fait pour elle et ce soir, elle avait un dernier service à lui demander. Le plus important selon elle et le seul qu'il rechignerait certainement à lui rendre.

Nozomi blottie dans ses bras, elle rejoint rapidement l'entrée dissimulée du seul repère de monstre à Neo-Génesis. Elle aurait pu la trouver les yeux fermés et le Sphinx, gardien de l'entrée et par extension, du secret, la laisse pénétrer les lieux sans même lui poser son énigme. Comme elle s'y attend, elle trouve Heliantian derrière son bar, son rire résonnant dans toutes la pièce et ce, malgré la musique et le monde se pressant autour du bar et des tables. Pourtant, quand elle croise son regard, il cesse l'espace de quelques secondes, de faire le pitre... Une situation assez troublante pour ses interlocuteurs auprès desquels il s'excuse rapidement pour rejoindre Maysane dans la pièce qu'il réserve à ses invités ... spéciaux. Son air préoccupé et empressé a motivé le maître des lieux à se presser un peu, certainement aidé par la surprise de la voir débarquer au milieu de la nuit, avec sa fille dans les bras en prime. Il se passe quelque chose, quelque chose de grave et l'Humaine ne s'encombre d'aucune formalité, coupant son ami avant qu'il ne décide de tenter de détendre l'atmosphère en usant de son humour si particulier qu'elle n'aurait pas supporté ce soir. Rapidement, elle lui explique que ses recherches ont enfin portées leurs fruits, elle à trouvé quelque chose. Un fantôme, un fantasme, une chimère, peu importe, après deux ans, enfin, elle a quelque chose, un espoir auquel se raccrocher.

Arakiel est en vie, elle le sait, elle l'affirme et Heliantian ne la contredis pas, certainement a-t-il envie d'y croire au moins autant qu'elle. Comme elle s'y attend, Maysane doit négocier, le Nephalem n'aime pas vraiment l'idée de la laisser partir seule se jeter dans la gueule du loup, après tout, il a promis de prendre soin d'elle. Mais Maysane à un argument imparable et il n'a d'autre choix que de céder. Il doit la laisser partir et renouveler sa promesse.



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MessageSujet: Re: Nozomi - Avoir conscience de ce que l'on ait - Mer 12 Oct 2016 - 22:55

Suite


Histoire


Ancienne région de Toledo, Cité Réserve Néo Génesis, 15 Octobre 2281

Accrochée aux pans d'un kimono rose, Nozomi se cache derrière l'imposante silhouette de son tuteur dans l'espoir de ce faire oublier. Face à elle, une femme dont elle n'arrive pas à déterminer l'âge. L'enfant est certes jeune, mais assez éveillée pour savoir si elle s'adresse à des personnes âgés, des personnes dans la force de l'âge, comme sa mère et son tuteur ou des enfants, mais face à cette femme, elle ne sait pas quoi penser. Elle a l'air vieille, sans l'être vraiment. Son visage est marqué de rides qui ne semblent pas avoir été creusées par le temps, c'est comme si, suivant la lumière, son interlocutrice changeait d'âge. Car oui, à son grand damne, c'est bien à elle que s'adresse l'étrange femme, bien sûre, elle a l'air adorable, très gentille avec son tablier plein de farine et son sourire joviale, mais Nozomi ne peut s'empêcher d'avoir peur car elle pressent ce qui va se passer et elle n'a aucune envie que cela arrive.

"Comme tu as grandit ! Te voilà devenue une jolie petite fille."

Le regard de Nozomi passe d'Héliantian qui semble un peu plus tendue qu'à l'accoutumé, à l'étrange femme qui continue de lui sourire. Elle a beau chercher dans ses souvenirs, fronçant les sourcils, elle ne se souvient pas de cette femme, son visage, sa voix et son sourire ne lui rappelle rien. Le Nephalem lui explique alors, avec son sourire habituel que c'est cette femme qui a assisté sa mère lorsqu'elle est venue au monde. Forte de cette révélation, Nozomi se détend un peu et observe plus attentivement son interlocutrice qui lui sourit de plus belle.

"Tu dois avoir faim après un si long voyage. Il y a des cookies tout chaud sur la table dans la cuisine, tu ne veux pas aller te servir ?"

Nozomi jette un œil dans la direction indiquée. Son nez ne l'a pas trompé et l'odeur délicieuse qui flotte dans l'air autour d'eux est alléchante, mais pour une fois, elle n'a pas envie d'écouter sa gourmandise. Elle secoue vivement la tête et s'accroche de plus belle à Heliantian qui soupir. Un court silence un brin gêné s'installe dans le vestibule où se tiennent Nozomi et les deux adultes qui l'entourent, ils échangent un regard étrange mêlé de résignation et d'interrogation, puis, le Nephalem s'accroupit devant la jeune enfant qui le regarde pleine de suspicion, les sourcils froncés, ce qui a pour effet de tirer un bref éclat de rire à Heliantian.

"Tabitha est peut-être une sorcière, bien qu'il lui manque une ou deux pustules pour être crédible ..."

Dans le dos du Nephalem, la dite sorcière pose des poings fermement serrés sur ses hanches et le fusille du regard en échappant un court juron, certainement habituée à l'humour plus que particulier d'Heliantian.

"Mais elle cuisine comme personne et rien d'empoisonné !"

Il lève une main, faisant un signe scout comme pour donner sa parole et Nozomi ne peut s'empêcher de pouffer légèrement.

"Tu veux bien aller prendre un cookie dans la cuisine et m'en ramener un ?"

Nozomi soupir légèrement, hausse un sourcil en posant sur lui un regard toujours très septique puis hoche finalement la tête en soupirant pour tourner les talons et prendre la direction de la cuisine, suivant son nez et l'indication donnée quelques secondes plus tôt par la sorcière qui lui sourit alors qu'elle lui lance un coup d’œil. L'enfant n'est pas dupe, Heliantian veut l'éloigner pour pouvoir discuter librement avec leur hôte, alors, elle traîne des pieds et prend son temps en tendant l'oreille. Elle sait qu'elle a fait une bêtise et le fait qu'ils aient prit la route dès le lendemain n'est pas une coïncidence.

Heliantian n'avait peut être rien dit, mais elle sait qu'elle a mal agit, pourtant, elle a eu beau s'excuser et s'entendre répéter qu'elle n'avait rien fait de grave, elle ne peut s'empêcher de se sentir coupable. Elle n'avait certes eu aucune mauvaise intention en descendant l'escalier menant de l'appartement, dans lequel elle vivait avec Heliantian depuis le départ de sa mère, à son bar mais à en croire les regards, les mots de la foule amassée et surtout la réaction de celui qu'elle cherchait, elle ne pouvait qu'avoir fait une erreur. Cette nuit là, elle avait fait un cauchemar et espérait trouver un peu de réconfort, elle avait simplement suivit les voix et la musique présumant trouver son tuteur quelque part. Après tout, sa mère lui avait bien dit qu'elle pouvait et qu'elle devait se fier à lui, qu'elle devait rester avec lui jusqu'à son retour, qu'il la protégerait et si elle avait eu du mal à s'y faire les premiers jours, elle avait finit par aimer la compagnie du Nephilim qui semblait décidé à lui faire oublier le départ de sa mère et l'absence de son père. Il la faisait rire, prenait soin d'elle et lui apprenait plein de nouvelles histoires qu'elle écoutait avec avidité, déjà curieuse de tout connaître. Il lui parlait du monde dans lequel il avait grandit, celui dans lequel se mêlait mythes et légendes oubliés et pas une fois, elle avait remis sa paroles en doute. Elle savait déjà que le monde cachait beaucoup de secret et qu'elle faisait partie de ses secrets, mais jamais elle n'aurait pensé qu'elle devait être un des secrets de ce monde caché.

Depuis la cuisine, l'enfant tend l'oreille, elle veut confirmer ses soupçons et alors qu'elle se hisse sur la pointe des pieds pour atteindre les cookies posés sur la table, elle comprend rapidement qu'elle ne c'est pas trompée. Leur présence dans la Cité Réserve après sa descente fortuite dans le bar n'est pas un hasard. Saisissant un biscuit pour donner le change, elle rejoint rapidement les adultes, courant presque, comme pour s'assurer de ne pas être laissé derrière. Elle entend parler de protection, de danger et de faiblesse mais elle ne saisit pas l'importance des mots qui lui parviennent dans le désordre.

Heliantian et la sorcière ont prit place dans ce qui ressemble à un salon. Les meubles en bois massif et les imprimés fleurit donne à la pièce un style assez vieillot, mais confortable qui rassure un peu Nozomi alors qu'elle rejoint son tuteur pour lui tendre le cookie demandé en l'agitant sous son nez comme pour lui rappeler qu'elle est là et qu'elle peut-être utile. Le Nephalem lui sourit, il se veut rassurant, mais elle n'est pas dupe. Elle a beau être jeune, elle ressent bien cette tension pleine de culpabilité qui flotte dans l'air.

"Inutile de te justifier, tu sais bien que je ne peux rien te refuser."

Le regard de Nozomi passe rapidement du Nephalem à la sorcière, les sourcils froncés par l'inquiétude, ses yeux s'arrête sur son tuteur et elle tire sur sa manche, cherchant à échapper au regard pourtant bien veillant de Tabitha. Héliantian lui sourit et elle a envie de hurler.

"Tu vas pas me laisser là hein ? On peut rentrer ?"

La voix de l'enfant est pleine de larmes et alors qu'elle pose sur le Nephalem un regard suppliant, ses lèvres tremblent en attendant la réponse, s'accrochant toujours plus au bras de son tuteur qui soupir en retenant une grimace que Nozomi identifie tout de suite comme de mauvaise augure, comme le regard qu'il échange avec la sorcière. Il saisit doucement la main de l'enfant et l'oblige délicatement à lâcher prise, fixant ses prunelles aux siennes, il sourit comme il en a prit l'habitude avec elle.

"Mimi-chan, tu te souviens de ce qui c'est passé dans le bar ?"

Nozomi hoche la tête et serre la main du Nephilim.

"Je te jure que j'ai pas fais exprès, je voulais pas ..."

Les larmes passent la barrière des prunelles bi-colores de Nozomi. De nouveau, Heliantian soupir et l'attire entre ses bras pour l'y bercer doucement.

"Je sais Mimi-chan, je sais. Tu n'as rien fait de mal, c'est promis."

Nozomi se mord la lèvre pour tenter de retenir ses larmes et se fige entre les bras de son tuteur, prête à saisir sa chance.

"On peut rentrer alors ?"

Au dessus d'elle, elle sent Heliantian secouer doucement la tête et elle gémit, incapable de retenir ses larmes alors qu'il la saisit par les épaules pour la regarder dans les yeux. Si Nozomi avait été plus vieille, elle aurait pu y lire le déchirement du Nephalem alors qu'il doit lui expliquer qu'elle ne rentrera pas avec lui.

"Tu sais Mimi-chan, il y a plein de personnes dangereuses et mal intentionnées autour de moi et beaucoup d'entre elles t'on vu ce soir là. Tu n'a pas fait de bêtise, c'est moi qui ait été négligent, ils n'auraient jamais du pouvoir te voir, parce que tu es un petit trésor et que beaucoup veulent te voler et je ne peux pas le permettre. Tu n'es pas en sécurité si tu rentre avec moi. Tu comprends ?"

Nozomi secoue vivement la tête, les joues inondées de larmes.

"Non ! Je veux pas, je veux rentrer avec toi !"

La voix de la petite fille est montée d'une octave et Héliantian tourne un regard presque désespéré vers Tabitha qui retient une grimace et se lève pour aller s'accroupir devant l'enfant qui lui lance un regard noir par dessus ses lunettes trempées de larmes. Un avertissement sourd que la sorcière ignore en saisissant la main de Nozomi qui se met à hurler. Tout ce qu'elle comprend, c'est qu'un être qu'elle aime va l'abandonner... Encore. Comme son père dont elle a oublié le visage, comme sa mère qui n'est jamais revenue après l'avoir confié à Héliantian qui veut lui aussi la laisser derrière.

"Tu ne sera pas toute seule Nozomi, je serais là et Dean aussi, tu verra, il est très gentil ! Et puis, il y a plein de choses à faire ici, le grand air, c'est plus agréable pour les enfants et tu pourra apprendre plein de choses."

De nouveau, Nozomi secoue la tête de plus belle et hurle de nouveau.

"Tabitha et Dean s'occuperont bien de toi Mimi-chan. Tu ne peux pas rentrer avec moi, c'est trop dangereux, tu sera bien ici, tu verra."

Serrant les mains de l'enfant entre les siennes, Héliantian l'oblige à lâcher prise alors que Tabitha l'enlace pour la retenir. Nozomi se débat et hurle, supplie, mais le Nephalem se lève, la tête baissée, les yeux dissimulés par son chapeau de paille. Il soupir, tourne les talons alors que Nozomi supplie toujours en criant, tend les bras et tente d'échapper à la sorcière qu'elle se met à haïr.

"T'as pas le droit !! Jte... jte déteste, jte déteste, jte déteste !"

Nozomi a cessé de se débattre et fixe le dos de son ancien tuteur, espérant que le chantage affectif fonctionnera. Le Nephalem se retourne et Nozomi le fixe, pleine d'espoir mais déchante rapidement alors qu'il lui pose son chapeau sur la tête. Beaucoup trop grand pour elle, elle est obligé de le tenir pour qu'il ne tombe pas sur ses yeux, mais le temps de relever la tête et Héliantian lui tourne de nouveau le dos.

"Tu peux me détester, tant que tu reste en vie ..."

Ce n'est qu'un murmure que Nozomi entend sans l'écouter et alors qu'il s'éloigne, elle se remet à crier, pleurer et supplier, Tabitha se décide à intervenir finalement et lance un sort léger. Nozomi sombre dans un profond sommeille presque immédiatement et elle l'allonge sur le canapé avant de rejoindre Héliantian qui a déjà passé la porte. Pour la sorcière qui le connaît et malgré ses talents d'acteur, il est évident qu'il ne vit pas bien la séparation et elle ressent le besoin de le rassurer lui aussi avant qu'il ne parte. Elle sait qu'il ne reviendra pas, elle sait qu'il a du prendre milles précautions pour conduire l'enfant jusqu'à elle en s'assurant que personne ne pourrait la retrouver et elle sait qu'il ne prendra jamais le risque de ruiner tout ces efforts.

"L'adaptation sera peut-être compliquée et un peu longue, mais elle s'y fera, ne t'inquiète pas, je l'aurais à l’œil à chaque seconde."

Le Nephalem hoche la tête, remercie la sorcière d'une boutade maladroite, signe qu'il n'est pas en forme et disparaît.

Il est résolut à tenir sa promesse, prendre soin de la gamine et cette résolution implique des sacrifices.


Ancienne région de Toledo, Cité Réserve Néo Génesis, 23 Aout 2293

La chaleur régnant dans la pièce devient presque insupportable. Pourtant, les fenêtres sont grandes ouvertes et les volets résolument clos ne laissent filtrer qu'une faible lumière dans laquelle danse la poussière suspendue dans l'air. A y regarder de prêt on pourrait croire à un substitut de ciel étoilé, mais même la fraîcheur tant attendue des nuits d'été ne fera pas baisser la température de la pièce. L'air devient suffoquant, accablant et la moiteur qui y flotte le rend irrespirable. Tabitha en vient presque à regretter la chaleur sèche qui pousse le monde autour d'elle à s'arrêter de vivre des heures durant quand le soleil règne en maître sur les campagnes de la Cité Réserve. Cette chaleur là est naturelle et elle a depuis longtemps apprit à composer avec, mais celle à laquelle elle fait face n'a rien à voir.

Assise au chevet de sa patiente, elle trempe une fois de plus une serviette en éponge dans une bassine d'eau censée être froide mais qui ne suffit même plus à lui rafraîchir les mains. Nozomi gémit de nouveau et la sorcière se mord la lèvre. Elle ne sait plus quoi faire pour elle et elle déteste ce sentiment d'impuissance grandissant en elle. D'heure en heure, d'échec en échec, elle se culpabilise et maudit les parents de la jeune fille qui semble agoniser sous ses yeux. Elle aurait du être capable de les raisonner de leur faire comprendre que brider leur fille ne la protégerait jamais de ses pouvoirs et elle en avait à présent la preuve sous les yeux. Elle les avait prévenu, alors que la gamine n'était qu'un bébé d'à peine 3 ans, elle leur avait dit, elle avait tenté de leur expliquer qu'en la privant de ses pouvoirs, il la priverait d'une partie d'elle même qui en viendrait un jour à ce manifester et qui la rongerait de l'intérieur. Elle les avait avertis qu'il valait mieux composer avec une puissance grandissante et contrôlable qu'avec une grande force se manifestant sans contrôle et elle s'en voulait terriblement d'avoir eu raison. Mais pouvait-elle vraiment blâmer les géniteurs de sa patiente ? Après tout, ni l'un, ni l'autre, ni même les complices de cette vaste blague, n'auraient pu prévoir les drames qui les attendaient... Ou peut-être que si ? Peut-être avaient-ils tenté de s'en préserver en apposant ce stupide sceau ? Peut-être pensaient-ils sincèrement qu'ils pourraient ainsi rester caché et permettre à leur fille de vivre une vie normale. Mais peut-on réellement vivre une vie normale lorsque l'on née d'une union interdite ?

Reposant le linge sur le front de Nozomi, Tabitha échappe un rire désabusé. Pour vivre une vie normale, encore faudrait-il qu'elle puisse vivre tout court. Il ne reste plus à la sorcière que la prière et de nouveau, elle rit d'un rire nerveux plein de larmes. Comme si un quelconque dieu pouvait voler au secours de la bâtarde de l'un de ses anges. Il faudrait un miracle et elle est à court d'idée. Médecine traditionnelle, anti-biotique, anti-inflammatoires, anti-douleurs, médecine douce, racines, infusions, décoctions, onguents, médecine magique, sorts, potions, incantations, elle a tout essayé, vraiment tout et rien n'a fonctionné, rien n'a pu arrêter le mal rongeant l'être de sa jeune patiente qui semble souffrir le martyr. Est-ce cela la Justice divine ? Assise sur un simple tabouret de bois, elle saisit la main de Nozomi et l'enjoint à ne pas céder, elle doit se battre, ne pas se laisser envahir par la Lumière qui la dévore. D'une voix éraillée par la fatigue, elle lui promet que si elle n'a pu faire de miracle, celui qu'il lui faut et en route, mais au fond, elle désespère de le voir arriver à temps. Pourtant, enfin, après deux jours d'une bataille qui semble perdue d'avance, après deux jours de tentatives infructueuses et d'angoisse suffoquant, Tabitha entend ce bruit qu'elle déteste tant et que pourtant, elle chéri sur l'instant.

Dans la cour, des pneus crissent sur le gravier, le son des portes qui claquent ne tarde pas à se faire entendre, rapidement suivit par le bruit de pas précipités dans l'escalier et enfin, la porte de la chambre qui s'ouvre. Tabitha ne peut s'empêcher d'échapper un soupir de soulagement et se relève péniblement sans tenter de dissimuler sa fatigue. Un coup d’œil au nouvel arrivant suffit à lui faire comprendre que, pour une fois, il est sérieux. Il ne prend même pas la peine de la saluer et la sorcière ne s'en formalise pas, retenant une remarque qui ne trouverait aucune réponse. Elle parie sans peur de se tromper que le Nephalem à laisser son humour à Détroit. Mais le sceau lui, est bien là. En voyant la jeune fille dissimulée dans l'ombre du Nephalem, elle retient une grimace, de toute façon, maintenant, c'est trop tard, ce qui est fait est fait.

"Elle ne c'est pas réveillée ?"

Tabitha secoue la tête. Inutile de revenir maintenant sur ce qui c'est passé, Héliantian le sait et s'il devait encore avoir des doutes, le toit éventré de la grange qu'il n'a pu que voir en arrivant à du suffire à lever ses derniers doutes.
Alors que le Néphalem s'approche de sa jeune protégée, Tabitha fronce les sourcils en se rappelant le jour qu'elle maudira certainement le plus dans son existence... Elle revoit ce trait de lumière percer le toit de la grange, elle entend encore l'atroce hurlement de douleur pure de Nozomi, elle la revoit étendue au sol, inconsciente. Son corps c'est déjà remis de la chute, mais intégrer sa puissance si longtemps contenue et qui n'a pas pu évoluer et grandir de manière maîtrisée, c'est autre chose. Dans le fond, Tabitha est soulagée ... Soulagée que le drame ce soit déroulé alors que Nozomi était rentré à la maison, mais ses vacances ne seraient pas aussi reposante que prévues.

"J'ai peur qu'elle ne puisse le contenir."

Se tenant dans l'ombre du Nephalem, la sorcière à déjà comprit qu'elle doit s'effacer, pourtant, elle se doit de le prévenir.

"C'est trop pour son corps."

"Elle tiendra."

Tabitha sursaute. Elle connait Héliantian depuis si longtemps qu'elle ne saurait chiffrer les années et pourtant, elle pourrait jurer ne l'avoir jamais entendu user de ce ton là. Il est froid, presque cassant, plein d'autorité, ne souffre aucune contradiction et surtout, déborde de détermination.

"Sans le sceau son corps ne pourra ..."

Héliantian l'interrompt simplement en levant une main, il continue de fixer Nozomi, posant une main sur son front. Immédiatement, la jeune fille réagit en poussant un gémissement, pourtant, Tabitha pourrait jurer qu'elle vient de voir la tension pesant sur ses épaules s'envoler. La jeune fille accompagnant le Nephalem, jusque là silencieuse s'avance et prend la place qu'occupait la sorcière avant leur arrivée. Elle fixe Nozomi sans la moindre émotion, la moitié de son visage dissimulé derrière une immense cool roulé alors que la chaleur est étouffante. Tabitha ne peut la regarder plus de 2 minutes sans avoir envie de pleurer, elle ne veut pas trouver une bonne raison de s'attacher à cette gamine qui voit, sous ses yeux, sa propre vie s'échapper du corps de Nozomi, le lien qui les unis est atroce.


"Arakiel n'est pas un idiot. Il est trop prévoyant pour ne pas avoir prit certaines précautions pour la prunelle de ses yeux..."

Le soupir dans la voix du Nephalem est imperceptible, mais il n'échappe pas à Tabitha qui serre les dents au point que l’émaille crisse sous la pression. Elle ne peut s'empêcher de remarquer qu'encore une fois, lorsqu'il évoque le nom de l'ange, Héliantian le fait au présent, alors qu'il a disparu depuis presque 14 ans. Mais elle ne dit rien, elle sait que c'est inutile. Elle sait que ce n'est pas le moment d'engager un débat qu'elle a perdu depuis des années déjà.


"Va chercher Dean et allez faire un tour loin de la maison."

La sorcière fronce les sourcils en voyant le Nephalem sortir un étrange pendentif de sa poche.
Une petite goutte faite de verre dans laquelle semble tourbillonne un étrange mélange de brume plus blanche que de la neige fraîche et d'éclairs à la couleur de l'or. Elle inspire, incapable de cacher son inquiétude et perçoit le tressaillement de la gamine assise à la place qu'elle occupait quelque minutes plutôt.

"Laisse moi t'ai..."

"Non, tu ne peux rien faire, ni pour moi, ni pour elle. Mets toi en sécurité."

"Héliantian... c'est dangereux et tu n'es pas certain du résultat, c'est de la folie."

De sa place, elle peut voir le sourire de son interlocuteur et un long frisson lui traverse l'échine. Si elle en doutait encore, elle vient d'avoir la confirmation. Héliantian est complètement fou et surtout, prêt à tout pour tenir sa promesse.

"Certainement, mais c'est aussi la seule solution."

Tabitha soupir et ses épaules s’affaissent, elle rend les armes. Elle aimerait être capable de le faire changer d'avis, de lui expliquer que peut-être, Nozomi à une chance de s'en sortir si on l'aide à contenir son pouvoir pour apprendre à l'apprivoiser, à rattraper son retard. Elle aimerait le convaincre qu'elle est à présent assez vieille pour comprendre toutes les implications de sa nature, mais elle sait que c'est perdu d'avance, car elle connaît la nature de la promesse qu'il le lie et elle sait que jamais ô grand jamais le Nephalem ne rompra une promesse, surtout pas celle faite à Arakiel.

"Ca fonctionnera, coûte que coûte."

"Tu y laisserais la vie, sans hésiter ?"

Question idiote, elle connaît la réponse et de toute façon, seul un haussement d'épaules lui répond. Un instant, elle ferme douloureusement les yeux et les rouvre pour fixer Nozomi qui semble respirer de plus en plus laborieusement, pourtant, son visage semble plus serein. La sorcière jette un coup d'oeil au Nephalem et à la gamine qui l'accompagne et tourne les talons.

"T'as intérêt à ce que ça fonctionne... On a pas finit de payer le crédit de la maison."

Elle referme lentement la porte et hésite à descendre les escaliers.

"Tabitha ..."

La sorcière se fixe sur le palier. Elle ne s'attend pas vraiment à ce que le Nephalem tolère qu'elle ne suive pas ses instructions et pourtant, elle ne peut s'empêcher de tenter sa chance, comme une gamine. Mais c'est toujours ce qu'elle a été face à lui. Furtivement, avant de descendre les escaliers, elle ne peut s'empêcher de ce demander si Nozomi ressentira elle aussi la même chose face à son protecteur. A vrai dire, elle est bien incapable de dire ce que Nozomi pense de lui. Après qu'il l'ait laissé chez elle, l'enfant qu'elle était n'avait plus jamais parlé de lui. Elle avait commencé par s'enfermer dans un mutisme qui était devenu inquiétant, jusqu'à ce que Dean ne parvienne à le percer, puis ensuite... Elle avait semblé oublier, tout simplement. Elle avait vécu une vie presque normale jusqu'à ce jour dans la grange. Jusqu'à ce que ne le sceau ne commence à céder beaucoup plus violemment que la sorcière n'avait pu le prévoir. Elle avait grandit harmonieusement et n'avait jamais posé de problème. Elle avait fait la fierté de ses tuteurs qui n'avaient eu de cesse de la considérer comme leur fille. La seule extravagance dans sa vie, c'était son savoir sur le monde étrange et plein de secrets qui entourait celui des Humains. Un monde qu'elle savait ne pas devoir évoquer en dehors des murs protecteurs de la ferme dans laquelle elle avait grandit et apprit.

Alors que la sorcière s'éloigne de sa propre maison avec son mari, priant tous les dieux qu'elle connaît en sachant qu'aucune de ses prières ne sera entendue, le Nephalem reste debout au chevet de Nozomi. Il n'est pas certain de ce qu'il entreprend, à vrai dire, si Arakiel avait pensé à tout, cet imbécile n'avait visiblement pas prit en compte le vide laissé par son absence. Évidemment, Heliantian savait ce qu'il avait à faire, mais entre la théorie et la pratique ... Dans son coma, Nozomi s'agite, elle gémit et sa main trouve le chemin de celle du Nephalem. Son nom passe la barrière de ses lèvres, le surprenant.

Il sait ce qu'il a à faire et peu importe le prix à payer, il n'est plus à ça prêt.

Quand Nozomi se réveille enfin, c'est son nom qu'elle murmure. Les sourcils froncés, elle ouvre lentement les yeux et tente de faire le point. Elle met plusieurs secondes à reconnaître sa chambre et encore une poignée à ce concentrer sur la présence à ses côtés.

"Tabi ?"

La sorcière lui sourit, les larmes au bords des yeux et lui caresse les cheveux.

"Qu'est ce que ..."

Nozomi porte lentement une main sur son front et soupir, incapable de faire le point.

"Tu es tombé du grenier en rangeant le foin. Une mauvaise chute. Dean était là et a pu réagir. Heureusement, tu es solide et j'ai quelques tours dans mon sac, mais tu m'a fait une sacré frayeur. Tu es restée inconsciente pendant 5 jours, aujourd'hui, nous somme le 28 et tu as encore presque deux semaines pour récupérer, tout va bien à présent."

Nozomi fronce les sourcils et tente de se redresser. Tentative lamentablement avortée, mais Tabitha est là pour la soutenir et l'aider à se rallonger le plus confortablement possible. Au moins, elle peut raccrocher les wagons, mais quelque chose la dérange.

"C'est toi qui m'a soigné ?"

La sorcière sourit en haussant un sourcil, retrouvant rapidement son ironie naturelle.

"Qui d'autre ?"

Nozomi secoue la tête et grince des dents en constatant la stupidité de son réflexe. De nouveau, elle se passe une main sur les yeux. Elle sait qu'il n'y a personne d'autre que la sorcière et son mari dans la maison, elle le sent. Mais elle sent aussi autre chose, une présence familière qui s'évapore doucement. Une présence qui l'apaise, la rassure et lui pince le cœur. Une présence qu'elle souhaite à tout prix oublier mais elle est incapable de la reconnaître, elle est incapable d'entendre ce que lui hurle son esprit.

"C'est vrai... qui d'autre ?" soupire-t-elle une main toujours posée sur ses yeux.



FIN

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MessageSujet: Re: Nozomi - Avoir conscience de ce que l'on ait - Mer 12 Oct 2016 - 22:57

Félicitation !


Bienvenue chez les fous !

Félicitation !!


Tu a passé l'épreuve du feu et après des heures de réflexion et de rédaction, te voilà enfin validé !! Ton aventure dans notre monde de fou peut commencer.

Ne t'affole pas, comme nous sommes des nounours, en plus de t'offrir un cookie en récompense de tes efforts, nous allons te guider afin que tu puisse t'intégrer au forum, à la communauté et surtout, à notre histoire. N'oublie pas, à partir de maintenant, chacun de tes choix seront déterminant, non seulement pour ton futur, mais aussi... Pour celui de la Cité et peut-être même, du monde entier.

Aller, inspire un grand coup et jette toi à l'eau, oui, oui, sans maillot, de toute façon, tu sera obligé de te mouiller et voir même, t'y mettre jusqu'au cou !

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