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Leonhard Steinberg - Leave me alone...
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MessageSujet: Leonhard Steinberg - Leave me alone... Dim 16 Oct 2016 - 22:01

Leonhard Steinberg
Leon/Leo ¤ 31 ans ¤ Amplifié ¤ WGFP ¤ Hétéro ¤ Célibataire

Carte d'Identité
Pour aller plus loin
Situation

Métier : Militaire, actuellement réserviste pour une durée indéterminée. Je faisais partie d'une section spéciale uniquement composée d'amplifiés, et j'étais chef d'escadron artillerie lourde, ce qui correspond à un grade de commandant.
Placement Social : Bon. Très bon, même, de par mon importance au sein de l'armée.
Résidence : District Ouest de Neo-Genesis, pas loin de Golem district, au dernier étage d'un gratte-ciel qui a connu des jours meilleurs, quasiment déserté par ses habitants.
Cité de Naissance : Naturalis


Qu'en Pensez-vous

Androïdes : Des bêtes de somme, rien de plus. Je ne comprends pas l'entêtement des ingénieurs à vouloir absolument leur donner forme humaine et des simili-consciences. Ils ne seront jamais rien de plus que des tas de ferraille, des esclaves des temps modernes.
Amplifiés : Sérieusement ? On ne vaut pas mieux. Chaque greffe n'est qu'une chaîne de plus autour de mon cou, reliée à l'armée.
Surnaturelle : J'en ai vu, des choses et d'autres, au cours de mes différentes missions, que ce soit sur Liberty Island ou dans le District Nord tout particulièrement. Des chose magnifiques, des choses terrifiantes. Des choses qui n'avaient rien d'humain.


Derrière l'écran

Voir Chuang Mu :3

Physique

1,92m pour 160 kilos d'orichalque. Cette définition amuse beaucoup mon médecin, il ne s'en lasse pas. Ou peut-être devrais-je dire mon mécanicien ? A ce stade, la frontière est plutôt mince.

Je suis une machine de guerre, à tous les sens du terme, pour le coup. Suite à un grave accident survenu dans ma jeunesse, 95% de mon corps biologique a été amplifié. Autant vous dire que ça fait un sacré paquet de taule froissée. Pour résumer, de la tête aux pieds : mes yeux sont bio-électroniques, mes tympans également, mes deux bras sont entièrement mécaniques, mon cou est robotisé, mon torse est renforcé, l'essentiel de mes organes internes sont artificiels, ma colonne vertébrale est doublée d'orichalque, ainsi que mon bassin, et mes jambes sont ce qu'il reste d'encore à peu près humain chez moi, à ceci près qu'elle sont renforcées d'orichalque et que mes chevilles et mes genoux sont bioniques.

A ce stade, je n'en voudrais pas à ceux qui pourraient davantage me prendre pour une machine que pour un homme. Même mes cheveux, raides et blonds comme les blés, ont une couleur trop peu répandue pour paraître naturelle. Quant à mes yeux, bleus à l'origine, ils brillent désormais de l'éclat jaune des capteurs qui reconstituent pour mon cerveau l'illusion d'une vision parfaite. L'époque où je n'étais encore qu'un simple être humain, en chair et en os, semble n'être plus aujourd'hui qu'un lointain souvenir, mais au moins, j'ai gardé les trois éléments les plus importants à mes yeux : mes bijoux de famille, le cerveau, et le cœur. Oui, dans cet ordre. Et l'âme, peut-être, mais bon ça, ça reste discutable.

Comme je suis officiellement la propriété de l'armée hum l'état, bien sûr mes greffes ne sont pas uniquement là pour faire joli. Les canons dans mes paumes servent aussi bien de canons à plasma que de lance-flammes, et peuvent également tirer des obus traditionnels. Divers systèmes d'armement jalonnent mes membres amplifiés, mes yeux et mes poumons sont insensibles aux gaz toxiques, et je cumule un certain nombre d'augmentations défensives, de l'arc électrique au bouclier magnétique, que je ne prendrais pas la peine de lister ici. Sur un plan technique, je suis un bijou de technologie, une arme pensante formée aux stratégies de combat et aux tactiques militaires.

Mais je ne suis pas indestructible pour autant - mon cœur, bien que protégé par les plaques d'orichalques greffées à mes pectoraux, est toujours bien humain, de chair et de sang, et mon squelette a été renforcé mais peut toujours être sujet aux fractures. Une partie de mon corps est donc toujours irriguée, et si par miracle une attaque parvient à m'atteindre sous les couches d'acier, je peux potentiellement me vider de mon sang. Pour finir, je suis dépendant d'une pharmacie entière de médoc' pour moi tout seul, qui oblige les différentes parties de mon corps, humaines et artificielles, à cohabiter en harmonie, à empêcher les rejets, et à coordonner mon système nerveux.

Dans l'ensemble, si on omet bien sur ma carapace d'orichalque, j'ai curieusement conservé un visage d'apparence très jeune, alors que j'ai pourtant dépassé la trentaine. Mes traits restent fins et délicats, comme ceux d'un jeune homme, et ma pilosité très limitée - à peine de quoi me raser toute les semaines, au maximum. Mais mes traits, tirés par les épreuves endurées dans ma jeunesse et la fatigue constante générée par le port de mes greffes, ainsi que mon inexpressivité globale, se chargent de vite rappeler à mes interlocuteurs mon age véritable. Quant à ce qui reste de chair sur mes os, elle se compose de masse de muscles qui supportent le poids de mes greffes, recouverts d'une peau pâle couturée de cicatrices et de brûlures.


Caractère


J'avais l'âme d'un chef, le cœur d'un lion. J'étais charismatique, autoritaire, mais bienveillant - j'étais peut-être né pour être militaire. En tout cas, j'étais un meneur, un vrai. Appartenant à l'armée depuis mes douze ans, la discipline militaire avait fait de moi un parfait soldat, rigoureux, discipliné, assoiffé de justice. Mes hommes avaient confiance en moi, suivaient aveuglement mes ordres, et plus d'une fois mon esprit de stratège et mon intelligence nous avaient sorti des pires situations. Je n'avais plus de famille, mais j'avais ma fiancée - j'avais une vie, un travail, et j'aimais cette vie. Je ne l'avais pas forcément choisie, elle n'était pas forcément telle que j'avais pu l'imaginer, mais elle me convenait.

Et aujourd'hui, je ne suis plus que regrets. Renfermé, acariâtre, colérique, je tourne en rond comme un lion en cage, et je ne trouve de réconfort qu'en me noyant dans l'alcool et les médicaments prescrits par mon médecin. Ma vie est devenue un train train écœurant de visites chez le psy, de nuits blanches et de contrôle de mes greffes. Je n'aspire plus à rien, je ne veux plus voir personne, et je ne suis clairement pas en état de reconstituer mon équipe pour reprendre le travail. Tout ça est terminé... nous n'avons plus notre place dans cette société, que j'ai protégé pendant une décennie entière à son insu. Aujourd'hui, la peur et le dégoût se mêlent dans le regard de ceux qui posent les yeux sur moi, et je ne peux plus le tolérer. Je ne peux plus le tolérer... parce que je sais qu'ils ont bien raison de me regarder ainsi...



Suite


Carte d'Identité
Pour aller plus loin
Pouvoirs/Capacités

Œil de Lynx : mes yeux sont entièrement bioniques, remplacés par des capteurs reliés à mon cerveau via le nerf optique. Par conséquent, j'ai non seulement une très bonne vue, mais je dispose de quelques options sympas comme des mises au point très précises et rapprochées, ou encore la capture d'image, stockée directement dans une micro puce implantée dans mon cerveau. Je peux également voir en infrarouge, donc l'absence de lumière n'est pas un problème.
Ouïe surdéveloppée : Juste ce qu'il faut pour booster mes réflexes. Je n'entends pas une fourmi à l'autre bout de la rue, mais mon ouïe est tout de même bien meilleure que celle d'un humain lambda.
Poumons artificiels : je peux survivre avec très peux d'oxygène dans l'air, et les poussières et la fumée ne m’incommoderont plus jamais. Mes poumons filtrent toute forme de pollution, et peuvent optimiser leur fonctionnement interne pour toujours pourvoir aux besoins en oxygène de mon corps.
Bras de titan : mes bras sont mes seuls membres totalement robotisés. La greffe est implantée à partir des clavicules, et de l'épaule jusqu'au bout des doigts, mes bras sont truffés d'armements divers, depuis les canons dans mes paumes jusqu'aux propulseurs dans les omoplates. Sans compter bien sûr la force surhumaine que ces bras me procurent.
Colonne renforcée : parlons-en, de ma force. Concrètement, soulever une voiture ne me demande pas beaucoup d'effort. Tout mon squelette est renforcé, et fait pour supporter le poids de charges pouvant dépasser plusieurs centaines de kilos.
Arc électrique : des pôles magnétiques négatifs et positifs sont répartis sur mon corps, et l'orichalque est un excellent conducteur. Mes amplifications sont conçues de manière à pouvoir résister à un fort courant électrique sans pour autant affecter mon reste de corps humain - il m'est donc possible de générer des courants électriques, et de les propager au contact du sol ou de tout autre matériel conducteur, et de griller ainsi tout ce qui se trouve à la ronde dans un rayon d'une cinquantaine de mètres.
Bouclier magnétique : grâce à ces même pôles, je peux générer un bouclier magnétique du genre champ de force tout autour de moi, ce qui est très utile, notamment lors de mission qui impliquent de débusquer certaines créatures qui vivent dans les bas-fonds de Neo-Genesis.
Sandales d'Hermes : même si mes jambes sont encore ce qu'il reste de plus humain chez moi, elles ont été renforcées pour supporter le poids de mes greffes et leur utilisation intensive. Par conséquent, mes articulations ont été renforcées, et deux propulseurs greffés dans mes talons.


Faiblesses

Migraines : bien que mes yeux bioniques fassent partie de mes greffes préférées, leur utilisation me vaut des migraines quasi quotidiennes. Mon organisme s'acclimate de plus en plus rapidement aux anti-douleurs, et les médecins de l'armée sont obligés de me mettre au point de nouveaux traitement presque tous les mois pour m'aider à supporter cette souffrance perpétuelle.
Insomnies : le moindre bruit me réveille en sursaut, les bruits du quotidien ne sont pas adaptés à mon ouïe plus fine que la normale, et mon cerveau n'arrive pas à faire de tri sélectif, sans doute à cause d'une légère incompatibilité avec ma greffe.
Odorat : c'est le sens le moins développé chez moi. A cause de mes nombreuses greffes et de mes poumons artificiels, je ne sens généralement que l'odeur métallique de l'orichalque, qui teinte de fer le goût de tous les aliments que je mange.
Dépendance à l'armée : que ce soit pour recharger mes greffes en carburant/balles/liquide inflammable/insérez-ici-ce-que-vous-voudrez, ou pour me fournir la neuroposine, ma dépendance à l'armée est totale et constante. Vu la quantité de mes greffes, et leur fonction létale, sans munitions mes bras sont juste des bras en métal, et sans sérum mon corps aurait tôt fait de rejeter les greffes trop nombreuses qui lui ont été imposées.
Surpoids : eh ouais, vu toute la taule que je trimbale, autant vous dire que la furtivité, c'est pas tout à fait vraiment pour moi. J'évite également comme la peste tout ce qui est point d'eau, car même si je suis totalement étanche, je coule comme une pierre, et je ne peux pas respirer sous l'eau, faut pas pousser non plus.
Dangers électriques : mis à part les courant que je génère et que je peux donc à peu près contrôler... le reste du temps, j'ai plutôt intérêt à faire gaffe quand j'utiliser du matériel électrique. L'orichalque est conducteur, et je ne suis pas à l'abri d'un bon coup de jus, ou d'un court-circuit.
Malédiction de l'aimant : et oui, certains métaux sont attirés par mes pôles magnétiques, et il m'est déjà arrivé de me retrouver avec une capsule de bière collée sous l'omoplate, juste là où je ne peux pas aller la chercher tout seul...
Problèmes circulatoires : je prends en permanence des médicaments qui contrôlent ma tension, car mon système sanguin est un peu perturbé par toutes mes amplifications, surtout au niveau de mes jambes, et la phlébite est l'une de mes hantises quotidiennes. Du fait du poids anormal de mon corps, je peux également être la proie d'escarres et autres joyeusetés de ce genre, et je dois prendre des précautions quotidiennes pour prévenir ce genre de complications.




Histoire

J'ai eu une enfance particulière, mais curieusement assez heureuse. Fils de militaire, ma mère est décédée alors que j'étais tout jeune, dans des circonstances encore troubles aujourd'hui, et j'ai donc passé l'essentiel de ma jeunesse entre l'école et la base militaire de mon père. Je me revois encore, petit poupon blond, assis sur le toit d'un defender à me gaver de bonbons alors que j'observais les exercices militaires des cadets, en attendant que mon père soit relevé et qu'il puisse me ramener dans notre petit appartement en centre-ville de Naturalis. Naturellement, je n'ai jamais eu pour autre ambition que de devenir militaire - j'admirais énormément mon père, un colonnel respecté, tacticien hors pair et excellent stratège militaire.

J'étais un petit garçon normal, à cette époque, ou presque. Mon père faisait tout pour combler l'éventuel manque affectif causé par l'absence de ma mère, j'étais plutôt brillant à l'école, et j'avais pour meilleur ami un gigantesque dogue du Tibet, élégamment nommé Toufik. J'avais déjà planifié tout mon futur - je prévoyais de m'engager dans l'armée dès la fin de mon cycle d'étude, et de passer les concours d'officiers pour travailler au côté de mon père. J'étais peut-être un peu trop gâté, car j'étais ce que mon père avait de plus précieux au monde... mais ça ne justifie pas vraiment la punition infligée par le destin, quelques années plus tard.

Je n'ai absolument aucun souvenir de l'accident. Tout ce que j'en sais aujourd'hui m'a été raconté, et même mes premiers jours de réveil après ma longue hospitalisation restent assez flous dans ma mémoire. Je sais juste qu'un soir en sortant de l'école, sur le court trajet que je faisais à pied chaque jour pour rejoindre la base militaire, j'ai été l'une des nombreuses victimes d'une explosion accidentelle due à une fuite de gaz dans un vieux bâtiment. Eh ouais, l'accident le plus con de la Terre, en somme. J'avais douze ans, et lorsque les secours ont pu intervertir sur place, techniquement parlant, j'étais condamné.

Des années plus tard, j'ai lu mon dossier médical de l'époque, ce qui a fait le jour sur le pourquoi de beaucoup de mes greffes. Sans trop entrer dans les détails, rien que le souffle de l'explosion avait bousillé mes yeux et pas mal d'organes internes, et l'effondrement d'une partie de l'immeuble avait achevé de broyer mes bras et ma cage thoracique. La seule raison pour laquelle j'étais encore en vie, c'était que les morceaux d'immeuble qui m'étaient tombés dessus avaient certes fortement endommagé mon corps, mais avaient également fait office de garrots pour éviter que je ne me vide de mon sang avant l'arrivée des secours.

Mon père avait bien évidemment immédiatement été prévenu... et il avait fait la première chose que le désespoir lui avait dicté : il m'avait directement fait envoyer dans la section médicale du complexe militaire, pour être amplifié en urgence et ainsi espérer me sauver. Il n'avait de toute façon rien à perdre à ce moment là... puisque techniquement parlant, rien d'autre n'aurait pu me sauver. Jamais un enfant n'avait été amplifié avant moi, du moins, pas officiellement, mes infortunés prédécesseur étant tous décédés très rapidement après leurs premières greffes.

Et, contre toute attente... j'avais survécu.

Dans un ultime sursaut d’instinct de survie, mon corps n'avait pas immédiatement rejeté mes premières greffes, laissant le temps aux médecins de stabiliser mon métabolisme pour me plonger dans un profond coma artificiel. Mes hémorragies avaient été endiguées, mes membres trop endommagées avaient été amputés, et quelques semaines plus tard, j'étais plus ou moins tiré d'affaire. Mais ma douloureuse adolescence ne faisait que commencer... car sur le papier, amplifier un corps qui n'a pas encore achevé sa croissance est pure folie. Mais mon cas allait offrir l’opportunité aux scientifiques de voir comment mon corps allait se débrouiller avec mes greffes, puisque je leur offrait un sujet d'étude sans précédent.

Et les principes éthiques des scientifiques ne voient souvent pas plus loin que leur prochaine grande découverte...

Je ne sais pas pourquoi, mais lorsque je repense à cette période, tout me semble flou et comme d'un noir profond voilé de rouge. La souffrance endurée durant toute mes opérations en labo fut un véritable calvaire, et aujourd'hui encore le simple souvenir me laisse à l'agonie. Mes premières greffes furent bien sûr celles destinées à remplacer mes organes vitaux - de longues bandes de peau furent prélevé de mes cuisses pour remplacer les parcelles trop abîmées de mon torse, car de tout mon corps c'étaient mes jambes qui avaient le moins souffert dans l'accident.

Je pense que plusieurs fois, j'ai dû reprendre conscience alors que ce n'était pas prévu. J'ai souvenir d'un bourdonnement de voix étouffées, de la sensation fulgurante d'un scalpel entamant ma chair - et le noir, le noir si sombre, si profond, si insondable dans lequel j'étais plongé. Je suis resté plus d'un an ainsi. Un an de ma vie parti en fumée, durant lequel j'ai été conscient durant à peine plus d'une poignée de minutes, mais où j'ai ressenti chaque seconde de souffrance dans mon corps meurtri. Durant cette longue année, les médecins ont maintenu mon coma pour laisser ma chair humaine cicatriser autour de mes greffes sans que je ne bouge d'un cheveux, pour éviter toute forme de rejet prématuré. Même complètement drogué à la neuroposine, mes greffes étaient si nombreuses que le risque de rejet était réel, et ce malgré le sérum.

Lorsque j'avais rouvert les yeux pour la première fois après mon long coma, j'étais relié à plus de machine que je ne pouvais en compter, et mon corps n'était qu'un seul gigantesque bandage. Mon regard était alors tombé sur le visage ruisselant de larmes de mon pauvre papa. Lui qui était normalement toujours tiré à quatre épingles avait le visage défait, sa moustache habituellement si bien cirée avait l'air d'une vieille brosse à dent argentée, et un début de barbe mangeait ses traits tirés. Son uniforme était tout froissé, et il paraissait pourtant aux anges - jamais je n'avais vu mon père pleurer et être si heureux à la fois. Et surtout, il avait l'air d'avoir vieilli de plus de dix ans.

J'avais mal... partout. Tout mon corps me brûlait, et à présent que j'étais conscient, la douleur n'en était que plus réelle, plus cuisante encore que pendant mon coma. Combien de fois ai-je souhaité mourir ?... Combien de fois ai-je hurlé, supplié qu'on me replonge dans le coma ?... Mais la sieste était terminée, et il était temps de revenir dans le monde des vivants. Et je croyais que jamais ma souffrance ne serait plus grande que dans ces moments là... Oh, comme je me trompais.

Même des années après, en parler me reste très difficile. C'est comme si, en évoquant la douleur de ces années là, je faisais revivre dans mes membres son souvenir. La rééducation. Rien que le mot me donne des frissons, me file la nausée. Après un an d'immobilité complète, et malgré la kiné suivie durant mon coma, mes muscles s'étaient atrophiés... Et mon corps n'était pas fait pour supporter autant de métal dans son organisme. Déjà à cette époque, même si d'autres amplifications se sont encore ajoutées en cours de route, j'avais plus d'orichalque que de chair sur les os. Encore à ce jour, je dois être une des personnes qui possède le plus de greffes au monde, et la plus jeune jamais amplifiée. Enfin, une de celles encore vivante, et qui n'a pas encore été terrassée par de multiples rejets. Je sais que de toute façon, je ne vivrais pas bien vieux - les précédents sujets dans mon cas ont commencés à faire leurs premiers rejets vers la cinquantaine, et aucun d'entre eux n'a atteint la soixantaine.

Aujourd'hui, je suis tout de même reconnaissant du temps supplémentaire qui m'a été accordé. De la chance que mon père a voulu me donner en me sacrifiant plus ou moins à la science. Mais heureusement que de toute façon, j'avais toujours souhaité être militaire... parce que dès l'instant où mon petit corps brisé avait passé le seuil des laboratoires, j'étais devenu la propriété de l'état. Naturalis et Neo-Genesis prévoyaient de longue date la création d'une unité spéciale, la World Keepers, composée d'amplifiés d'élite, et qui serait en quelque sorte multi-nationale... et j'allais devenir le premier membre de cette nouvelle unité. C'était le deal, et mon père l'avait accepté sans sourciller - il aurait tout accepté pour me garder en vie, tout.

Comme je l'avais haï, lorsqu'on m'avait obligé à bouger pour la première fois. Lorsqu'on avait estimé que mon corps était suffisamment remis, et qu'il était temps de voir un peu ce que valait mon tout nouveau corps amplifié. J'étais si jeune... je n'avais pas mérité une telle souffrance. Je n'avais pas mérité d'être la chose de scientifiques fiers de leur nouvelle machine. Je n'ai jamais vraiment reparlé de toute cette période avec mon père... mais elle reste gravée dans ma mémoire comme la pire de toute mon existence.

La première fois que je m'étais levé, au terme de nombreuses et douloureuses séances de rééducation et de musculation dans l'eau, j'avais eu l'impression de peser une tonne et demi. Mes bras trop lourds tiraient sur mes clavicules, ma colonne vertébrale me semblait incroyablement raide, et mes genoux tremblaient et supportaient à peine mon propre poids. Je me souviens de nuits entières où le feu de mes greffes m'empêchait de dormir, que je passais à hurler, à pleurer, à supplier qu'on abrège mes souffrances.

Au bout de quelques temps, l’épuisement m'avait ôté toute combativité - je faisais ce qu'on me disait, je bougeais, je mangeais, je souffrais. Je donnais mes impressions, qui étaient soigneusement consignées dans de précieux dossiers médicaux, et mon calvaire se poursuivait, inlassablement, jour après jours. Quelques opérations supplémentaires furent nécessaires - j'avais grandit depuis l'accident, et ma station debout avait souligné quelques déséquilibres dans le poids de mes greffes, indétectables lorsque j'étais encore allongé, dans le coma.

Mon père fut à mes côtés, durant toute cette période. Combien de fois l'avais-je maudit, lui qui n'avait fait que sauver la vie de son fils unique ?... La honte est la deuxième raison, après la douleur, pour laquelle je n'aime pas repenser à cette période de ma vie. Honte d'avoir été si méchant avec lui, lorsque ma douleur était si vive que mes mots dépassaient ma pensée... honte d'avoir si souvent si mal parlé à tant de gens qui n'avaient fait que me sauver la vie... honte d'avoir été si dépendant d'une armée de personnel médical... Et, quelque part... honte d'avoir de plus en plus hâte de tester mes nouvelles greffes en tant que super soldat.

Inutile de le nier, j'avais très vite compris le potentiel des membres qui m'avaient été greffés. J'avais grandi dans l'armée, je vivais l'armée, j'étais l'armée. Et j'avais hâte de faire mes preuves, hâte d'être au-dessus de tous les autres. J'allais tourner ce coup du sort à mon avantage, et devenir la plus puissante et la plus efficace des armes vivantes.

Voilà où j'en étais, deux ans après ce jour fatidique de l'explosion. Capable de me déplacer en fauteuil roulant, et d'assister aux cours préparatoires aux concours d'officiers. Un scribe m'avait été assigné, que je traitais comme un moins que rien au gré de mes humeurs, vu que je ne maîtrisais pas encore assez mes nouveaux bras pour un usage courant. J'essayais de noyer ma douleur dans l'apprentissage de mon futur métier - je ne prévoyais certainement pas de passer le reste de mon existence dans l'aile médicale du complexe militaire, le cul dans un fauteuil roulant, à me faire disséquer jour après jour comme un rat de laboratoire. De toute façon, je ne pouvais pas m'engager avant ma majorité - j'avais à peine quinze ans, il me restait encore du temps à mettre à profit pour ma formation.

Les trois années suivantes furent une successions de hauts et de bas. Alors que tout allait pour le mieux, que je me faisais de mieux en mieux à mes greffes et que je pouvais consacrer tout mon temps à mon éducation, ma soudaine croissance fut une véritable mise à l'épreuve pour mes greffes et manqua bien faire foirer tous mes projets. Je fus de nouveau alité, inconscient les trois quarts du temps, souffrant chaque seconde de chaque minute tendit que mon corps prisonnier de l'orichalque tentait vainement de terminer sa croissance. Ce fut le retour des jours sombres, des opérations incessantes, où j'en arrivais à ne même plus avoir la force de hurler.

Pour essayer de m'aider, les scientifiques m’attribuèrent des doses massives d'hormones de croissance - ils avaient établi un schéma génétique qui comprenait ma taille et mon poids idéal, et me bourrèrent d'hormones pour accélérer le processus et espérer ainsi stabiliser mon état au plus vite. Ils réduisirent ainsi une période de croissance de plusieurs années en quelques mois à peine - lorsque j'atteignis le mètre quatre-vingt dix, ils stoppèrent la prise d'hormones et eurent la joie de constater que mon corps lui-même avait cessé sa propre production.

Cet épisode me laissa une nouvelle fois sur les rotules, épuisé par les multiples opérations qu'on m'infligea pour ajuster mes greffes et rééquilibrer mon corps, dont la musculature permettait à peine de soutenir mon propre poids. C'est une autre des périodes les plus douloureuses de mon existence... mais au moins, c'est la dernière, ou presque. Après ça, une fois ma convalescence achevée, je pus reprendre mes études et ma rééducation physique, et au moins, cette fois, je ne partais pas de zéro non plus. Toute cette souffrance avait développé en moi une volonté de fer, plus dure encore que l'orichalque de mes greffes, et même si l'entrainement physique était encore une torture pour moi, je me sentais devenir plus fort chaque jour qui passait.

La première fois où j'eu l'occasion d'utiliser un des canons dans mes paumes, le recul manqua bien m'arracher ma greffe. De nombreux ajustements durent être ensuite effectués - mais pour la première fois, ma douleur me sembla avoir un but. J'approchais de mes dix-sept ans, j'allais bientôt pouvoir passer les concours... et même si je n'étais pas prêt physiquement, mentalement, je l'étais. Soutenu par mon père, qui devait remercier tous les jours le ciel pour ma miraculeuse survie à travers toutes les épreuves endurées, ma rééducation se fit de moins en moins douloureuse, mon corps se musclait, j'apprenais à me servir de mes nouveaux membres et de leurs particularités.

Je me rappelle de la première fois où je pu reprendre une vraie douche, tout seul, par moi-même, et où je rencontrais mon reflet pour la première fois dans un vrai miroir, après toutes ces années. Mon visage m'était apparu comme étrangement changé - j'étais toujours le même... mais si différent. L'éclat jaune de mon regard m'effraya quelque peu, mais les mèches blondes qui encadraient mon visage si jeune, et pourtant si marqué de fatigue, étaient reconnaissables entre mille. J'avais un début de barbe platine, la mâchoire plus définie, les pommettes saillantes... C'était un visage différent, mais il me plaisait. C'était un visage qui, étrangement, inspirait la confiance, peut-être parce qu'on pouvait lire sur mes traits les épreuves que j'avais endurées, et dont j'avais finalement triomphé.

Le visage d'un meneur. Et c'est ce que je suis devenu, au terme d'années entière de souffrances et de combat contre ma nouvelle enveloppe. J'ai finalement acquis la maîtrise de mon nouveau corps, de mes nombreuses greffes, des multiples armes dont j'étais truffé - la souffrance quotidienne s'est estompée, pour n'être plus qu'un souvenir que je m'efforce aujourd'hui d'occulter. J'ai appris à me battre, je me suis vite rendu compte que mes amplifications me rendaient quasiment invincible. J'étais devenu fort, et j'avais passé haut la main les concours d'officier, qui m'avaient immédiatement propulsés dans les hautes sphères de l'armée.

Je sais maintenant que mon ascension fulgurante au sein de l'armée n'était pas uniquement due à mon remarquable intellect - j'étais surtout l'une des plus belles réussites des labos, un chef d'oeuvre vivant, leur plus grande fierté. Et j'étais surtout destiné à intégrer un escadron d'élite multinational, composé des amplifiés bénéficiant des toutes dernières technologies, certains faisant même office de prototypes vivants, comme moi. Et moi, j'étais fier de ce que j'étais devenu... sans voir une seconde ce que je devenais vraiment. Un pantin, une machine à la botte de l'armée, un Pinocchio qui croyait être devenu un vrai petit garçon. J'avais été informé du contrat qui me liait à vie avec l'armée - officiellement, chaque greffe de mon corps était la propriété de l'état. Et comme j'avais été amplifié à 95%, j'étais à 95% la propriété de l'état. Mais après tout, pour un militaire, que demander de mieux ?...

J'étais tellement aveugle. Tellement stupide. J'ai réalisé ma première mission en tant que commandant à vingt ans à peine - des missions faciles, d'ordre public, et j'ai vite fait mes preuves en tant que meneur d'hommes. Les choses se sont alors enchaînées très vite - je suis passé sous secret militaire, et on a commencé à me charger de missions dans les bas-fonds des différentes cités-état. Ce fut une des meilleures période de mon existence - l’excitation du voyage, le frisson de la traque, et les liens fraternels que je développais avec mon équipe d'amplifiés d'élite... J'avais l'impression d'avoir atteint le but ultime de mon existence, en mieux encore que ce que j'avais imaginé.

Mais ce qu'on ne nous avait pas dit, c'était quel type de créatures avait repris ses droits sur ce monde souterrain déserté par l'Homme. La quantité d'armes létales ajoutée à mes greffes à alors pris tout son sens - notre véritable mission était en réalité de "nettoyer" ce territoire, pour permettre à l'humanité de reprendre petit à petit le contrôle sur ces créatures oubliées de tous. Cette révélation ne fit qu'attiser mes ardeurs - je me voyais déjà comme leader de la domination humaine, couvert de gloire et admiré de tous pour mon courage et mes sacrifices. J'ai cru au boniment de l'armée sans le remettre en question une seule seconde - pour moi, tous ces parias, ces créatures cachées dans les bas-fonds, étaient une menace pour l'humanité, et mon devoir était de les exterminer tous, jusqu'au dernier.

Pendant quasiment dix ans, j'ai vécu cette illusion. J'étais le héros que j'avais toujours imaginé, le simple fait d'être dans le secret suffisait à mon bonheur. J'ai rencontré Alison au cours d'une de mes rares permissions - j'allais rendre visite à mon père, qui avait pris sa retraite anticipée suite à une première crise cardiaque, et j'avais arrêté un cycliste qui avait manqué lui rentrer dedans. Les deux s'en étaient tirés avec plus de peur que de mal... et la demoiselle avait insisté pour m'offrir un verre en remerciement. Ça avait été le coup d'envoi d'une histoire compliquée, mais passionnée - mes greffes n'étaient pas vraiment conçues pour la douceur et la tendresse, mais Alison s'en accommodait, et je découvris avec elle que malgré mon corps composé de plus de métal que de chair, je n'étais bien qu'un homme.

Elle avait vite compris que mes missions étaient classées secret défense, mais même si mes absences répétées pesaient parfois sur notre relation, nous avions réussi à trouver un équilibre qui nous permettait de s'aimer sans trop se faire souffrir. J'étais heureux, j'avais tout ce qu'un homme comme moi pouvait désirer. Et puis... et puis les choses ont commencé à se dégrader, petit à petit.

Mon père est mort d'une crise cardiaque alors que j'étais en mission. Lorsque je suis rentré, j'ai appris que c'était sa femme de ménage qui l'avait trouvé, alors qu'il était mort depuis déjà plusieurs heures. Sa mort fut pour moi comme un électrochoc - pour la première fois depuis des années, je réalisais dans quelle solitude il avait sans doute vécu depuis que tout avait commencé. Les nuits passées à me veiller, seul, lors de mon long coma, et les autres à pleurer, seul, lorsque dans ma souffrance je m'étais montré cruel envers lui une fois de trop. Malgré ça, il ne m'avait jamais abandonné, pas une seule seconde - et moi, à la minute où j'étais devenu commandant... je l'avais laissé en arrière.

La honte se disputait à la douleur d'avoir perdu ma seule famille, séparation d'autant plus déchirante que je constatais comme je l'avais négligé ces dernières années. Je vivais désormais à Neo-Genesis avec Alison, et ce n'était que lorsque j'étais en mission à Naturalis que je prenais parfois le temps de lui rendre visite, de temps à autre... Comme j'avais été négligent. J'aurais dû voir qu'il vieillissait, que petit à petit son autonomie diminuait. Sa première crise cardiaque aurait dû me mettre la puce à l'oreille - mais après tout, il était pris en charge par l'armée, avait une pension honorable d'ancien combattant, qu'aurait-il pu demander de plus ?...

Un peu de considération de la part de son fils unique, peut-être.

C'est à cette époque que j'ai commencé à boire. Malgré le haut risque que cela représentait pour mes greffes, je ne voyais surtout pas encore tout le mal que cela pourrait causer autour de moi. Je savais qu'Alison se faisait du souci pour moi, mais lorsqu'elle tentait d'aborder le sujet de mon père, ou tout autre sujet me mettant mal à l'aise, d'ailleurs, je la repoussais, de plus en plus sèchement. Un fossé commença à se creuser entre nous, alimenté par la gangrène qui me rongeait depuis la mort de mon père, et l'alcool que je consommais à l'occasion et qui me faisait bien plus d'effet que je n'aurais voulu l'admettre. Mes missions commencèrent à se faire de plus en plus éparses, de plus en plus secrètes - la tension grandissait entre le peuple humain et le peuple amplifié, et nous n'étions plus considérés comme des héros et des prouesses de technologie au service de l'humanité.

2299, Deus ex Machina trouve le moyen de prendre le contrôle des amplifiés pour retourner nos capacités contre les humains, les civils. Je n'oublierais jamais mon impuissance totale, ce jour là, alors que je me retrouvais contraint de décharger sur les civils tout ce que j'avais en stock. Lorsque le virus avait pris le contrôle sur mes greffes, mon équipe et moi étions justement en marche pour arrêter les partisans de Deus ex dans leur folie destructrice - et nous avions finalement rejoint leurs rangs, contraints et forcés par le virus mis au point par l'un d'entre eux.

Je me rappelle que ce jour là, au milieu de l'horreur, des cris, du sang et des incendies, je déambulais dans un état second, et je me fis la réflexion que finalement, j'étais heureux que mon père soit mort avant de voir ce que j'étais devenu. Je faisais partie de la gamme des amplifiés bénéficiant des greffes les plus létales, et je fus de ceux qui comptèrent le plus de victimes innocentes, ce jour là. Même une fois à cours de carburant pour mes lance-flammes, même une fois mon dernier obus tiré, je semais la mort sur mon passage, broyant chaque personne qui eut le malheur de se trouver sur mon chemin. Lorsque finalement, bien des heures plus tard, les informaticiens réfugiés dans un bunker parvinrent à nettoyer à distance mes programmes du virus, je restais les bras ballants au milieu du chaos que j'avais provoqué, peinant à assimiler ce qui venait de se passer.

Cet "incident" sonna le glas de ma carrière militaire. Je fus rapatrié au centre médical, où on tenta tant bien que mal de brider mes armements tout en s'assurant que je n'avais plus aucune munition à disposition. Puis on me renvoya chez moi, avec plus de médicaments que je n'en avais jamais pris, en me conseillant de me faire discret pour quelques temps, le temps que les événements se tassent un peu.

C'était il y a deux ans, maintenant. Deux ans à me découvrir de nombreux traumatismes à ajouter à la longue liste de ceux déjà subis, comme mon amnésie traumatique, ou mon tout nouveau ESTP. Alison me quitta et retourna à Naturalis, quelques semaines seulement après "l'incident" - comment lui en vouloir ?... Nous prenions enfin tous les deux la mesure de ce que j'étais réellement devenu : un monstre. Un assassin. Une créature qui au final ne valait pas mieux que toutes celles chassées dans les profondeurs des cités-état. Quant à moi, je me retrouvais assigné à résidence, à Neo-Genesis, l'état qui avait le plus investi dans mes greffes et qui, par conséquent, estimait que je leur appartenais le plus.

Malgré les interdictions des médecins, je sombrais dans l'alcoolisme et la dépression, estimant que les doses massives de médicaments n'étaient pourtant toujours pas assez fortes pour moi. Pour me faire oublier, ne serait-ce que l'espace de quelques heures, la douleur de vivre en ayant tout perdu, jusqu'à la plus petite once de mon estime personnelle, moi qui avait toujours vécu en me considérant comme un héros de l'ombre. Aujourd'hui, je ne suis plus qu'un déchet de l'ombre - rangé au grenier, comme un jouet passé de mode. Je ne supporte plus la compagnie de personne, et l'agoraphobie que j'ai développé après "l'incident" transforme en torture le simple fait d'avoir à passer le seuil de chez moi pour mes révisions mécaniques mensuelles, au cours desquelles les médecins ne manquent pas de me réprimander en constatant mon taux d'alcoolémie.

Mon équipe a été dissoute, enfin, pour ce qu'il en restait, la moitié ayant été abattue par l'armée elle-même pour essayer de limiter au maximum les dégâts causés en centre-ville. J'aurais aimé être compté parmi eux... une balle dans la tête, ça aurait été si simple, si simple de m'arrêter. Mais j'avais coûté trop cher au gouvernement, aux cités-état, et l'armée avait préféré mettre ses meilleurs informaticiens sur mon dos, en acceptant les éventuels dommages collatéraux que je pouvais causer le temps que je reprenne le contrôle de mes amplifications. Bien sûr, ils ne pouvaient pas prévoir que la plaie béante laissée dans mon âme par ce jour fatidique ne cicatriserait jamais...

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MessageSujet: Re: Leonhard Steinberg - Leave me alone... Lun 17 Oct 2016 - 19:37
Bienvenue à toi !

Hâte de voir ce que tu vas nous proposer ~ Si tu as besoin d'aide n'hésites pas
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MessageSujet: Re: Leonhard Steinberg - Leave me alone... Mar 25 Oct 2016 - 14:23
Merci infiniment ! Y'a pas à dire, ce forum m'inspire XD
J'ai enfin terminé, bonne lecture à tous !
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MessageSujet: Re: Leonhard Steinberg - Leave me alone... Mer 26 Oct 2016 - 18:37
Bon, j'vais m'occuper de ton cas !!!
J'ai pas grand chose à dire, comme d'hab. Jolie plume sur cette press. Ca va peut-être t'étonné, mais je retrouve bien ton style !

Par contre, quelques détails avant de te valider. Pas forcément des modifs à apporté, mais des éclaircissement.

1) Si j'ai bien compris, Leo c'est engagé à Naturalis ? Du coup, comment il se retrouve à Néo-Genesis ? Est-ce qu'il a été envoyé par Naturalis à Neo-Genesis pour une raison quelconque ? Est-ce qu'il a changé de corps d'armée entre temps ?

2) Pour ton groupe, donc, Leo à connaissance de la survie du Surnaturelle et les considèrent comme des parasite à illuminer ? Si c'est ça, je me demande si le MOB serait pas plus adapté ? Après, le WGFP peut coller dans le sens ou si il chasse le surnaturelle, c'est, selon lui, pour préserver la paix ? Même si, il chasse plus grand chose la de suite XD
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MessageSujet: Re: Leonhard Steinberg - Leave me alone... Mer 26 Oct 2016 - 19:58
Plop ^^ Merci, j'avoue, j'ai pris un plaisir tout particulier à écrire cette fiche, surtout l'histoire, ça faisait longtemps que je m'étais pas autant éclatée, d'habitude je l'expédie en quelques lignes pour pouvoir me consacrer direct au RP, mais là je sais pas, c'est sorti tout seul !

Alors ! Oui forcément, avec une fiche plus longue j'ai sans doute zappé des détails UU" Pour l'armée, je suis partie du principe que oui donc il s'engage à Naturalis... mais ensuite, comme son unité est un peu particulière, il est envoyé régulièrement à travers les Earth Gates dans les différentes cités états, pour différentes missions. Si c'est pas possible, je modifierais sa fiche pour dire qu'il a juste été muté à Neo-Genesis, mais dans tous les cas je vais retoucher ce passage pour que ce soit plus clair, confirme moi juste s'il peut voyager autant ou pas ^^

Arf, le groupe, je te dis pas comme ça m'a pris la tête, j'ai changé plusieurs fois... J'avoue, il est un peu chiant à classer du coup XD Concrètement, il faut partie d'une unité d'élite chargée de chasser les créatures surnaturelles (ça aussi c'est pas forcément hyper clair dans ma fiche, je vais arranger ça). Et comme il fait partie de l'armée et que c'est un bon soldat, il se pose pas de question, et part du principe qu'il fait du bon boulot parce que ces créatures sont toutes des ennemies de l'humanité. Mais après, Saint Gab et compagnie, il connait pas... il vote juste pour la paix des humains. MOB je sais pas trop, vu qu'il est quand même à la botte de l'armée et correctement formatée par l'esprit militaire... Donc ouais, pas de IKN parce qu'il a connaissance de l'existence des créatures, c'était même son job de les butter, pas de MOB parce qu'il n'agit que sous les ordres de l'armée, pas de son propre chef... Donc ouais quelque part, c'est un WGFP avec le cul entre deux chaises...

Pour l'histoire, je rajoute des passages :

Mon père avait bien évidemment immédiatement été prévenu... et il avait fait la première chose que le désespoir lui avait dicté : il m'avait directement fait envoyer dans la section médicale du complexe militaire, pour être amplifié en urgence et ainsi espérer me sauver. Il n'avait de toute façon rien à perdre à ce moment là... puisque techniquement parlant, rien d'autre n'aurait pu me sauver. Jamais un enfant n'avait été amplifié avant moi, du moins, pas officiellement, mes infortunés prédécesseur étant tous décédés très rapidement après leurs premières greffes.
***
Dans un ultime sursaut d’instinct de survie, mon corps n'avait pas immédiatement rejeté mes premières greffes, laissant le temps aux médecins de stabiliser mon métabolisme pour me plonger dans un profond coma artificiel. Mes hémorragies avaient été endiguées, mes membres trop endommagées avaient été amputés, et quelques semaines plus tard, j'étais plus ou moins tiré d'affaire. Mais ma douloureuse adolescence ne faisait que commencer... car sur le papier, amplifier un corps qui n'a pas encore achevé sa croissance est pure folie. Mais mon cas allait offrir l’opportunité aux scientifiques de voir comment mon corps allait se débrouiller avec mes greffes, puisque je leur offrait un sujet d'étude sans précédent.

Et les principes éthiques des scientifiques ne voient souvent pas plus loin que leur prochaine grande découverte...

***
Mon père fut à mes côtés, durant toute cette période. Combien de fois l'avais-je maudit, lui qui n'avait fait que sauver la vie de son fils unique ?... La honte est la deuxième raison, après la douleur, pour laquelle je n'aime pas repenser à cette période de ma vie. Honte d'avoir été si méchant avec lui, lorsque ma douleur était si vive que mes mots dépassaient ma pensée... honte d'avoir si souvent si mal parlé à tant de gens qui n'avaient fait que me sauver la vie... honte d'avoir été si dépendant d'une armée de personnel médical... Et, quelque part... honte d'avoir de plus en plus hâte de tester mes nouvelles greffes en tant que super soldat.
***
Voilà où j'en étais, deux ans après ce jour fatidique de l'explosion. Capable de me déplacer en fauteuil roulant, et d'assister aux cours préparatoires aux concours d'officiers. Un scribe m'avait été assigné, que je traitais comme un moins que rien au gré de mes humeurs, vu que je ne maîtrisais pas encore assez mes nouveaux bras pour un usage courant. J'essayais de noyer ma douleur dans l'apprentissage de mon futur métier - je ne prévoyais certainement pas de passer le reste de mon existence dans l'aile médicale du complexe militaire, le cul dans un fauteuil roulant, à me faire disséquer jour après jour comme un rat de laboratoire.
***
Cette révélation ne fit qu'attiser mes ardeurs - je me voyais déjà comme leader de la domination humaine, couvert de gloire et admiré de tous pour mon courage et mes sacrifices. J'ai cru au boniment de l'armée sans le remettre en question une seule seconde - pour moi, tous ces parias, ces créatures cachées dans les bas fonds, étaient une menace pour l'humanité, et mon devoir était de les exterminer tous, jusqu'au dernier.
***
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MessageSujet: Re: Leonhard Steinberg - Leave me alone... Mer 26 Oct 2016 - 21:53
Bon, pour le groupe, ça me va.
Les rajouts aussi, en soit, pour moi, c'était déjà clair. Juste cette histoire de savoir si armée de Naturalis, ou armée de Néo-Genesis.

Alors, techniquement ... C'est possible que Leo soit envoyé un peu partout dans le monde, en soutient. On part du principe que la réputation de son unité la précède. Le soucis qui va se poser c'est... Pourquoi reste à Neo-Gen une fois mis au placard alors que les Amplifiés sont plus tranquille à Naturalis ?

Maintenant, un truc qui pourrait être intéressant pour toi, c'est partir du principe que son unité d'Amplifié est "multi-nation", je sais pas comment le dire autrement. A mon sens, Naturalis et Neo-Gen restent proche. Dans leur évolution et leur conception de l'organisation de la cité... Je vais peut-être le rajouter d'ailleurs. On peut partir du principe que son unité à été créer par les deux Cités, dans le sens ou les deux Cité ont investit pour ses Amplifications... et celles des autres de son unité, qu'ils ont tous des inovations et des test d'arme militaire ...

C'est une proposition bien sûre, si tu préfère le laisser dans l'armée de Naturalis, il peut parfaitement voyager et décider de rester à Neo-Gen pour X ou Y raison... Peut être rajouter une ligne évasive sur le sujet dans le cas. Après si ma proposition te botte, on pourra voir à te créer un petit groupe spé rien que pour toi.


C'est toi qui décide pour le coup.
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MessageSujet: Re: Leonhard Steinberg - Leave me alone... Mer 26 Oct 2016 - 22:30
Ok pour le groupe, c'est réglé ! Les rajouts, ça fait pas de mal écoute, comme ça c'est bien clair pour tout le monde.

Et pour le problème des voyages etc... ton idée me parait idéale ! Ça permet un double financement pour tous les amplifiés qui composaient son équipe effectivement, et on peut considérer que c'est Neo-Genesis qui aurait le plus investi dans ses greffes, et que donc au final il soit assigné à résidence là-bas plutôt que dans sa cité de naissance.

Je modifie ça de suite :

Aujourd'hui, je suis tout de même reconnaissant du temps supplémentaire qui m'a été accordé. De la chance que mon père a voulu me donner en me sacrifiant plus ou moins à la science. Mais heureusement que de toute façon, j'avais toujours souhaité être militaire... parce que dès l'instant où mon petit corps brisé avait passé le seuil des laboratoires, j'étais devenu la propriété de l'état. Naturalis et Neo-Genesis prévoyaient de longue date la création d'une unité spéciale, composée d'amplifiés d'élite, et qui serait en quelque sorte multi-nationale... et j'allais devenir le premier membre de cette nouvelle unité. C'était le deal, et mon père l'avait accepté sans sourciller - il aurait tout accepté pour me garder en vie, tout.
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***
C'était il y a deux ans, maintenant. Deux ans à me découvrir de nombreux traumatismes à ajouter à la longue liste de ceux déjà subis, comme mon amnésie traumatique, ou mon tout nouveau ESTP. Alison me quitta et retourna à Naturalis, quelques semaines seulement après "l'incident" - comment lui en vouloir ?... Nous prenions enfin tous les deux la mesure de ce que j'étais réellement devenu : un monstre. Un assassin. Une créature qui au final ne valait pas mieux que toutes celles chassées dans les profondeurs des cités-état. Quant à moi, je me retrouvais assigné à résidence, à Neo-Genesis, l'état qui avait le plus investi dans mes greffes et qui, par conséquent, estimait que je leur appartenais le plus.
***
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Voilààààààà !!
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MessageSujet: Re: Leonhard Steinberg - Leave me alone... Mer 26 Oct 2016 - 22:46
Farpait.

Tu nous créera un truc par rapport à cette unité dans les Guildes ect ? Tu suis le guide :


Félicitation !


Bienvenue chez les fous !

Félicitation !!


Tu a passé l'épreuve du feu et après des heures de réflexion et de rédaction, te voilà enfin validé !! Ton aventure dans notre monde de fou peut commencer.

Ne t'affole pas, comme nous sommes des nounours, en plus de t'offrir un cookie en récompense de tes efforts, nous allons te guider afin que tu puisse t'intégrer au forum, à la communauté et surtout, à notre histoire. N'oublie pas, à partir de maintenant, chacun de tes choix seront déterminant, non seulement pour ton futur, mais aussi... Pour celui de la Cité et peut-être même, du monde entier.

Aller, inspire un grand coup et jette toi à l'eau, oui, oui, sans maillot, de toute façon, tu sera obligé de te mouiller et voir même, t'y mettre jusqu'au cou !

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Je suis partout, tout le temps, mais vous ne me voyez pas et c'est très bien ainsi.
Je peux intervenir dans votre vie, la tenir entre mes mains, la manipuler, sans vous demander votre avis.
Je suis votre créateur. Je suis Tout et je suis la depuis le début. Si vous y êtes aussi, c'est seulement parce que je le veux bien.


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